Wimbledon 2026 : Gauff renoue avec la victoire sur gazon, Serena de retour, Osaka éblouit
Le tournoi de Wimbledon 2026 a débuté lundi 29 juin sur les courts du All England Club, et les premières journées ont déjà livré leur lot d'émotions et de surprises. Coco Gauff a mis fin à une longue disette sur gazon, Serena Williams a effectué un retour très attendu en simple, tandis que Naomi Osaka a captivé l'attention avec une tenue spectaculaire inspirée du kimono traditionnel japonais. Retour sur les faits marquants de ce début de quinzaine.
Coco Gauff : une première victoire sur gazon en deux ans
Invitée sur le No. 2 Court en fin de journée lundi, Coco Gauff (22 ans) n'a fait qu'une bouchée de l'Allemande Tamara Korpatsch (78e mondiale) en moins d'une heure : 6-2, 6-1. Ce succès, son premier sur gazon depuis deux ans, a provoqué un large sourire sur le visage de l'Américaine, qui a semblé soulagée.
« Je ne regrette pas le passé, j'apprends simplement de lui », a-t-elle déclaré avec humour après le match. « Nous n'avons pas la meilleure relation, le gazon et moi. Mais je pense avoir les capacités pour y jouer. C'est surtout une question de confiance. »
En 2024, Gauff avait été éliminée au quatrième tour par Emma Navarro après un match marqué par des tensions avec ses entraîneurs. L'an dernier, elle avait chuté dès le premier tour. « Elle était tout ce qu'elle n'avait pas été ces deux dernières années sur la surface la plus rare du tennis », résume Matthew Futterman dans The Athletic. Gauff a signé plus d'aces que de doubles fautes, plus de coups gagnants que de fautes directes, et a mené le jeu avec autorité.
Pourtant, Wimbledon reste le seul Grand Chelem où Gauff n'a jamais atteint les quarts de finale, malgré un parcours prometteur en 2019 lorsqu'elle avait battu son idole Venus Williams à seulement 15 ans. « Peut-être que ce déclic vient enfin », espèrent ses supporteurs.
Serena Williams : un retour émouvant sur le Centre Court
L'événement le plus attendu de cette première journée était sans conteste le retour de Serena Williams en simple. À 44 ans, la légende américaine n'avait plus joué un match officiel depuis près de quatre ans. Elle devait affronter la jeune Maya Joint sur le Centre Court, un moment chargé d'émotion.
« C'est une joueuse qui a marqué l'histoire de ce sport et de ce tournoi », rappelle notre rédaction. « Son retour, même à 44 ans, suscite une ferveur immense. »
Williams s'est entraînée sous les yeux des caméras et a reçu un accueil chaleureux du public. Pour son premier match, elle a été accueillie par une standing ovation. Serena, qui détient 23 titres du Grand Chelem, n'a plus joué à Wimbledon depuis 2021. Son retour, bien que symbolique, ajoute une dose de nostalgie et de suspense à cette édition. « C'est un moment unique pour le tennis féminin », commente The Athletic.
Naomi Osaka et sa tenue kimono : un hommage à la culture japonaise
Naomi Osaka, 28 ans, tête de série numéro 14, a elle aussi marqué les esprits, mais pas seulement par son jeu. Pour son entrée sur le No. 3 Court contre la Française Elsa Jacquemot (6-1, 7-5), elle arborait une robe longue blanche, brodée de grues et de fleurs de cerisier, et coiffée d'un kanzashi, ornement traditionnel japonais.
« Je pense au fait que le code vestimentaire tout blanc de Wimbledon, en vigueur depuis près de 150 ans, n'a jamais été une limite pour moi », a-t-elle confié en conférence de presse. « Il y a tellement de motifs, de tissus, de textures différents. Je n'ai jamais pensé que cela me restreignait. »
La tenue, imaginée avec la designer tokyoïte Hana Yagi, est composée de sept textiles recyclés, dont des kimonos vintage et une robe de mariée shiromuku. Sous la robe, Osaka portait une tenue Nike blanche ornée de motifs kirigami floraux en 3D.
« Mon inspiration vient aussi de Lucy Liu dans Kill Bill. Elle porte un kimono blanc et j'ai toujours trouvé cela magnifique. C'est ma version, tout en rendant hommage au Japon », a-t-elle expliqué.
