Mimie Mathy en fauteuil roulant : ses confidences bouleversantes dans Sept à Huit

Mimie Mathy en fauteuil roulant : que sait-on de sa santé ?

Mimie Mathy brise le silence : elle se montre pour la première fois en fauteuil roulant à la télévision

Ce dimanche, les téléspectateurs de TF1 découvriront un moment rare et émouvant. Pour la première fois, Mimie Mathy a accepté de se montrer en fauteuil roulant dans le cadre d'un portrait diffusé dans Sept à Huit, l'émission présentée par Audrey Crespo-Mara. L'actrice de 69 ans, connue pour son rôle emblématique dans Joséphine, ange gardien, a ouvert les portes de sa maison en Provence, à Vaison-la-Romaine, pour évoquer sans tabou sa nouvelle réalité : une mobilité de plus en plus réduite.

Les images, déjà partagées sur les réseaux sociaux, montrent l'humoriste échangeant avec la journaliste sur des chemins de campagne ou encore dans sa piscine. Un extrait qui témoigne de sa volonté d'aborder le sujet avec le sourire et l'humour qui la caractérisent, mais aussi une certaine émotion. "Pour la première fois, elle accepte de montrer sa nouvelle dépendance. Et d'en parler, avec ce sourire et cet humour qu'on lui connaît bien. Elle ne peut plus marcher et ne se déplace donc plus qu'en fauteuil roulant", indique la chaîne dans un communiqué.

Ce documentaire s'annonce comme un moment de télévision fort, où l'intimité de la comédienne sera dévoilée avec pudeur et authenticité. Son mari, Benoist Gérard, avec qui elle est mariée depuis plus de vingt ans, a également accepté de répondre aux questions d'Audrey Crespo-Mara. Un témoignage rare pour celle qui a toujours cultivé une certaine discrétion sur sa vie privée.

Des confidences déjà entamées en juin dernier

Si c'est la première fois que Mimie Mathy se montre en fauteuil roulant devant les caméras, elle avait déjà évoqué ses difficultés à marcher lors d'un entretien accordé au magazine belge Ciné-Télé-Revue en juin dernier. Des propos rapportés par nos confrères de Jean-Marc Morandini, dans lesquels l'actrice se livrait avec une franchise désarmante : "Je ne marche plus. Enfin… j'ai beaucoup de difficulté à marcher, mais ça, c'est lié à ma configuration. C'est jamais facile d'accepter. Vous savez, je suis quelqu'un de très indépendant."

Une déclaration qui avait ému ses fans et relancé le débat sur l'acceptation du handicap et du vieillissement chez les personnalités publiques. La comédienne y expliquait également avoir surmonté sa différence depuis l'enfance grâce au soutien indéfectible de son entourage : "C'était une différence visuelle, je dirais, ma différence. Maintenant, ça devient une différence mécanique", analysait-elle, avec une lucidité touchante.

Un combat de tous les instants pour une femme "indépendante"

Née avec une achondroplasie, une forme de nanisme, Mimie Mathy a toujours fait de sa différence une force. Dans son enfance, elle a pu compter sur des parents aimants qui lui ont appris à faire face au regard des autres et à développer une débrouillardise à toute épreuve. Ce soutien familial, elle le raconte souvent, a été son véritable tremplin : "J'ai surmonté ma différence depuis l'enfance grâce à un entourage familial, à des anges gardiens qui ont été mes parents, les premiers, puis d'autres que j'ai croisés sur ma route", confiait-elle au magazine belge.

Aujourd'hui, la situation est différente. Il ne s'agit plus seulement d'une différence physique, mais d'une perte d'autonomie progressive. Pour celle qui se décrit comme quelqu'un de très indépendant, cette évolution est particulièrement difficile à accepter. Pourtant, l'actrice aborde cette nouvelle étape avec un courage exemplaire, refusant de s'apitoyer sur son sort. Elle continue d'ailleurs à travailler : le tournage de la série Joséphine, ange gardien n'est pas interrompu, même si des adaptations ont dû être envisagées.

Cette acceptation, elle la doit aussi à son mari, Benoist Gérard, présent à ses côtés depuis plus de 20 ans. Leur histoire d'amour, célébrée le 27 août 2004, a été marquée par une belle complicité et un soutien mutuel. Benoist Gérard, viticulteur passionné, a d'ailleurs planté ses racines en Provence, où le couple possède une propriété. Il produit un vin en biodynamie baptisé "Minoist", clin d'œil à la contraction de leurs deux prénoms.

Un mariage heureux fêté il y a quelques jours

Il y a tout juste deux jours, le 27 août 2026, le couple célébrait ses 21 ans de mariage. L'occasion pour Mimie Mathy de publier sur Instagram une photo d'eux, radieux, attablés dans un grand restaurant. En légende, elle écrivait : "Déjà 21 ans qu'on s'est dit oui pour la vie. 21 ans de petits et grands bonheurs. 21 ans de partages, de voyages, de beaucoup de rires, de quelques larmes, de douceurs, de quelques douleurs, de naissances, de départs, de joies, de peines et d'amour." Un message touchant qui montre que, malgré les difficultés, l'amour reste le pilier de sa vie.

L'an dernier, pour leurs 20 ans de mariage, elle avait partagé un cliché de leur mariage à Neuilly-sur-Seine, entourés de Johnny et Laeticia Hallyday, Muriel Robin ou encore Liane Foly. Des souvenirs précieux qui témoignent de la place importante de leurs amis dans leur vie.

