Anaïs Demoustier : « Un peu vexée » de ne pas être le premier choix de Salvadori

French actress Anaïs Demoustier attends the French Film Festival 2015 opening Ceremony at Yurakucho Asahi Hall - Stock Image

Cannes 2026 : Anaïs Demoustier révèle les coulisses de "La Vénus électrique"

Alors que le 79e Festival de Cannes s'ouvre ce mardi 12 mai avec la projection de La Vénus électrique de Pierre Salvadori, l'actrice Anaïs Demoustier, 38 ans, fait une confession qui a fait le tour des réseaux sociaux. Dans un entretien accordé à Gala, elle avoue avoir été "un peu vexée" en apprenant qu'elle n'était pas le premier choix du réalisateur pour incarner Suzanne, le rôle principal féminin du film.

« Je comprends qu'une actrice lui a fait faux bond et je m'exécute pour lire son scénario. D'habitude, je peux prendre mon temps, mais la Vénus me happe (...) C'est un grand oui ! Mais un peu 'vexée' quand même, je me dis qu'il est incompréhensible qu'il ne me l'ait pas envoyé en premier ! », a-t-elle raconté, non sans humour. Cette confession, relayée par le Journal des Femmes, intervient au moment où la comédienne s'apprête à fouler le tapis rouge cannois aux côtés de son partenaire de jeu Pio Marmaï.

Une ouverture très attendue

La Vénus électrique, comédie romantique et virevoltante se déroulant dans les années 1920, fait en effet l'honneur d'ouvrir la prestigieuse compétition. Le film, qui sort également en salles ce soir à 19 heures, met en scène Anaïs Demoustier en foraine roublarde et Pio Marmaï en peintre désespéré depuis la mort de sa femme. Pour donner le change, elle lui fait croire qu'elle est une voyante capable de le mettre en contact avec son épouse défunte, une supercherie qui ne tarde pas à se compliquer.

Un duo qui fait des étincelles

Au-delà de cette petite vexation, l'alchimie entre les deux acteurs est saluée par la critique. Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, Anaïs Demoustier et Pio Marmaï évoquent la complicité qui les unit. « Il y a un naturel et une confiance entre nous », confient-ils à l'unisson. L'actrice surnomme d'ailleurs son partenaire « Marmite », tandis qu'il la appelle « Demoustatche ». Leur duo, complété par Gilles Lellouche et Vimala Pons, promet de conquérir le public du Palais des festivals comme celui des salles obscures.

Les Inrockuptibles, qui consacrent un article à cette expérience de tournage contrastée, rapportent qu'Anaïs Demoustier s'est « vraiment beaucoup amusée » sur le plateau, tandis que Pio Marmaï confie avoir souffert pour incarner son personnage en deuil : « J'en oublie la douleur que ça m'a demandé à travailler. » Une dualité qui illustre la complexité de la comédie selon Pierre Salvadori, capable d'aborder des sujets sérieux comme le deuil ou la culpabilité avec légèreté.

Le contexte cannois : une édition très française

Cette ouverture 100 % française intervient dans un contexte particulier pour le Festival de Cannes. Comme le rappelle un article de Le Parisien, l'édition 2026 est marquée par une absence quasi totale des grands studios américains, ce qui a poussé Thierry Frémaux, délégué général, à s'en inquiéter publiquement. Cannes 2026 : Thierry Frémaux fête 25 ans de règne et s'inquiète de l'absence d'Hollywood.

La sélection est donc très hexagonale, avec des têtes d'affiche comme Virginie Efira, Catherine Deneuve ou encore Patrick Bruel. Anaïs Demoustier, qui avait déjà brillé dans Alice et le maire ou Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait, confirme ici son statut d'actrice bankable du cinéma français, malgré quelques petites blessures d'ego.

Vexation passagère ou moteur de carrière ?

Cette anecdote, qui pourrait sembler anecdotique, en dit long sur les rouages du casting dans le cinéma français. Pierre Salvadori, réalisateur reconnu pour ses comédies sophistiquées (Hors de prix, Dans la cour), a visiblement pris son temps avant de jeter son dévolu sur Anaïs Demoustier. Si l'actrice en rit aujourd'hui, cette révélation intervient au moment où sa notoriété est à son apogée.

Les leçons d'une carrière

Anaïs Demoustier, qui a débuté très jeune au cinéma, a su construire une filmographie éclectique. Sa capacité à passer du drame à la comédie, du cinéma d'auteur aux grosses productions, fait d'elle l'une des actrices les plus polyvalentes de sa génération. Cette expérience montre également que les refus et les seconds choix sont monnaie courante dans l'industrie, et que le talent finit toujours par s'imposer.

Perspectives : un tremplin pour l'actrice ?

L'ouverture du Festival de Cannes est un formidable accélérateur de carrière. Si La Vénus électrique rencontre le succès escompté, Anaïs Demoustier pourrait voir s'ouvrir de nouvelles portes, notamment à l'international. La comédie, portée par la virtuosité du scénario de Salvadori, a déjà reçu des critiques très encourageantes.

Alors que la France traverse par ailleurs une période économique tendue — Marc Touati alerte sur une "vraie crise" économique imminente en France — le divertissement offert par ce film tombe à point nommé pour le moral des Français.

Un avenir prometteur

Au-delà de ce coup de projecteur cannois, Anaïs Demoustier continue de séduire le public par sa sincérité et son humour. Sa confession sur sa vexation initiale, loin de lui nuire, renforce au contraire son image d'actrice accessible et authentique. Une qualité rare dans un monde où les ego sont souvent surdimensionnés. Rendez-vous ce soir sur le tapis rouge pour voir briller la star du jour.

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