Chelsea Handler atomise Tony Hinchcliffe et Shane Gillis lors du Roast de Kevin Hart

Chelsea Handler and Shane Gillis Got Ugly at Kevin Hart's Roast

Chelsea Handler enflamme le Roast de Kevin Hart sur Netflix

Le 10 mai 2026, le « Roast of Kevin Hart » diffusé en direct sur Netflix a offert son lot de vannes acerbes, mais c’est Chelsea Handler qui a volé la vedette en taillant des costards mémorables à ses confrères Tony Hinchcliffe et Shane Gillis. L’événement, organisé au Kia Forum de Los Angeles, a rassemblé une pléiade de stars dont Pete Davidson, Jeff Ross, Dwayne Johnson et même Tom Brady. Handler, 51 ans, n’a pas mâché ses mots, transformant la scène en tribune politique et personnelle.

Dès son entrée, elle a visé Tony Hinchcliffe, humoriste proche de Donald Trump et de Joe Rogan. « Tony est ce qui arrive quand les femmes n’ont pas un accès sûr à l’avortement », a-t-elle lancé, sous les huées et les rires du public. Puis elle a enchaîné, comparant l’apparence d’Hinchcliffe à celle d’un « tireur scolaire » et suggérant qu’il utilisait des « Crest White Supremacist Strips » pour se blanchir les dents. La pique la plus mordante restera sans doute : « Tony, petite question : si tu es là ce soir, qui garde les couilles de Joe Rogan au chaud dans sa bouche ? »

Un échange tendu avec Shane Gillis

Mais Handler ne s’est pas arrêtée là. Shane Gillis, l’humoriste et hôte de la soirée, l’avait précédemment attaquée en la qualifiant de « sioniste » et en évoquant son dîner chez Jeffrey Epstein en 2010. « Chelsea s’est fait racler plus de fois que le grill de Benihana », avait-il ironisé, faisant référence à ses positions pro-avortement. Handler a répondu du tac au tac : « Shane, le judaïsme et le sionisme sont deux choses différentes. Tout comme Chinatown et Koreatown sont deux choses différentes, mais ton insulte favorite fonctionne dans les deux. »

Elle a ensuite rappelé son renvoi de Saturday Night Live pour avoir tenu des propos anti-asiatiques. « Accusé d’être anti-asiatique, c„st ironique vu qu’il a le teint et la morphologie d’un ravioli vapeur », a-t-elle ajouté. La réplique a fait mouche, mêlant habilement humour et critique politique.

Contexte : politique, polémiques et roasts acerbes

Un combat idéologique dans la comédie américaine

Au-delà des vannes, le roast a illustré les fractures idéologiques qui traversent la scène comique américaine. Handler s’en est prise aux humoristes ayant participé au Riyadh Comedy Festival en Arabie saoudite en 2025, critiqué pour ses violations des droits humains. « Maintenant que votre leader préféré rend le service militaire obligatoire, j’imagine que vous vous engagerez tous pour aller vous battre en Iran. Ou est-ce que vous ne vous rendez au Moyen-Orient que pour des festivals de comédie ? », a-t-elle lancé. Pete Davidson, Jeff Ross et Kevin Hart lui-même faisaient partie de cette tournée controversée.

Tony Hinchcliffe, cible privilégiée, n’en est pas à son premier scandale. En 2024, ses blagues lors d’un meeting de Trump à Madison Square Garden — où il avait qualifié Porto Rico d’île flottante d’ordures et tenu des propos racistes sur les immigrés latinos — avaient déjà suscité l’indignation générale. Handler a su remuer le couteau dans la plaie, prouvant que la comédie peut être une arme politique redoutable.

Une évocation controversée du passé de Chelsea Handler

Le coup bas de Gillis concernant le dîner chez Jeffrey Epstein n’est pas passé inaperçu. Handler avait été l’une des sept invités à un dîner chez le financier décédé en 2010, aux côtés de Woody Allen, Katie Couric ou encore le prince Andrew. Interrogée en 2021, elle avait expliqué qu’elle ignorait qui était Epstein à l’époque. Ce rappel, bien que peu flatteur, n’a pas entamé sa prestation, preuve de sa capacité à retourner les attaques.

Perspective : quand la comédie devient miroir des tensions sociétales

Ce roast n’est pas qu’un divertissement : il reflète les clivages profonds qui divisent les États-Unis. En s’attaquant directement à la mouvance « manosphere » incarnée par Hinchcliffe et Gillis, Handler a repositionné la comédie comme un espace de confrontation idéologique. Les références répétées à l’avortement, à la conscription militaire ou aux droits humains en Arabie saoudite témoignent d’un engagement politique assumé, loin du simple divertissement.

Ce n’est pas la première fois que des roasts Netflix deviennent le théâtre de règlements de comptes politiques. En 2024, le « Roast of Tom Brady » avait déjà vu des échanges tendus, mais rarement avec une telle charge idéologique. Handler, en ciblant le passé sulfureux d’Hinchcliffe et les contradictions des humoristes de droite, a redonné à la comédie son rôle de contre-pouvoir.

À l’heure où les échéances électorales approchent, ces clashes ne sont pas anodins. Ils révèlent une polarisation croissante, même dans les cercles humoristiques. Ce roast restera sans doute comme l’un des plus politiques jamais diffusés, porté par une Chelsea Handler au sommet de son art de la répartie.

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