Bitstack sur tous les fronts : rendement Boost à 2,51 % et offensive clients Binance

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Une actualité charnière pour l'épargne crypto française

Alors que la fin du mois de juin 2026 s’annonce historique pour le marché des cryptomonnaies en Europe, la plateforme française Bitstack se distingue par une actualité à double détente. D’un côté, elle lance ce 26 juin Bitstack Boost, un produit de rendement en euros affichant un taux net de 2,51 %, soit près d’un point de plus que le Livret A (1,5 %). De l’autre, elle s’impose comme l’une des alternatives françaises crédibles pour les quelque deux millions de clients de Binance contraints de quitter la plateforme à compter du 1er juillet, faute d’agrément MiCA.

Bitstack, qui revendique plus de 350 000 utilisateurs et 350 millions d’euros épargnés, capitalise sur un positionnement réglementaire solide et une offre qui dépasse désormais le simple arrondi Bitcoin. L’entreprise, agréée MiCA depuis juin 2025, entend prouver que l’innovation et la conformité peuvent coexister – un message directement adressé aux épargnants en quête de sécurité après le départ du géant Binance.

Bitstack Boost : une réponse à l’érosion du Livret A

Un rendement net de 2,51 % pour les euros dormants

Bitstack Boost vient combler un vide pour les épargnants français. Alors que l’inflation continue de grignoter le pouvoir d’achat et que la BCE maintient des taux directeurs élevés, les livrets réglementés comme le Livret A (1,5 %) offrent un rendement réel négatif. Bitstack propose un placement en euros avec un rendement annuel net de 2,51 %, sans frais de gestion cachés – du moins selon les termes du communiqué.

Le produit est accessible dès aujourd’hui aux 350 000 utilisateurs de l’application. Il s’agit d’un compte rémunéré en euros, distinct des avoirs en Bitcoin. Concrètement, les liquidités qui dorment sur le compte courant peuvent être basculées vers ce support, sans période de blocage et avec une disponibilité immédiate. Pour Alexandre Roubaud, cofondateur de Bitstack, ce lancement illustre une stratégie plus large : devenir une “super-app” de l’épargne, capable de gérer à la fois des actifs numériques et des euros.

Un taux compétitif mais risqué ?

Avec 2,51 % net, Bitstack Boost surpasse non seulement le Livret A, mais aussi la plupart des livrets bancaires classiques, souvent plafonnés à 2 % brut. Le rendement proposé n’est toutefois pas garanti par l’État. Il repose sur les revenus générés par la plateforme (prêts de crypto-actifs, frais de transaction, etc.), ce qui implique un risque de contrepartie inhérent à l’écosystème crypto. Bitstack assure que les fonds sont séparés des actifs de l’entreprise, mais l’absence de garantie publique (contrairement au Livret A) doit être intégrée dans la décision d’épargne.

Binance quitte la France : une aubaine pour Bitstack et les plateformes MiCA

Le coup de tonnerre du 25 juin

Le 25 juin 2026, Binance a annoncé le retrait de sa demande d’agrément MiCA et la suspension progressive de ses services en France à partir du 1er juillet. La plateforme, qui domine le marché mondial avec 300 millions d’utilisateurs, n’a pas obtenu le sésame réglementaire avant la date limite du 30 juin. En conséquence, près de deux millions de clients français doivent migrer vers d’autres prestataires agréés ou opter pour l’autoconservation de leurs actifs.

Cette situation est inédite par son ampleur. Binance était la plateforme la plus utilisée en France, et son départ laisse un vide que les acteurs locaux tentent de combler. L’AMF et l’ESMA ont rappelé que les fonds des clients restent accessibles, mais la logistique du transfert des comptes demeure complexe. Plusieurs scénarios sont envisagés : reprise par une seule plateforme ou vente de la base clients à plusieurs acteurs.

Bitstack profite de la faille

Dès l’annonce, Alexandre Roubaud a réagi sur X (anciennement Twitter) en invitant les utilisateurs de Binance à se tourner vers “une plateforme fiable, régulée et construite pour durer”. Bitstack, qui détient son agrément MiCA depuis juin 2025, fait partie des 20 acteurs français ayant obtenu le précieux sésame. La société bénéficie d’une crédibilité renforcée aux yeux des épargnants qui, après le départ de Binance, cherchent une alternative stable.

