Pom Klementieff à l'affiche de "Mi Amor" : un retour aux sources qui fait sensation
Ce mercredi 6 mai 2026, Pom Klementieff fait son grand retour sur les écrans français dans "Mi Amor", le nouveau thriller de Guillaume Nicloux. L'actrice, révélée au grand public par ses rôles dans l'univers Marvel (Mantis) et la saga Mission : Impossible (Paris), y incarne Romy, une DJ française venue mixer aux Canaries avec son amie Chloé (Freya Mavor). Lorsque Chloé disparaît mystérieusement au petit matin, face à une enquête policière qui piétine, Romy décide de mener ses propres recherches, épaulée par Vincent (Benoît Magimel), le patron du night-club.
Présenté comme un thriller moite et hypnotique, "Mi Amor" bénéficie d'une mise en scène qui mise tout sur l'ambiance et le son. La musique techno, omniprésente, y est décrite comme le système nerveux du film, plongeant les spectateurs en état de transe. Les premières réactions, recueillies sur AlloCiné le 8 mai, sont dithyrambiques : le film décroche déjà une moyenne de 3,8/5 sur la base des premiers retours. "Ce thriller est une claque !!! Un film super intense, porté par un suspense insoutenable", s'enthousiasme un spectateur, tandis qu'un autre salue "une expérience de cinéma envoûtante" à la photographie singulière.
Un casting de prestige pour un cinéma d'auteur
Pour ce retour en France après dix ans passés à Hollywood, Pom Klementieff donne la réplique au multi-césarisé Benoît Magimel. Les deux comédiens, qui n'avaient jamais tourné ensemble, ont noué une complicité immédiate sur le tournage. Dans un entretien accordé à Télérama le 9 mai, Benoît Magimel confiait : "Les grandes histoires d'amitié sont des grandes histoires d'amour. Qui n'aimerait pas avoir une personne qui se lève à 3 heures du matin pour venir déplacer un cadavre ?" Une complicité qui transparaît à l'écran, selon les premiers spectateurs, et qui fait toute la force du film.
Le contexte : de la consécration hollywoodienne à un projet intime
Née le 3 mai 1986 à Québec d'un père franco-russe et d'une mère coréenne, Pom Klementieff a grandi entre le Japon, la Côte d'Ivoire et la France. Après des études de droit avortées, elle intègre le cours Florent à Paris et fait ses débuts au cinéma en 2007 dans Après lui de Gaël Morel. Mais c'est en 2009, avec le rôle-titre de Loup de Nicolas Vanier, qu'elle se fait remarquer.
En 2013, elle traverse l'Atlantique et décroche un rôle dans Old Boy de Spike Lee. Le tournant a lieu en 2017 quand elle incarne Mantis dans Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2, un personnage qu'elle retrouvera dans Avengers: Infinity War (2018). Ce dernier, noté 4,3/5 par plus de 45 000 spectateurs sur AlloCiné, est d'ailleurs le film le mieux noté de sa carrière, salué comme "le plus grand film de super-héros de tous les temps". Elle enchaîne ensuite avec Mission : Impossible – Fallout (2018) et Dead Reckoning (2023), incarnant cette fois la redoutable tueuse Paris.
Un choix artistique mûrement réfléchi
C'est le producteur François Kraus, qui connaissait l'actrice du temps où elle vivait en France, qui a lancé l'idée d'un retour au cinéma hexagonal. "Nous lui avons demandé si elle serait intéressée de revenir tourner en Europe après dix ans d'Hollywood. Elle a lu très vite le script et nous nous sommes rencontrés", confie Guillaume Nicloux dans les notes de production. Pour l'actrice, ce projet représente une forme de retour aux sources, mais aussi un défi artistique : délaissant les grosses machines américaines, elle s'immerge dans un cinéma d'auteur exigeant, à la croisée du thriller psychologique et de l'expérience sensorielle.
Perspective : un tremplin vers une carrière plurielle
Avec "Mi Amor", Pom Klementieff prouve qu'elle n'est pas cantonnée aux super-héros et aux blockbusters. Ce virage vers le cinéma d'auteur français pourrait bien inspirer d'autres stars habituées aux grosses productions hollywoodiennes, qui n'hésitent plus à revenir tourner en Europe pour des projets plus intimistes.
Le timing est d'ailleurs favorable : alors que le public plébiscite ce retour aux sources, le film pourrait lui ouvrir les portes d'une carrière plus éclectique. On peut imaginer que, forte de cette expérience, Pom Klementieff alternera désormais entre grosses franchises américaines (le prochain Mission : Impossible est déjà en préparation) et projets plus personnels en France. Cette stratégie rappelle celle d'autres acteurs français ayant fait carrière à Hollywood, comme Vincent Cassel, récemment à l'affiche des Molières, ou plus largement Jean Reno.
Un film qui redéfinit les codes du thriller
Au-delà du parcours de son actrice principale, "Mi Amor" apporte un vent de fraîcheur dans le paysage du thriller français : une narration quasi-expérimentale, une bande-son techno omniprésente, une photographie singulière. Le réalisateur Guillaume Nicloux, habitué des propositions décalées (de Dans la peau de Blanche Houellebecq à ses films historiques), confirme ici sa capacité à surprendre et à diviser. Selon les premiers retours, ce parti pris radical pourrait bien en faire un film culte, à défaut d'un immense succès populaire.
En parallèle, l'actualité culturelle de ce mois de mai 2026 est riche de contrastes : alors que "Mi Amor" séduit le public, d'autres productions comme les Molières ou les matchs de la Kings League Italy captent aussi l'attention des médias et des réseaux sociaux. Preuve que les Français ont toujours faim de cinéma d'auteur, même lorsqu'il vient concurrencer les blockbusters américains.
Vers une reconnaissance renouvelée
Quoi qu'il en soit, "Mi Amor" marque un tournant dans la carrière de Pom Klementieff. Alors que son interprétation de Paris dans Mission : Impossible avait déjà bluffé les critiques, ce nouveau rôle pourrait lui offrir une reconnaissance dans son pays d'adoption. Le film, déjà en salles, est à découvrir pour tous les amateurs de thrillers hors normes et de grands jeux d'acteurs.
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