De Philippe Bouvard aux Enfoirés : une carrière hors norme

Avant d'être l'ange gardien préféré des Français, Mimie Mathy a tracé un parcours artistique remarquable. Repérée par Philippe Bouvard, elle intègre la troupe du Petit Théâtre de Bouvard sur Antenne 2 dans les années 80, aux côtés de Didier Bourdon, Pascal Légitimus ou Smaïn. C'est là qu'elle se lie d'amitié avec Isabelle de Botton et Michèle Bernier, avec qui elle forme le trio Les Filles, qui rencontrera un grand succès sur scène avec des spectacles comme Existe en 3 tailles (1988) ou Le gros n'avion (1991).

En 1993, le trio se sépare et Mimie Mathy se tourne vers la fiction. Son premier téléfilm, Une nounou pas comme les autres, réalise un record d'audience sur France 2. Mais c'est en 1997 qu'elle décroche le rôle qui va changer sa vie : Joséphine, ange gardien, sur TF1. La série devient rapidement un rendez-vous incontournable du dimanche soir et lui vaut le 7 d'or de la meilleure comédienne de fiction en 2003. Plus de 25 ans après, la série continue de rassembler des millions de téléspectateurs, et le personnage de Joséphine est devenu une icône populaire.

Parallèlement, Mimie Mathy a renoué avec la scène à plusieurs reprises, notamment avec ses spectacles J'adore papoter avec vous (2002) et Je (re)papote avec vous (2013), co-écrits avec son amie Muriel Robin. Elle a également participé aux Enfoirés, la troupe de chanteurs et d'artistes qui se produit chaque année pour les Restos du Cœur. C'est d'ailleurs lors d'un de ces spectacles, en 2025, que des images d'elle en fauteuil roulant avaient été aperçues, suscitant l'émoi de ses fans.

Le handicap à l'écran : une lente mais véritable prise de conscience

La décision de Mimie Mathy de se montrer en fauteuil roulant dans Sept à Huit s'inscrit dans un mouvement plus large de représentation du handicap dans les médias. Pendant longtemps, le handicap a été soit invisible, soit traité de manière stéréotypée. Aujourd'hui, des personnalités comme la comédienne utilisent leur notoriété pour montrer la réalité de leur quotidien, contribuant ainsi à changer les regards.

Cette démarche est d'autant plus importante que le handicap reste un sujet tabou dans notre société. Les personnes en situation de handicap sont encore trop souvent confrontées à des barrières physiques et sociales. En montrant son fauteuil roulant sans honte, Mimie Mathy envoie un message fort à toutes celles et ceux qui vivent une situation similaire : il est possible de continuer à vivre pleinement, à aimer, à rire et à travailler, même lorsque le corps ne suit plus.

L'actrice a également montré l'exemple en continuant à tourner. Si des adaptations ont été nécessaires, la série Joséphine, ange gardien n'a pas été interrompue. Une preuve que le handicap n'est pas incompatible avec une carrière artistique. Cette ténacité force le respect et contribue à faire évoluer les mentalités.

Dans le même temps, la question du vieillissement des personnes handicapées est de plus en plus présente dans le débat public. Avec l'allongement de l'espérance de vie, les personnes nées avec un handicap sont confrontées à un double défi : les effets de l'âge s'ajoutent aux difficultés liées à leur condition. Mimie Mathy, en parlant ouvertement de sa "différence mécanique", met des mots sur cette réalité complexe.

Une nouvelle visibilité pour briser les tabous

Le portrait de Mimie Mathy dans Sept à Huit ne manquera pas de faire réagir et de susciter une vague d'empathie et de soutien sur les réseaux sociaux. Déjà, les extraits partagés sur Instagram ont été massivement commentés, les fans saluant le courage de la comédienne. Cette exposition médiatique est une opportunité pour sensibiliser le grand public à la réalité du handicap et à la nécessité d'une société plus inclusive.

En acceptant de se montrer vulnérable, l'actrice d'"Joséphine, ange gardien" révèle une facette méconnue de sa personnalité : une femme forte, mais aussi consciente de ses fragilités. Cette authenticité, qui a toujours fait sa force, devrait toucher en plein cœur les téléspectateurs. Il ne s'agit pas d'un adieu, mais d'une nouvelle étape dans sa vie, qu'elle aborde avec la même énergie et le même optimisme qui l'ont toujours caractérisée.

Dans un paysage médiatique où l'apparence et la perfection sont souvent mises en avant, la démarche de Mimie Mathy est un bol d'air frais. Elle rappelle que la beauté et la dignité ne se mesurent pas à l'aune de la capacité à marcher ou à se mouvoir. Elle prouve que le rire, l'amour et le talent n'ont pas de limites. Un message universel qui devrait résonner bien au-delà de la sphère people.

Alors que la rentrée télévisuelle s'annonce, le rendez-vous de dimanche soir promet d'être un moment fort, qui marquera les esprits et, peut-être, fera évoluer les regards. Même si le handicap demeure un sujet difficile, la parole se libère peu à peu, et des personnalités comme Mimie Mathy y contribuent grandement. Rendez-vous dimanche sur TF1 pour ne rien manquer de ce témoignage exceptionnel.

Commentaires