Son entrée a suscité une curiosité amusée chez ses collègues joueuses et dans le public. « J'ai vu des gens se tourner complètement pour me regarder en marchant vers le court. C'était amusant », a-t-elle souri, avant d'ajouter avec malice : « Cela ajoute une pression pour ne pas porter une robe de balle et perdre au premier tour. »
Ben Shelton éliminé d'entrée, Zverev en lutte
Côté tableaux masculins, la première grosse surprise est venue de l'Américain Ben Shelton, tête de série numéro 4, battu dès le premier tour par le Finlandais Otto Virtanen au terme d'un super tie-break en cinq sets (6-4, 3-6, 7-6, 6-7, 7-6). Shelton, pourtant favori, a craqué dans les moments décisifs.
Alexander Zverev (tête de série numéro 2) a lui connu des difficultés face au Belge Alexander Blockx. Après avoir perdu le deuxième set au tie-break, il a dû batailler pour breaker dans le quatrième set, avant de concéder deux doubles fautes consécutives qui ont relancé son adversaire. Le match s'est poursuivi sous tension.
Les autres résultats marquants
- Iga Świątek (tête de série numéro 3), tenante du titre, s'est imposée en trois sets.
- Elena Rybakina (numéro 2) a également dû batailler en trois manches pour passer.
- Taylor Fritz (6), Amanda Anisimova (6) et Madison Keys (26) ont franchi le premier tour sans encombre.
- Alexandra Eala (29) a dominé Renata Zarazúa 6-1, 6-2, avec 81 % de points gagnés sur première balle.
Pourquoi ce début de Wimbledon est important
Ce cru 2026 s'annonce particulier pour plusieurs raisons. D'abord, il marque le retour de deux figures majeures du tennis féminin : Coco Gauff, qui semble enfin trouver ses marques sur gazon, et Serena Williams, qui rallume la flamme du
défi générationnel.
Ensuite, Naomi Osaka, revenue au plus haut niveau après une maternité et des blessures, prouve qu'elle peut conjuguer performance et expression personnelle. Ses tenues — l'Eiffel Tower à Roland-Garros, la méduse à l'Open d'Australie — sont devenues aussi attendues que ses résultats.
Enfin, cette édition est marquée par une forte concurrence chez les hommes, où des têtes de série comme Shelton tombent dès le premier tour, et où des joueurs comme Zverev peinent à imposer leur jeu. « Wimbledon reste le tournoi le plus impitoyable du circuit », rappelle The Athletic. « Ici, personne n'est à l'abri. »
Le retour de la mode et du spectacle
Le All England Club, souvent perçu comme le temple de la tradition, semble accepter avec bienveillance les audaces vestimentaires des joueuses. Naomi Osaka a montré que le blanc n'est pas une limite mais une toile vierge. « Je n'ai jamais considéré le blanc comme restrictif », a-t-elle insisté. « Il y a tellement de motifs, de textures et de façons de jouer avec la lumière. »
Son approche rejoint une tendance plus large : les joueurs et joueuses utilisent de plus en plus leur tenue comme un vecteur d'identité culturelle ou personnelle. À l'ère des réseaux sociaux, chaque tenue devient un moment de marketing et de storytelling.
Le tableau d'ensemble : que retenir de ce début de tournoi ?
À ce stade, le tournoi de Wimbledon 2026 tient toutes ses promesses : un mélange d'émotions, de drame, de tradition et de modernité. Coco Gauff a brisé un plafond de verre sur gazon ; Serena Williams a fait battre le cœur des nostalgiques ; Naomi Osaka a prouvé que la mode et le sport peuvent cohabiter avec élégance.
Le parcours de ces joueuses sera scruté de près. Pour Gauff, l'enjeu est de confirmer ce sursaut de confiance. Pour Williams, il s'agit de savourer chaque instant, quel que soit le résultat. Pour Osaka, de continuer à allier performance et créativité.
Les prochains jours s'annoncent décisifs. Avec des matchs au sommet dès le deuxième tour — notamment le choc potentiel entre Swiatek et une qualifiée —, le public londonien ne devrait pas s'ennuyer. « Ce Wimbledon 2026 restera dans les mémoires comme celui des grands retours et des grandes déclarations », conclut The Athletic.
Découvrez également notre couverture du premier tour : Wimbledon 2026 : Serena Williams de retour, Djokovic en chasse du 25e titre et Maja Chwalińska en difficulté à Wimbledon après un début prometteur.
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