Le rêve bleu de Geoffrey Doumayrou s'éteint sur un détail administratif
Geoffrey Doumayrou ne portera pas les couleurs du XV de France… en tant qu'entraîneur. Alors que le technicien montpelliérain était pressenti pour succéder à Shaun Edwards au poste d'entraîneur de la défense des Bleus, un obstacle de taille est venu compromettre ce scénario. Selon les informations de Rugbyrama publiées ce 21 juin 2026, l'ancien centre international ne possède pas le Diplôme d'Études Spécialisées (DES), sésame obligatoire pour encadrer une sélection fédérale. Une formalité qui, en l'état, bloque son recrutement.
Pourtant, le club de Montpellier avait donné son feu vert pour un prêt ponctuel lors des fenêtres internationales, un modèle calqué sur celui de Yannick Bru ou Patrice Lagisquet sous le mandat de Philippe Saint-André. Mais au moment de finaliser l'accord, la Fédération Française de Rugby (FFR) a découvert ce vide juridique. « Toutes les parties étaient d'accord », précise le journaliste Pierre-Laurent Gou, refermant la porte à une option jugée prometteuse.
L'hypothèse Laussucq resurgit
Avec le retrait de Doumayrou, le nom de Christophe Laussucq refait surface. Actuellement entraîneur de la défense à l'UBB, il est sous contrat pour une saison supplémentaire avec les doubles champions d'Europe. Mais sa situation à Bordeaux pourrait devenir explosive : Yannick Bru, le manager, souhaite modifier son staff défensif, tandis que Laussucq attire les convoitises de Perpignan et Castres. Le bras de fer s'annonce rude entre les parties prenantes.
Montpellier étouffe ses rivaux et avance vers la finale
En attendant de régler son avenir en Bleu, Geoffrey Doumayrou se concentre sur la fin de saison du MHR. Ce samedi 20 juin, Montpellier a dominé le Stade Français en demi-finale du Top 14 (25-15) au Vélodrome, décrochant son billet pour la finale face à Toulouse. Une performance XXL, décryptée par Rugbyrama comme une véritable « étouffade » : les Héraultais ont imposé leur puissance physique et leur défense de fer, signant leur vingt-troisième victoire en vingt-six matchs.
L'entraîneur de la défense montpelliérain n'est pas étranger à cette réussite. Depuis son arrivée dans le staff, il a transformé le secteur défensif en une arme fatale. Lenni Nouchi, capitaine du MHR, résume l'état d'esprit : « Le but, c'était de dominer l'adversaire. »
Un choix cornélien pour la FFR
Avec la finale du Top 14 programmée le 27 juin, le timing est délicat. Fabien Galthié doit composer avec les disponibilités des entraîneurs de club. Pour l'été, c'est Gérald Bastide qui assurera l'intérim lors du Championnat des Nations en Australie, avant de retourner auprès du XV de France féminin. La FFR se donne jusqu'à la fin de l'été pour trouver le candidat idéal.
Pendant ce temps, le dossier Laussucq reste en suspens. Sa situation contractuelle et les intérêts divergents des clubs pourraient créer un imbroglio estival. L'ancien entraîneur de la défense de l'UBB reste une solution de secours crédible, mais son départ de Bordeaux est loin d'être acquis.
Un Tournoi des 6 Nations sous haute tension
L'absence de Doumayrou et les atermoiements autour du staff défensif posent une question plus large : le XV de France pourra-t-il maintenir son niveau de jeu en 2027 ? Après le départ programmé de Shaun Edwards, pilier de la défense tricolore, le sélectionneur doit trouver la bonne formule. La solution idéale — un entraîneur à plein temps disposant du DES — se heurte à la réalité du marché : les profils de ce calibre sont rares et souvent attachés à leur club.
Sur un autre continent, d'autres sélections ajustent leurs effectifs pour le Mondial 2026. Par exemple, l'Uruguay de Federico Valverde compte déjà sur son leader pour briller en Australie. Pendant ce temps, la France cherche encore son architecte défensif.
Des pistes alternatives
Au-delà de Laussucq, d'autres noms circulent en coulisses. Le MHR, par la voix de Bernard Laporte, se dit ouvert à un prêt de son technicien pour les fenêtres internationales si le problème du DES est résolu à long terme. Mais le temps presse : la finale du Top 14 et le Championnat des Nations se télescopent. Une chose est sûre : le feuilleton du staff des Bleus ne fait que commencer.
Commentaires