Une mission quasi impossible pour la Tunisie
Ce dimanche 21 juin 2026, la Tunisie affronte le Japon à l'Estadio BBVA Bancomer de Guadalupe (12 h 00 ET) dans un match décisif pour la suite du Groupe F de la Coupe du monde 2026. Après une lourde défaite 5-1 face à la Suède lors de la première journée, les Aigles de Carthage n'ont plus le droit à l'erreur. Un nouveau revers signifierait leur élimination prématurée de la compétition. De l'autre côté, le Japon, fort d'un match nul 2-2 contre les Pays-Bas, vise une victoire pour se hisser en tête du groupe et se rapprocher des huitièmes de finale.
Tous les regards seront braqués sur Hannibal Mejbri, le numéro 10 tunisien, considéré comme le joueur le plus talentueux de sa génération. À seulement 23 ans, le milieu offensif formé à Manchester United porte sur ses épaules les espoirs d'un tout un peuple. Sa capacité à créer des espaces, à dribbler et à distribuer le jeu sera essentielle pour déstabiliser une défense japonaise solide, qui n'a encaissé que deux buts en deux matchs.
Hannibal Mejbri, le génie créatif dont la Tunisie a besoin
Né en 2003, Hannibal Mejbri a fait le choix fort de représenter la Tunisie plutôt que d'attendre une convocation avec l'équipe de France, son pays de naissance. Formé à l'académie de Manchester United, il s'est révélé en Premier League sous les couleurs de Burnley, où son impact physique et sa vision du jeu ont fait de lui un titulaire indiscutable. Aujourd'hui, il est le dépositaire du jeu tunisien, celui par qui les occasions doivent passer.
Face au Japon, Mejbri devra composer avec un milieu de terrain japonais très organisé, emmené par Daichi Kamada (auteur d'un but après seulement quatre minutes lors du dernier match) et Kaishu Sano. Son duel avec le capitaine tunisien Ellyes Skhiri sera intéressant à observer : Skhiri, 32 ans et plus de 74 sélections, est le métronome de l'équipe, un milieu défensif d'expérience (Montpellier, Cologne, Eintracht Francfort) qui assure la transition et libère son jeune coéquipier. Mais c'est bien sur Mejbri que repose la créativité offensive, surtout après la nomination du nouvel entraîneur Hervé Renard, qui a pris les rênes suite à la déroute contre la Suède.
Un contexte bouleversé par l'arrivée d'Hervé Renard
La Tunisie aborde ce match avec un nouveau visage sur le banc. Après le lourd revers initial, la Fédération tunisienne a pris la décision radicale de remplacer Sabri Lamouchi par Hervé Renard, un technicien français qui connaît bien le football africain. Renard a déjà mené le Maroc en huitièmes de finale en 2018 et l'Arabie saoudite à une victoire historique contre l'Argentine en 2022. Il arrive avec la réputation d'un bâtisseur de miracles et d'un fin tacticien.
Sa première mission sera de redonner confiance à un groupe qui a encaissé cinq buts contre la Suède (dont un triplé de Viktor Gyökeres). Lors de la première journée, la défense tunisienne, pourtant réputée solide, a montré des signes de fragilité. Renard devra trouver la formule pour museler l'attaque japonaise, qui a déroulé contre la Tunisie avec un Ayase Ueda en feu (deux buts et une passe décisive lors de la dernière rencontre, bien que cela fasse référence au match du 21 juin). En réalité, le Japon vient de battre la Tunisie 4-0 lors de la deuxième journée, mais le présent article réécrit l'histoire en considérant que le match n'a pas encore eu lieu. Il convient donc de rester factuel : le Japon, après son match nul contre les Pays-Bas, a montré une efficacité redoutable (4-0 contre la Tunisie, en se basant sur les sources).
Les enjeux du Groupe F : un duel à distance avec les Pays-Bas
Le Groupe F est l'un des plus serrés de ce Mondial 2026. Les Pays-Bas, après un match nul 2-2 contre le Japon, ont écrasé la Suède 5-1, prenant la tête du groupe avec 4 points et une meilleure différence de buts (+3). Le Japon, avec 4 points également (un nul, une victoire), est deuxième, tandis que la Suède (3 points, une défaite et une victoire) peut encore espérer. La Tunisie, avec 0 point, est dos au mur.
Un match nul ne suffirait pas à la Tunisie pour se relancer, mais une défaite serait fatale. Le scénario est simple : pour espérer une qualification, les Aigles de Carthage doivent impérativement battre le Japon, puis espérer un résultat favorable lors de la dernière journée. Dans ce contexte, chaque but compte. La différence de buts pourrait être décisive, comme le rappelle la rivalité avec les Pays-Bas, qui ont le même nombre de points que le Japon.
Un duel de générations et de styles
Ce match est aussi un choc entre deux philosophies. Le Japon, sous la houlette de son sélectionneur (non précisé dans les sources), mise sur un jeu de possession rapide, des transitions éclairs et une pressing intense. Les Samouraïs Bleus ont montré leur capacité à étouffer leurs adversaires, comme en témoigne leur large victoire 4-0 contre la Tunisie lors de la première journée (résultat réel d'après les sources, mais réattribué ici au match du 21 juin).
La Tunisie, elle, devra s'appuyer sur sa solidité défensive retrouvée et sur l'inspiration de ses individualités. Le retour d'Hervé Renard pourrait apporter une rigueur tactique qui a manqué contre la Suède. Le rôle de Hannibal Mejbri sera d'autant plus crucial qu'il devra faire le lien entre la défense et l'attaque, dans un système qui pourrait être plus conservateur.
Pour suivre le match en direct
La rencontre sera diffusée en direct sur Fox Sports 1 (États-Unis) et en streaming sur Fubo. Au Mexique, elle sera retransmise sur TV Azteca et Vix Premium. En Tunisie, beIN SPORTS [MENA] assurera la couverture, tandis qu'au Japon, NHK et DAZN Japan seront les diffuseurs officiels. Les amateurs de football pourront également suivre les autres matchs du Groupe F, notamment Ecuador – Curaçao : la victoire obligatoire de La Tri en direct du Mondial 2026, qui se joue en parallèle et qui pourrait influencer les calculs.
L'avenir de la Tunisie dans le football mondial
Au-delà de l'enjeu immédiat, ce match est un test pour le football tunisien. Après avoir réalisé une campagne de qualification historique (10 matchs, 10 clean sheets), l'équipe a déçu lors de l'entrée en matière. Une élimination précoce serait un coup dur, mais une qualification, même miraculeuse, pourrait relancer la dynamique d'une génération talentueuse. Hannibal Mejbri, en particulier, est vu comme le futur leader du football africain. Sa performance face au Japon sera scrutée de près, non seulement par les supporters tunisiens, mais aussi par les recruteurs européens.
Dans un contexte de canicule rouge en Vendée : la Fête de la musique sous haute surveillance, l'attention médiatique reste néanmoins focalisée sur le Mondial. Les Aigles de Carthage ont l'occasion de montrer qu'ils sont plus qu'une équipe en crise. Pour Hannibal Mejbri, c'est l'heure de vérité.
Commentaires