Eduardo Camavinga : retour en grâce avec Zidane, mais Galatasaray reste à l'affût

Camavinga rappelé en Bleu par Zidane : un nouveau départ

Après une saison cauchemardesque ponctuée par une non-convocation pour la Coupe du monde 2026, Eduardo Camavinga revit. Le milieu de terrain de 23 ans a été rappelé en équipe de France par le nouveau sélectionneur Zinedine Zidane pour le rassemblement de septembre. Une convocation qui acte la fin d'une période noire pour l'ancien prodige de Rennes, et qui symbolise surtout sa remise en selle au Real Madrid sous José Mourinho.

Car les chiffres parlent d'eux-mêmes. Depuis le début de la saison, Camavinga a disputé 239 minutes en six rencontres de Liga et de Ligue des champions, dont deux titularisations. Un temps de jeu loin d'être anecdotique, qui contraste avec les mois précédents où il semblait condamné à faire de la figuration. Le Portugais, pourtant réputé pour son exigence, a décidé de lui faire confiance après l'échec du club à recruter un nouveau milieu de terrain cet été.

« Cette convocation peut encore augmenter l'importance de Camavinga dans l'équipe », analyse le quotidien espagnol Mundo Deportivo, qui évoque une véritable « nueva vida » pour le joueur. De fait, le Français figure désormais dans la liste des habitués de Mourinho, même s'il reste derrière Federico Valverde, Aurélien Tchouaméni et la recrue Bernardo Silva dans la hiérarchie.

Galatasaray toujours prêt à tenter sa chance

Mais ce retour en grâce n'a pas fait disparaître les convoitises. Selon le média turc Fanatik, relayé par AS et Yahoo Sports, Galatasaray prépare une nouvelle offensive pour s'attacher les services de Camavinga dès le mercato hivernal de janvier. Le club stambouliote, qui avait déjà formulé une offre de 50 millions d'euros l'été dernier, revient à la charge avec un plan bien précis : un prêt assorti d'une option d'achat.

Une approche qui risque de se heurter à un refus catégorique. Comme lors du dernier marché des transferts, le joueur n'a aucune intention de quitter la capitale espagnole. « Camavinga veut rester », insiste le média espagnol, qui rappelle que le Français a lui-même refusé de partir cet été malgré l'intérêt de plusieurs clubs européens, dont Manchester United.

Un contexte sportif qui reste fragile

Si Camavinga semble avoir retrouvé la confiance de son entraîneur, sa situation n'est pas totalement stabilisée. La concurrence au milieu de terrain demeure féroce, et ses performances, sans être mauvaises, n'ont pas encore totalement convaincu les observateurs madrilènes. Certains médias espagnols soulignent même que Federico Valverde, pourtant cadre indiscutable, déçoit davantage que le Français cette saison. « Avec Camavinga, on a moins d'espoirs. Il y a moins d'attentes, car il n'est pas aussi bon que Valverde et n'est pas titulaire. Mais au moins, il essaie de progresser », écrit ainsi le site The Real Champs.

Un constat qui résume la situation ambivalente du Français : pas encore indispensable, mais plus tout à fait indésirable. Son expulsion face au Bayern Munich en Ligue des champions la saison dernière, suivie de larmes sur le terrain, puis sa non-sélection pour le Mondial, avaient laissé des traces. Didier Deschamps, alors sélectionneur, avait assumé ce choix difficile : « Sa saison, bien évidemment. Quelques blessures aussi. Et la concurrence, qui est très, très forte. »

Un avenir à double tranchant

La convocation de Zidane change néanmoins la donne. Elle offre à Camavinga une plateforme pour se relancer et prouver qu'il peut encore compter parmi les meilleurs à son poste. Le match de la France contre la Turquie, prévu le 25 septembre, pourrait être l'occasion idéale pour lui de gratter du temps de jeu et d'envoyer un message fort, aussi bien à Mourinho qu'aux dirigeants turcs qui rêvent de le recruter.

Mais cette exposition accrue présente aussi un risque. Si Camavinga brille sous le maillot bleu, sa cote grimpera mécaniquement, et les sollicitations se multiplieront. Galatasaray, qui a fait de lui sa « priorité numéro un » pour l'hiver, pourrait revenir avec une offre encore plus conséquente. Et le Real Madrid, qui n'a jamais totalement fermé la porte à un départ, pourrait être tenté de monétiser un joueur dont la valeur marchande est estimée à 50 millions d'euros.

À l'inverse, une nouvelle saison en demi-teinte confirmerait les doutes qui entourent un talent précoce mais irrégulier. À 23 ans, Camavinga joue donc gros. Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour celui qui, il y a encore cinq ans, était présenté comme le futur patron du milieu de terrain français. Entre confiance retrouvée et menace d'un départ, son avenir s'écrit en pointillé.

Une chose est sûre : que ce soit à Madrid ou ailleurs, Eduardo Camavinga n'a plus le droit à l'erreur. Son retour en Bleu est une bouffée d'oxygène, mais il ne constitue qu'une étape. La véritable épreuve commence maintenant.

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