Alexandre Stachtchenko, directeur de la Stratégie chez Bitstack, était l’invité de BFM Business ce 25 juin. Il a expliqué que le départ de Binance “n’était pas une surprise” et que les acteurs régulés s’y étaient préparés. Il a également souligné l’importance de la souveraineté numérique : sans alternative française solide, les clients de Binance risquent de se tourner vers des géants étrangers comme Coinbase, Kraken ou Crypto.com.

Une offre qui s’étoffe pour retenir les épargnants

De l’arrondi Bitcoin à la banque hybride

Bitstack a été fondée en avril 2021 par Alexandre Roubaud et Kabir Sethi. Son concept original : arrondir automatiquement les dépenses du quotidien à l’euro supérieur et investir la différence en Bitcoin. L’application a séduit plus de 350 000 utilisateurs et totalise 350 millions d’euros épargnés. Mais la plateforme ne se limite plus au Bitcoin : avec l’obtention de l’agrément MiCA, elle a élargi son offre pour inclure des services financiers traditionnels.

Bitstack Boost est le dernier exemple de cette diversification. Le produit s’adresse aux épargnants qui souhaitent rémunérer leurs liquidités sans passer par une banque classique. La plateforme propose également des fonctionnalités d’épargne programmée en Bitcoin et un accès à d’autres crypto-actifs. L’objectif est de capter une clientèle plus large, y compris ceux qui n’ont jamais investi en cryptomonnaies.

Une concurrence accrue en France

Bitstack n’est pas la seule plateforme française à profiter de la situation. Deblock, dirigée par Jean Meyer, a été la première à obtenir l’agrément MiCA en mai 2025. Coinhouse, Meria et Paymium font également partie des acteurs agréés. Tous cherchent à séduire les clients de Binance en mettant en avant leur conformité réglementaire.

Nicolas Louvet, directeur général de Coinhouse, a estimé que le transfert des clients de Binance pourrait se dérouler sans incident majeur, comme cela avait été le cas aux Pays-Bas en 2023. Pour Bitstack, l’enjeu est de capitaliser sur sa notoriété croissante et sur la simplicité de son application pour attirer les épargnants traditionnels, pas seulement les crypto-enthousiastes.

Les défis de l’après-Binance et la perspective d’un marché mature

Une liquidité européenne menacée

Le départ de Binance ne se résume pas à une simple migration de clients. La plateforme représentait une part significative des volumes d’échanges en Europe. Sa disparition du paysage français pourrait entraîner une baisse de liquidité sur le marché européen des crypto-actifs, au moins à court terme. Les acteurs locaux, bien que solides, sont de taille modeste comparée au mastodonte Binance.

Les régulateurs européens, via l’ESMA, ont fixé des dates butoirs pour la clôture automatique des positions résiduelles, mais le processus pourrait prendre plusieurs semaines. Les investisseurs les plus avertis opteront probablement pour l’autoconservation via des wallets froids, tandis que les épargnants moins expérimentés se tourneront vers des plateformes comme Bitstack.

Bitstack, champion français de l’épargne hybride ?

Bitstack pourrait bien incarner le modèle de la finance numérique “à la française” : régulée, accessible, et capable de marier actifs traditionnels et crypto. Avec Bitstack Boost, la plateforme offre un rendement compétitif sans exiger de conversion en Bitcoin. Elle s’adresse ainsi à un public plus large, y compris les épargnants prudents – un segment que Binance n’avait jamais réussi à conquérir.

Cependant, des défis subsistent. La confiance des consommateurs dans les cryptomonnaies reste fragile, surtout après la faillite de FTX en 2022. L’agrément MiCA offre une garantie réglementaire, mais ne protège pas contre les pertes liées à la volatilité des actifs sous-jacents. Bitstack devra prouver sa capacité à gérer les crises et à respecter ses engagements en matière de rendement.

Conclusion : un tournant pour l’épargne en France

La conjonction du lancement de Bitstack Boost et du départ de Binance crée une opportunité unique pour la plateforme française. Alors que le Livret A peine à préserver le pouvoir d’achat, Bitstack propose une alternative crédible et régulée. Le départ du géant Binance, bien que brutal, pourrait accélérer la consolidation du marché autour d’acteurs européens solides, renforçant ainsi la souveraineté numérique de la France.

Pour les épargnants, le choix est désormais plus clair : placer ses euros sur un livret réglementé au rendement faible, ou les confier à une plateforme innovante mais non garantie par l’État. Bitstack mise sur la transparence et la régulation pour rassurer, tandis que l’écosystème crypto français retient son souffle en attendant le 1er juillet.

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