La CAF des Deux-Sèvres change de tête : Julia Colombat prend la barre
La Caisse d’allocations familiales (CAF) des Deux-Sèvres a officialisé l’arrivée de sa nouvelle directrice. Depuis le lundi 24 août 2026, Julia Colombat a pris ses fonctions à la tête de l’organisme, succédant à Fatma Drissi, qui rejoint la CAF de la Gironde après trois ans passés dans le département. Une annonce faite par voie de communiqué, le mardi 25 août, et relayée par la presse locale.
Julia Colombat, forte de plus de vingt ans d’expérience au sein de la Sécurité sociale, avait notamment occupé des postes de direction à la CAF de Seine-Saint-Denis et à la Caisse nationale des allocations familiales. Elle était dernièrement directrice comptable et financière d’une caisse de retraite. La nouvelle directrice a déclaré : « C’est avec beaucoup de plaisir que je rejoins la CAF des Deux-Sèvres. J’ai également hâte de découvrir les Deux-Sèvres, ses communes et l’énergie de ses acteurs locaux. » Elle souhaite poursuivre les projets en cours jusqu’en 2027, avant l’ouverture d’un nouveau contrat pluriannuel d’objectifs et de gestion.
Cette nomination intervient dans un contexte où les CAF doivent conjuguer proximité avec les usagers, modernisation des services et rigueur de gestion. Avec 137 salariés et près de 64 000 allocataires accompagnés, la CAF des Deux-Sèvres injecte environ 400 millions d’euros par an dans l’économie locale. La nouvelle directrice devra notamment piloter le renouvellement du schéma départemental des services aux familles, dont la signature est attendue pour la fin de l’année 2026.
Septembre 2026 : le calendrier des versements CAF à connaître
Alors que la rentrée s’annonce chargée pour les allocataires, la CAF a déjà fixé les dates des principaux versements de septembre. Elles sont particulièrement attendues, puisque de nombreuses aides (RSA, prime d’activité, allocations familiales, APL…) sont concernées.
Rendez-vous le vendredi 4 septembre – En règle générale, les prestations sont versées le 5 de chaque mois. Mais comme le 5 septembre 2026 tombe un samedi, le virement est avancé au vendredi 4 septembre. Les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), des aides au logement, des allocations familiales ou encore de la prime d’activité seront donc crédités à cette date.
Ce calendrier, s’il peut sembler anecdotique, est crucial pour des millions de Français qui organisent leur budget autour de ces versements. Pour rappel, les retraites de base seront, elles, versées le mercredi 9 septembre, tandis que les retraites complémentaires Agirc-Arrco arriveront dès le 1er septembre. Les allocations chômage (France Travail) seront également versées à partir du 1er septembre, après actualisation.
Une allocataire obtient 2 500 € de rappel après une suspension jugée injustifiée
L’actualité de la CAF n’est pas seulement faite de nominations ou de dates. Elle est aussi marquée par des décisions individuelles qui peuvent avoir des conséquences lourdes pour les allocataires. Le 27 août 2026, le Journal du Net rapportait l’histoire d’une femme dont l’APL avait été suspendue, alors que son logement était devenu trop petit après une naissance.
La CAF avait accordé une dérogation de six mois pour lui permettre de trouver un nouveau logement, mais, passé ce délai, avait coupé les versements. Face à la difficulté de se reloger, l’allocataire avait saisi le Défenseur des droits. Celui-ci était intervenu auprès de la CAF, qui avait fini par réexaminer le dossier. La dérogation aux conditions de peuplement a été prolongée de deux ans, conformément à l’article R. 844-2 du code de la construction et de l’habitation, et un rappel de 2 500 € a été versé à la femme pour la période de suspension.
Cette affaire illustre la complexité des règles d’attribution des aides au logement, notamment en ce qui concerne la notion de « surpeuplement ». Les situations de vie changent (naissance, arrivée d’un proche, etc.), et les allocataires peuvent se retrouver dans des impasses administratives. L’intervention du Défenseur des droits, souvent méconnue, peut s’avérer décisive. Elle rappelle l’importance pour les usagers de faire valoir leurs droits, notamment via les commissions de recours amiable.
Un zoom sur les droits des allocataires : la vigilance reste de mise
Cette affaire de rappel de 2 500 € n’est pas un cas isolé. De nombreuses situations similaires sont régulièrement signalées. Les erreurs de la CAF, les retards de traitement ou les suspensions temporaires peuvent plonger des familles dans une grande précarité. Les associations de consommateurs et le Défenseur des droits recommandent de ne pas hésiter à demander des explications, à contester les décisions et à solliciter une aide juridique si nécessaire.
La CAF, de son côté, insiste sur les démarches en ligne et les outils d’aide à la constitution des dossiers. Dans un contexte de dématérialisation croissante, l’accompagnement humain reste essentiel, en particulier pour les publics les plus fragiles. Les nouvelles directives nationales, comme la refonte du contrat pluriannuel d’objectifs et de gestion prévu en 2027, devront intégrer cette double exigence : efficacité du service et sécurisation des droits.
Alors que la rentrée s’annonce chargée, entre échéances budgétaires et réformes structurelles, la CAF doit relever le défi de la proximité. La nouvelle directrice des Deux-Sèvres en est un symbole, mais c’est bien tout le réseau qui est attendu au tournant.
En attendant, les allocataires peuvent préparer leurs dépenses : le virement de septembre arrive plus tôt que prévu, et des rappels substantiels peuvent être obtenus en cas de litige. Une information à intégrer d’urgence, car comme le montre l’actualité, les droits des familles sont parfois mis à mal, mais peuvent être rétablis.
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