Mathieu Flamini dévoile les coulisses de son ascension dans la chimie verte
L'ancien international français Mathieu Flamini, aujourd'hui âgé de 42 ans, est revenu sur son parcours exceptionnel dans le podcast « Anatomie d'une décision » de L'Express. Devenu milliardaire en cofondant GFBiochemicals, une entreprise de biochimie qui vise à remplacer les dérivés du pétrole, il a partagé les clés de sa réussite. Selon Forbes, sa fortune est estimée à plus de 10 milliards de livres sterling, soit près de 12 milliards d'euros. Un destin peu commun pour celui qui a porté les couleurs de l'OM, d'Arsenal et de l'AC Milan.
Une double vie bien organisée
C'est à partir de 2013, alors qu'il jouait à l'AC Milan, que Mathieu Flamini a commencé à développer son entreprise, sans en parler à ses coéquipiers. « Après les siestes, certains joueurs préfèrent jouer à la Playstation, faire du shopping ou aller se promener. Moi, j'ai décidé de prendre une voie un peu différente : apprendre et me développer », a-t-il confié. Il a ainsi mené de front sa carrière sportive et entrepreneuriale, sans que personne ne soit au courant dans le vestiaire. Une discrétion qui lui a permis de maîtriser son sujet avant de se lancer pleinement.
Un lien entre sport et entreprise
Pour Mathieu Flamini, les similarités entre le monde du football et celui de l'entreprise sont nombreuses. « Un athlète, c'est un peu comme un entrepreneur ou un PDG d'une grande entreprise. Il fait face à énormément de pression. Il faut tout donner au quotidien », explique-t-il. Il insiste également sur l'importance de l'esprit d'équipe : « Je n'ai jamais vu une entreprise avoir du succès avec une seule personne, c'est un groupe, un collectif, savoir communiquer une mission et une vision de manière à ce que tout le monde puisse aller dans la même direction. » Des parallèles qui l'ont aidé à réussir sa reconversion.
Contexte : une conscience écologique précoce
De Marseille à la chimie verte
Natif de Marseille, Mathieu Flamini a développé très tôt une conscience écologique. « Depuis très jeune, j'ai eu cette opportunité de comprendre les impacts négatifs de l'être humain sur la planète », raconte-t-il. Passionné par le commandant Cousteau, il a toujours eu à cœur de protéger l'environnement. C'est donc naturellement qu'il s'est tourné vers la chimie verte, un secteur en pleine expansion. GFBiochemicals, qu'il a cofondée, est aujourd'hui une référence mondiale dans la production de dérivés du plastique à partir de biomasse, une alternative durable au pétrole.
Un parcours académique modeste mais une soif d'apprendre
Mathieu Flamini ne cache pas ses lacunes scolaires : « La vie est un paradoxe parce qu'à l'école je n'aimais pas beaucoup deux matières : l'anglais et la chimie. Et aujourd'hui je parle 90% en anglais et me retrouve à la tête d'un groupe de chimie verte. » Titulaire d'un BAC ES et ayant suivi des études de droit, il a su s'entourer et se former pour combler ses lacunes. Il souligne l'importance de la curiosité et de l'apprentissage continu.
Perspective : une réussite qui inspire
Un modèle pour les sportifs en reconversion
L'histoire de Mathieu Flamini est souvent citée en exemple pour les sportifs de haut niveau qui appréhendent l'après-carrière. Alors que beaucoup décrivent leur retraite sportive comme une « petite mort », lui a su rebondir avec succès. Son parcours démontre qu'il est possible de préparer sa reconversion pendant sa carrière, en s'appuyant sur les compétences développées dans le sport : gestion de la pression, esprit d'équipe, leadership. D'autres athlètes comme Gaël Fickou, affecté par le départ de Mignoni, mène Toulon vers la victoire, illustrent également cette capacité à surmonter les obstacles, mais Flamini va plus loin en réussissant dans un domaine totalement différent.
Un engagement écologique salué
À l'heure où la transition écologique est devenue une priorité mondiale, l'entreprise de Mathieu Flamini s'inscrit dans une dynamique porteuse. GFBiochemicals produit des solvants et des plastiques biosourcés, réduisant ainsi la dépendance aux énergies fossiles. Son engagement a été remarqué jusqu'au plus haut niveau de l'État, puisqu'il a rencontré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Une reconnaissance qui témoigne de l'importance croissante de la chimie verte dans les politiques publiques.
Vers une nouvelle ère pour les sportifs entrepreneurs ?
Mathieu Flamini fait figure de pionnier. Son succès pourrait inciter d'autres sportifs à investir dans des secteurs innovants, notamment ceux liés à l'environnement. À l'image de Toprak Razgatlioglu passe une IRM après sa blessure à l'épaule : « J'espère éviter la chirurgie », qui doit gérer les aléas de sa carrière, les athlètes sont de plus en plus nombreux à préparer l'après. Flamini, lui, a déjà écrit une nouvelle page de sa vie, prouvant que le talent et la détermination peuvent s'exprimer bien au-delà des terrains de sport.
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