Peacock augmente ses prix : la quatrième hausse en quatre ans
Depuis le 18 août 2026, Peacock, la plateforme de streaming de NBCUniversal, a augmenté les prix de tous ses abonnements. C'est la quatrième hausse en quatre ans pour le service, qui vient tout juste de devenir rentable. Les nouveaux tarifs s'appliquent immédiatement aux nouveaux abonnés, tandis que les abonnés existants verront la hausse à partir de leur prochaine facturation, le 17 septembre 2026 au plus tôt. Si vous bénéficiez d'une offre promotionnelle, celle-ci reste valable jusqu'à son terme.
Concrètement, l'abonnement Select passe de 7,99 € à 8,99 € par mois, le Premium de 10,99 € à 12,99 €, et le Premium Plus de 16,99 € à 19,99 €. Les tarifs annuels suivent la même tendance : 89,99 € pour le Select, 129,99 € pour le Premium et 199,99 € pour le Premium Plus. NBCUniversal justifie cette hausse par la nécessité de "continuer à offrir la meilleure expérience à ses téléspectateurs, rester compétitif sur le marché et proposer des contenus uniques dans tous les genres".
Une rentabilité acquise de justesse
Cette augmentation intervient dans un contexte délicat. Le mois dernier, NBCUniversal annonçait enfin la rentabilité de Peacock, une première depuis son lancement. Le service a également lancé cette semaine un programme de fidélité offrant des réductions sur la boutique NBCU et chez des partenaires comme Instacart. Mais ces efforts de monétisation ne suffisent pas à enrayer la spirale des hausses de prix, qui touche l'ensemble du secteur.
Breezeline tire un trait sur le câble traditionnel
Autre signe fort de la mutation du secteur : Breezeline, un fournisseur majeur d'accès à Internet, de télévision et de téléphonie, a annoncé l'arrêt de son offre de télévision par câble traditionnelle. Désormais, ses clients se voient proposer directement le service de streaming de DIRECTV, avec un appareil Gemini ou via une application. Cette décision, officialisée le 18 août 2026, fait de Breezeline l'un des derniers grands câblo-opérateurs à abandonner le câble au profit du streaming.
Le partenariat avec DIRECTV permet aux abonnés de Breezeline de profiter de chaînes locales, de sports en direct, de la 4K et d'un DVR cloud illimité. Pour les amateurs de sport, l'expérience est particulièrement soignée : visualisation de quatre matchs simultanément grâce au Multiview, scores en temps réel et recommandations personnalisées. Cette transition s'inscrit dans une tendance lourde : les fournisseurs d'accès préfèrent désormais s'appuyer sur des plateformes de streaming pour la distribution de contenus, plutôt que de maintenir des infrastructures coûteuses.
Le câble n'est plus une priorité
Breezeline avait déjà commencé à se désengager du câble en 2023, en remplaçant son offre traditionnelle par son propre service Stream TV. Le choix de s'associer à DIRECTV plutôt que de développer sa propre plateforme montre que les opérateurs télécoms se concentrent sur leur cœur de métier : la connectivité. Ils laissent la gestion des contenus à des acteurs spécialisés, capables d'offrir une expérience plus riche et plus flexible.
Disney ferme BabyTV et réduit encore son catalogue
Disney continue, de son côté, à tailler dans son portefeuille de chaînes traditionnelles. La société a confirmé la fermeture de BabyTV au Canada, effective depuis le 7 août 2026, et celle de son service de streaming BabyTV à la fin du mois. La chaîne, destinée aux enfants de moins de 4 ans, avait déjà cessé d'émettre en France en septembre 2025, et avait quitté plusieurs marchés ces dernières années, dont le Japon, l'Italie et la Russie.
BabyTV avait été lancée en 2003 en Israël, puis rachetée par News Corp en 2007, avant de passer sous pavillon Disney en 2019. Aujourd'hui, Disney la juge non stratégique, préférant concentrer ses efforts sur Disney Junior et sa plateforme Disney+. Le site babytv.com redirige d'ailleurs désormais vers le portail général de Disney. Une décision logique pour une entreprise qui veut rationaliser son offre et se concentrer sur ses marques fortes.
Un secteur en pleine recomposition
Ces trois annonces, qui tombent presque simultanément, illustrent à quel point le streaming continue de bouleverser les modèles économiques traditionnels de la télévision. D'un côté, les plateformes comme Peacock doivent constamment augmenter leurs tarifs pour atteindre la rentabilité, quitte à brusquer leurs abonnés. De l'autre, les câblo-opérateurs comme Breezeline abandonnent leurs infrastructures au profit de partenaires comme DIRECTV, faute de pouvoir rivaliser avec les géants du streaming.
Enfin, les grands groupes comme Disney n'hésitent plus à fermer des chaînes entières, même historiques, pour se concentrer sur leurs priorités stratégiques. La multiplication des hausses de prix et la disparition progressive du câble pourraient toutefois pousser les consommateurs à faire des arbitrages. Certains pourraient se tourner vers des offres groupées ou des services gratuits financés par la publicité, tandis que d'autres décideront de réduire le nombre de leurs abonnements.
Cette recomposition profite aux acteurs les plus agiles, capables de s'adapter rapidement aux nouvelles attentes. Pour les téléspectateurs, la tentation est grande de revenir à une offre unique, moins coûteuse, quitte à y perdre en variété. La bataille du streaming est loin d'être terminée, et les prochains mois s'annoncent décisifs pour déterminer qui, des plateformes ou des fournisseurs d'accès, tirera son épingle du jeu.
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