Amanda Sthers brise le silence : infidélité, nid vide et affaire Patrick Bruel

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Amanda Sthers sort du silence face aux accusations contre son ex-mari Patrick Bruel

Tandis que Patrick Bruel est visé par des dizaines d'accusations d'agression sexuelle et de viol – 30 femmes l'accusent, 13 ont porté plainte – son ex-épouse Amanda Sthers, mère de leurs deux fils, choisit de prendre la parole. Non pas pour commenter l'affaire directement, mais pour livrer des confidences intimes sur sa propre vie. Dans plusieurs médias, l'écrivaine et réalisatrice de 48 ans évoque l'infidélité conjugale, le syndrome du nid vide et son cheminement pour exister hors de l'ombre du célèbre chanteur.

Ces prises de parole interviennent alors que la pression médiatique monte autour de Patrick Bruel : plusieurs de ses représentations ont été annulées, et des questions subsistent sur le maintien de sa prochaine tournée. Dans ce climat pesant, Amanda Sthers choisit des thèmes universels – la souffrance, la reconstruction, la place des femmes – qui résonnent particulièrement.

« Oui, j’en ai souffert » : Amanda Sthers et l’infidélité

Dans un entretien accordé à Closer le 4 juin 2026, Amanda Sthers est revenue sur le sujet tabou de l'infidélité, qu'elle avait exploré dans son livre De l'infidélité paru en 2018. Interrogée sur son expérience personnelle, elle avait alors répondu : « Oui, j’en ai souffert. Je pense que tout le monde en a fait l’expérience. Mais on en souffre et on se relève différemment selon la manière dont on a été aimé enfant, selon la taille de notre faille narcissique. »

Des mots qui trouvent un écho particulier alors que Bruel est accusé de multiples infidélités et violences. L’écrivaine avait également évoqué la jalousie, une émotion qu'elle connaît mais qui, selon elle, ne protège de rien : « J’ai déjà été jalouse. Mais je suis plus sûre de moi aujourd’hui et surtout je suis persuadée que la jalousie ne protège de rien. Je n’anticipe pas le chagrin. Il viendra plus facilement s’il est attendu. »

« J’ai vécu de belles choses et des moins belles » : le bilan d’une ex-épouse

Le même jour, toujours dans Closer, Amanda Sthers s'est confiée plus largement sur son passé amoureux. Installée à Los Angeles depuis les attentats de 2015, elle explique que cette distance géographique lui a permis de sortir de l'ombre de son ex-mari et du statut de « femme de ». « C’est agréable de n’être que moi. En arrivant aux États-Unis, j’ai eu le sentiment de repartir de zéro, il n’y avait pas d’a priori. Même si avoir été la femme de Patrick n’a pas été que du négatif. Mais cela fait 12 ans que nous sommes divorcés, je suis dans une autre vie. »

Elle ajoute, amer : « Il y a un côté patriarcal, étouffant dans ce rapport-là. » Un constat qu'elle avait déjà partagé en 2012 dans le JDD : « Je n’ai jamais pensé que c’était valorisant d’être avec un homme célèbre. » Pourtant, elle reconnaît que sa légitimité artistique a été remise en question, même si elle relativise : « La question de ma légitimité s’est posée, mais comme pour chacun d’entre nous. »

Ce témoignage intervient dans un contexte où de nombreuses artistes prennent la parole sur les violences sexistes et sexuelles dans le milieu du spectacle. À l’instar d’autres figures, Amanda Sthers trace sa route, rappelant qu’elle avait déjà, à 30 ans, écrit pièces de théâtre, comédies musicales, livres pour enfants, romans, et même la célèbre série Caméra Café (M6). Elle est aussi l’autrice de la chanson Je fais semblant de Patrick Bruel.

Le choc du départ des fils : Amanda Sthers face au syndrome du nid vide

Au-delà du couple, Amanda Sthers a livré dans Rewell Mag une confession poignante sur le départ de ses deux fils, Oscar et Léon, aujourd’hui jeunes adultes. « Ça a été très dur… », confie-t-elle. « L’année qui précédait le départ de mon aîné, je pleurais toute seule dans ma voiture. » Le départ d’Oscar pour l’université aux États-Unis, à 16 ans, a déclenché un véritable séisme intérieur. Puis Léon a quitté la maison à son tour, laissant une mère face à un vide soudain après vingt ans de maternité à temps plein.

« Il y a vraiment eu quelque chose de très violent », dit-elle. Elle parle « d’épreuves assez violentes » et du paradoxe du syndrome du nid vide : « Quand on fait bien son travail de parents, les enfants nous quittent. C’est le but. » Une détresse que partagent environ un parent sur trois en France, selon les données du média Rewell Mag.

Les fils, eux, tracent leur propre chemin : Oscar en neurosciences, Léon dans la musique sous le nom de Leon Hesby. Amanda oscille entre fierté et vertige, mais assume cette transition, symbole de la vulnérabilité des mères modernes prises entre accomplissement personnel et séparation.

Une reconstruction loin des projecteurs : les implications d’une parole libérée

Ces confessions interviennent à un moment charnière pour la parole des femmes dans l’industrie du divertissement. L’affaire Patrick Bruel, qui compte désormais 13 plaintes pour viol et agression sexuelle, dont celle de la journaliste Flavie Flament, s’inscrit dans un mouvement plus large de libération de la parole #MeToo. Amanda Sthers, sans accuser directement, offre une perspective nuancée sur les dynamiques de pouvoir, l’infidélité et la reconstruction.

Son cheminement personnel – de l’ombre de son ex-mari à une carrière assumée à Hollywood, en passant par la douleur du nid vide – illustre les défis auxquels de nombreuses femmes sont confrontées. En choisissant de parler d’infidélité, de jalousie et de légitimité, elle déplace le focus du scandale vers des questions plus profondes sur la résilience et l’identité.

Cette sortie médiatique, bien que centrée sur sa vie privée, fait écho à des tendances plus larges dans la société : la remise en question des relations asymétriques, la place des femmes dans les couples célèbres, et la difficulté de faire entendre sa voix quand on a été définie par son conjoint. Amanda Sthers, elle, a choisi de reprendre la parole – pour elle-même.

En complément de cette actualité, vous pouvez lire l'interview de Boualem Sansal qui s'exprime sur sa liberté retrouvée ici.

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