Tour de France 2026 : Waerenskjold crée la surprise sur la 11e étape, place au sprint à Chalon

The route for stage 2 of the 2026 Tour de France

Waerenskjold crée la surprise à Nevers et entre dans l'histoire

Mercredi 15 juillet, la 11e étape du Tour de France entre Vichy et Nevers a tenu toutes ses promesses avec un final à suspense. Alors que les sprinteurs étaient attendus pour se disputer la victoire, c'est le Norvégien Søren Wærenskjold (Uno-X Mobility) qui a créé la surprise en s'imposant à l'issue d'un sprint décousu. Il devance Olav Kooij (Decathlon AG2R La Mondiale) et Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck), tous deux crédités du même temps.

Mais au-delà de la performance, c'est le record qui marque les esprits : la 11e étape a été parcourue à une vitesse moyenne de 50,9 km/h, soit la moyenne la plus élevée jamais enregistrée dans l'histoire du Tour de France. Les 161,3 kilomètres ont été avalés en 3 heures 10 minutes et 6 secondes, un rythme effréné qui a laissé les observateurs pantois.

Un sprint décousu et des échappés courageux

Les trois hommes de tête – Anthon Charmig, Nelson Oliveira et Mathis Le Berre – ont longtemps animé la journée avant d'être repris à 5 kilomètres de l'arrivée. Charmig a d'ailleurs été récompensé du prix de la combativité. Dans les derniers hectomètres, Wærenskjold a surpris tout le monde en anticipant le sprint et en résistant au retour de Kooij et Philipsen, pourtant donnés favoris.

Contexte : après le repos, Pogacar a frappé fort au Lioran

Pour comprendre l'enjeu de cette 11e étape, il faut revenir à la veille. Au lendemain de la journée de repos, Tadej Pogacar a levé les bras sur la 10e étape au Lioran, devançant assez largement Remco Evenepoel et le jeune Paul Seixas. Le Slovène confirme ainsi son statut de maillot jaune et de grand favori pour la victoire finale, comme nous l'analysions dans Tour de France 2026 : Pogacar, nouveau « patron » du peloton, déjà tout-puissant ?.

Ce jeudi 16 juillet, place à la 12e étape, avec un départ donné du circuit de Magny-Cours, temple de la vitesse automobile, pour une arrivée à Chalon-sur-Saône. Le parcours de 179,1 km est légèrement plus vallonné que la veille, avec trois côtes de quatrième catégorie. La dernière difficulté, située à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée, pourrait servir de petit écrémage chez les sprinteurs avant l'emballage final.

Les favoris du jour : Pedersen, Merlier, Kooij en embuscade

Comme mercredi, une arrivée au sprint semble se dessiner. Mais la petite côte à 20 km de l'arrivée pourrait avantager Mads Pedersen (Lidl-Trek), actuel maillot vert, réputé plus à l'aise quand la route s'élève. Les autres favoris sont Tim Merlier (Soudal Quick-Step), déjà deux fois vainqueur sur ce Tour, Olav Kooij (Decathlon AG2R La Mondiale) et Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck), tous en quête de revanche après leur déconvenue de la veille. Biniam Girmay (NSN Cycling Team) espère aussi décrocher son premier succès sur cette édition 2026.

Perspective : le sprint reine, mais les puncheurs pourraient en profiter

Cette 12e étape illustre parfaitement la diversité des profils sur ce Tour de France 2026. Après des étapes de montagne où Pogacar a imposé sa loi, place au sprint et aux puncheurs-grimpeurs. La petite difficulté à 20 km de l'arrivée pourrait en effet offrir une opportunité aux coureurs capables de passer les bosses sans perdre trop d'énergie, comme Pedersen ou même Mathieu van der Poel, vainqueur de la 9e étape à Ussel comme nous le racontions dans Tour de France 2026 : Van der Poel s'offre la 9e étape à Ussel sous une chaleur écrasante.

Sur le plan collectif, les équipes de sprinteurs vont devoir travailler davantage que mercredi pour contrôler les échappées et préparer le sprint. Les Decathlon AG2R La Mondiale d'Olav Kooij, qui ont montré leur force dans le final de la 11e étape, tenteront d'imposer leur tempo. Mais la configuration plus accidentée pourrait favoriser les échappées matinales, notamment des puncheurs.

Un Tour qui reste ouvert malgré la domination de Pogacar

Au classement général, Tadej Pogacar conforte son maillot jaune, mais la course n'est pas encore pliée. Remco Evenepoel et les autres favoris pour le podium attendent leur chance dans les étapes de montagne à venir. Cependant, cette séquence de sprints permet aux coureurs moins à l'aise en haute montagne de briller et de grappiller des points précieux pour le classement par points ou la combativité.

Pour les amateurs de cyclisme, cette 12e étape promet un spectacle haletant entre vitesse pure et gestion des efforts, avec en toile de fond la quête de revanche des sprinteurs après la surprise norvégienne de la veille. Rendez-vous à Chalon-sur-Saône pour le verdict.

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