Régis Montagne : Toulon, Toulouse et La Rochelle à l’affût, Clermont sous pression

RUGBY / XV DE FRANCE - Un ex-Grenoblois avec les Bleus. Régis Montagne, le jeune pilier droit de 23 ans qui a rejoint l’ASM Clermont durant l’été en provenance du FCG, a été appelé par l’encadrement de l’équipe de France pour la préparation des tests de novembre. Il remplace Uini Atonio, blessé au mollet lors de la dernière journée de Top 14 à Montpellier.. Photo Le DL/Stéphane Pillaud

Régis Montagne, le pilier que tout le Top 14 s'arrache

Alors que le mercato estival touche à sa fin, un nom agite les états-majors du Top 14 : Régis Montagne. Le pilier droit international de Clermont, sous contrat jusqu'en juin 2027, est devenu la cible prioritaire de plusieurs cadors du championnat. Selon les informations de Midi Olympique et de Rugbyrama, l'intérêt du RC Toulon serait désormais concret, tandis que le Stade Toulousain et le Stade Rochelais surveillent également la situation de près.

À 25 ans, Montagne s'est imposé comme l'un des meilleurs piliers droits français de sa génération. Formé à Grenoble, révélé en Pro D2, il a franchi un cap à Clermont, décrochant neuf sélections avec le XV de France. Son profil – jeune, JIFF, expérimenté – est extrêmement recherché sur un marché où les droitsiers de premier plan se font rares.

Toulon en pole position, mais pas encore de deal

D'après les sources les plus récentes, le RCT serait le club le plus avancé. Le club varois prépare activement la succession de Kyle Sinckler et Beka Gigashvili, tous deux en fin de contrat en 2027. L'entraîneur toulonnais verrait en Montagne le titulaire idéal pour les saisons à venir. Toutefois, aucune offre officielle n'a été annoncée, et Clermont conserve la main tant que le joueur est sous contrat.

Le Stade Toulousain, champion de France en titre, est également sur les rangs. Les Rouge et Noir cherchent un successeur à Dorian Aldegheri, qui devrait prendre sa retraite en 2027. Les dirigeants toulousains verraient en Montagne le remplaçant naturel du cadre, mais la concurrence est rude.

La Rochelle, enfin, espère pallier le départ programmé de son pilier droit emblématique. Le club maritime, qui a déjà tenté de faire revenir Georges-Henri Colombe, envisage désormais la piste Montagne pour renforcer son pack.

Derrière Montagne, un chamboule-tout des piliers droits en Top 14

L'intérêt manifeste pour Régis Montagne déclenche des réactions en chaîne sur le marché des transferts. Le Stade Toulousain, s'il parvient à attirer le Clermontois, pourrait bien accélérer le départ de son actuel droitier, Georges-Henri Colombe. Le joueur, sous contrat jusqu'en 2028, est approché par La Rochelle et aurait des envies d'ailleurs, d'autant qu'il a récemment visité le centre d'entraînement du RCT.

De son côté, Clermont n'entend pas se laisser faire. L'ASM a engagé des discussions avec Montagne pour une prolongation, mais aucun accord n'a encore été trouvé. Le club auvergnat pourrait être contraint de céder son joyau lors du prochain mercato, à moins de réussir à le convaincre de rester.

La saison 2026-2027 s'annonce donc décisive pour l'avenir de plusieurs piliers droits français, avec des implications directes sur la hiérarchie du championnat.

L'émergence d'une nouvelle génération de piliers français

Au-delà du cas Montagne, ce feuilleton révèle une tendance de fond : la rareté des piliers droits de haut niveau en France. Alors que les clubs du Top 14 se disputent les rares profils capables de tenir la mêlée en compétition, la formation française produit pourtant chaque année des talents prometteurs.

Régis Montagne incarne cette nouvelle vague, avec d'autres jeunes piliers comme Thomas Laclayat ou Antoine Guillou. Mais le niveau d'exigence du Top 14 et la concurrence internationale rendent leur adaptation délicate. Les clubs doivent donc se battre pour sécuriser leurs pépites le plus tôt possible.

Cette course aux talents s'inscrit dans un marché des transferts de plus en plus précoce, où les clubs préparent leurs effectifs deux ans à l'avance. Le cas de Montagne, en fin de contrat en 2027 mais déjà courtisé en 2026, illustre parfaitement cette nouvelle réalité.

Un mercato sous haute tension pour les clubs

Pour Toulon, Toulouse et La Rochelle, l'enjeu est double : attirer un joueur capable de faire la différence au plus haut niveau, tout en respectant le salary cap. Le RCT, déjà proche de la limite, devra faire des arbitrages dans les prochains mois. Gaël Dréan, l'ailier international, s'apprête à prolonger, mais d'autres départs pourraient être nécessaires pour financer les arrivées.

Le Stade Toulousain, quant à lui, doit gérer la fin de cycle de plusieurs cadres, à l'image d'Aldegheri ou de Cyril Baille. Intégrer un joueur comme Montagne serait un signal fort pour préparer l'avenir sans perdre en compétitivité.

La Rochelle, enfin, joue gros : après une saison décevante, le club doit se reconstruire et le poste de pilier droit est prioritaire. Le nom de Montagne est sur toutes les lèvres, mais les discussions risquent d'être longues et complexes.

Clermont, l'ASM face à un choix stratégique

Pour Clermont, la situation est délicate. L'ASM doit peser entre une prolongation coûteuse et une vente potentielle qui pourrait rapporter gros. Le club auvergnat n'a pas pour habitude de retenir un joueur contre son gré, mais il ne souhaite pas non plus affaiblir son pack la saison prochaine.

Les discussions avec Montagne se poursuivent donc, mais le temps presse. Plus les jours passent, plus les clubs concurrents ont l'opportunité de le faire patienter et de le convaincre de changer d'air. L'issue de ce dossier pourrait bien être l'un des feuilletons de l'été, avec des répercussions jusqu'en 2027.

En attendant, les supporters du Top 14 retiennent leur souffle : le prochain mouvement de Régis Montagne pourrait redessiner la hiérarchie du championnat.


Cet article est une synthèse des informations disponibles au 10 août 2026, issues notamment de Midi Olympique, Rugbyrama et Rugby Addict. Il a été rédigé dans un objectif de neutralité et de factuel, sans prise de position.

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