Sexe dans l'ISS : Thomas Pesquet révèle les coulisses de l'intimité en apesanteur

European Space Agency's French astronaut Thomas Pesquet speaks during the Indian Space Conclave in New Delhi on October 9, 2023.

Thomas Pesquet brise le tabou de l'intimité dans l'espace

Dans une récente interview accordée à David Castello-Lopes pour l'émission Small Talk de Konbini, l'astronaute français Thomas Pesquet a répondu à une question que beaucoup se posent : peut-on avoir des relations sexuelles à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ? Une question qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux, alors que l'actualité spatiale est dominée par les exploits de Sophie Adenot, qui vient de battre le record européen de la plus longue mission spatiale habitée.

Thomas Pesquet, fort de ses deux missions (Proxima en 2016 et Alpha en 2021, lors de laquelle il est devenu le premier Français à commander l'ISS), a apporté une réponse nuancée : "La nuit, je pense que tu pourrais", a-t-il admis, tout en précisant que la réalité est bien plus complexe qu'il n'y paraît.

Couchettes individuelles et absence de monitorage : une intimité relative

Interrogé sur les conditions de vie à bord, Thomas Pesquet a expliqué que les astronautes ne sont surveillés que pendant la journée, et non dans tous les modules de la station. Il existe donc des moments et des endroits propices à un certain isolement. "Ce serait difficile de garder cela secret de tes congénères, mais tu as des couchettes individuelles", a-t-il souligné. Ces espaces personnels, bien que rudimentaires, offrent un semblant d'intimité dans un environnement où la promiscuité est la règle.

Cependant, cette intimité reste très limitée. La station spatiale est un lieu exigu, où chaque mouvement est potentiellement observé ou entendu. Thomas Pesquet a d'ailleurs ironisé sur le fait que "chacun connaît les habitudes des autres", ce qui rendrait difficile toute relation secrète.

Le défi physique de l'apesanteur

Au-delà de la discrétion, l'astronaute a mis en lumière un obstacle de taille : l'apesanteur. "Dès que tu touches un truc, ça te donne du recul", a-t-il expliqué avec humour, décrivant comment la moindre impulsion peut faire dériver les corps dans l'espace. Une relation sexuelle deviendrait alors "techniquement compliquée", les mouvements étant difficiles à contrôler sans gravité.

Cette révélation a été largement relayée par la presse people, notamment par Marie France, qui a intitulé son article : "Faire l'amour dans l'espace ? Thomas Pesquet dévoile ce qu'il se passe vraiment dans les couchettes individuelles de l'ISS, 'On sait trouver des solutions'". L'astronaute fait preuve d'humour et de pragmatisme, rappelant que les membres d'équipage sont avant tout des professionnels concentrés sur leur mission.

Une actualité spatiale dense pour la France

Ces confidences surviennent dans un contexte spatial européen particulièrement riche. Le 3 septembre 2026, Sophie Adenot a officiellement battu le record de la plus longue mission européenne de vol habité, détenu depuis 2020 par l'Italien Luca Parmitano (200 jours). La Française, qui a effectué trois sorties spatiales historiques, est à bord de l'ISS depuis février 2026 pour la mission Epsilon. "La plupart des objectifs ont été accomplis", a-t-elle déclaré, avant d'ajouter qu'il reste encore quelques semaines de travail avant son retour sur Terre, prévu avec le remplacement du Crew-12 par le Crew-13 à la fin du mois.

Dans le top 5 des missions européennes les plus longues, Thomas Pesquet figure à deux reprises avec Proxima et Alpha, tandis que son interview s'inscrit dans une série de vidéos où il répond aux questions loufoques de David Castello-Lopes.

L'intimité dans l'espace, une question qui interroge l'avenir des missions longues

Au-delà de l'anecdote, cette question révèle un enjeu plus profond pour les futures missions spatiales, notamment celles vers Mars, qui pourraient durer plusieurs années. Si aujourd'hui l'ISS est un espace relativement sûr, les agences spatiales devront bientôt prendre en compte les besoins affectifs et sexuels des astronautes.

Les récentes déclarations de Thomas Pesquet mettent en lumière les défis physiques et psychologiques de la vie en micropesanteur, et la manière dont les astronautes s'adaptent. Les solutions pour préserver une forme d'intimité, comme les couchettes individuelles, sont encore rudimentaires, mais elles pourraient évoluer avec le temps.

Cette actualité rappelle également que l'exploration spatiale, bien que scientifique, reste une aventure profondément humaine. Les confessions de Thomas Pesquet, loin d'être un simple buzz, participent d'une certaine manière à normaliser les questions de santé et de bien-être en mission. Les astronautes, malgré leur statut de héros, restent des êtres humains avec des besoins universels, comme le souligne cet épisode de Small Talk qui a conquis le web.

En attendant de savoir si l'intimité aura une place dans les futurs vaisseaux, Thomas Pesquet et ses collègues peuvent se concentrer sur leurs missions. Et pour les curieux, l'interview complète est disponible sur YouTube, où l'on apprend également comment on fait caca dans l'espace...

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