Rybakina sous pression dès son entrée en lice à Queen's
Ce vendredi 12 juin 2026, la tête de série n°1 du tournoi WTA de Queen's, Elena Rybakina, est confrontée à un défi de taille dès son premier match. Opposée à la defending champion Tatjana Maria, la Kazakhe a perdu la première manche 7-6 (7-4) après un tie-breck serré. Les conditions lourdes, héritées des pluies diluviennes de la veille qui ont perturbé l'intégralité du programme de jeudi, n'ont pas facilité la tâche de la joueuse de 27 ans.
Le match, initialement prévu jeudi, a été reporté en raison des intempéries, contraignant les organisateurs à un programme surchargé. Rybakina, qui n'avait pas joué sur gazon depuis son élimination précoce au troisième tour de Wimbledon en 2025, doit maintenant trouver les ressources pour renverser une adversaire redoutable sur cette surface. Maria, 37 ans, reste sur une série de huit victoires consécutives à Queen's, incluant ses qualifications et son titre surprise en 2025.
Un test grandeur nature pour la championne de Wimbledon 2022
Depuis son sacre à Wimbledon en 2022, Elena Rybakina est régulièrement citée comme l'une des favorites sur gazon. Pourtant, son parcours sur herbe reste en dents de scie : après avoir atteint la deuxième semaine du Grand Chelem londonien entre 2021 et 2024, elle a chuté prématurément l'an dernier face à Clara Tauson au troisième tour. Plus étonnant encore, en dehors de son titre à Wimbledon, elle n'a jamais atteint une finale sur gazon en carrière.
Malgré ces statistiques en demi-teinte, son jeu puissant – service tonitruant, coups plats et agressivité en retour – reste parfaitement adapté à la surface, comme le soulignent les analystes. « Rybakina possède l'un des meilleurs pourcentages de victoires sur gazon parmi les joueuses actives, et son expérience des grands rendez-vous lui confère un statut de candidate crédible à Wimbledon », résume Noah Poser pour la WTA. Mais ce premier tour à Queen's illustre les difficultés récurrentes de la Kazakhe à enchaîner sur herbe après des saisons sur terre battue parfois décevantes. Elle arrive à Londres après un Roland-Garros jugé « en demi-teinte » par les observateurs, ce qui n'a pas facilité sa préparation.
Les autres têtes d'affiche en lice
Le tableau de Queen's est particulièrement relevé. Dans son sillage, plusieurs joueuses suscitent l'intérêt. Emma Raducanu, lauréate de l'US Open 2021, affronte la Roumaine Sorana Cirstea, qui vit une saison d'adieu remarquable. La Britannique, portée par son public, espère confirmer ses bonnes dispositions sur gazon. Katie Boulter, autre espoir britannique, a déjà validé son billet pour les quarts de finale en surclassant Jaqueline Cristian (6-3, 6-2). Amanda Anisimova, finaliste malheureuse à Wimbledon en 2025, sera opposée à la jeune prodige américaine Iva Jovic, 17 ans, récente vainqueur du tournoi junior de Wimbledon.
Le programme de vendredi est donc particulièrement dense : cinq matches de deuxième tour doivent être disputés avant les quarts de finale, en raison du retard accumulé. Les conditions météorologiques, encore incertaines, pourraient une fois de plus chambouler le calendrier.
Wimbledon en ligne de mire
Au-delà de l'enjeu immédiat du tournoi londonien, la performance de Rybakina à Queen's est scrutée comme un indicateur de sa forme avant Wimbledon (29 juin – 12 juillet 2026). Avec la championne en titre Iga Swiatek – qui a survolé les débats l'an dernier au All England Club en ne concédant que deux jeux en demi-finale et finale –, Rybakina fait partie des deux seules anciennes lauréates de Wimbledon encore dans le Top 30 mondial.
Cette saison sur gazon s'annonce plus ouverte que jamais. La tradition d'imprévisibilité du gazon, accentuée par des changements de surface rapides, pourrait favoriser des surprises, comme ce fut le cas avec le sacre de Swiatek l'an dernier. Mais pour Rybakina, l'objectif est clair : retrouver des sensations et prouver qu'elle reste une prétendante crédible à la succession de Swiatek. Sa réaction dans le deuxième set face à Maria sera déjà un premier test de sa capacité à rebondir.
Dans un contexte où les pauses fraîcheur font déjà débat (comme l'illustre le Mondial 2026 : les pauses fraîcheur déjà au cœur d’un fiasco télévisuel), le tennis féminin offre lui aussi des moments de tension et de spectacle. La suite du tournoi de Queen's promet d'être palpitante.
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