Sébastien Chenu lance la campagne RN aux sénatoriales en Eure-et-Loir

Sébastien Chenu lance la campagne RN aux sénatoriales en Eure-et-Loir

Sébastien Chenu en Eure-et-Loir : le RN lance sa campagne pour les sénatoriales

Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, s'est rendu à Luisant (Eure-et-Loir) le vendredi 5 juin 2026 pour donner le coup d'envoi de la campagne de Christophe Bay aux élections sénatoriales de septembre. Accompagné de Virginia de Oliveira, déléguée départementale du RN, il a participé au dîner-débat mensuel des militants euréliens, dans un restaurant de la commune. L'occasion de marquer le lancement officiel de la candidature de Christophe Bay, député européen et ancien directeur de campagne de Marine Le Pen, qui brigue l'un des trois sièges du département au palais du Luxembourg.

« C'est un hasard du calendrier, mais il fait bien les choses », s'est amusé Christophe Bay, alors que les conseils municipaux désignaient ce même soir leurs délégués chargés de voter aux sénatoriales. La présence de Sébastien Chenu visait à crédibiliser cette investiture auprès des grands électeurs. « Il connaît très bien les problématiques des collectivités locales. De par son profil, il sécurise les grands électeurs. On ne pouvait pas trouver mieux », a validé le vice-président de l'Assemblée nationale, imaginant déjà Christophe Bay siéger au sein d'un futur groupe RN à la chambre haute.

Un enjeu stratégique pour le RN à la chambre haute

Cette mobilisation en Eure-et-Loir s'inscrit dans une stratégie plus large du Rassemblement national, qui espère constituer un groupe parlementaire au Sénat après les élections de septembre 2026. Fort de ses succès aux dernières municipales, le parti entend peser sur les débats concernant l'insécurité, la crise migratoire, l'agriculture ou le pouvoir d'achat. « La candidature de Christophe, c'est l'opportunité de faire entendre la voix de l'Eure-et-Loir », a insisté Sébastien Chenu.

Au-delà du terrain : un agenda politique chargé pour Sébastien Chenu

Budget rectificatif : l'appel à Yaël Braun-Pivet

Quelques jours avant ce déplacement, le 1er juin, Sébastien Chenu était l'invité de l'émission Lundi c'est politique sur LCP. Il a profité de cette tribune pour lancer un appel public à la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, afin qu'elle saisisse le gouvernement sur la nécessité d'un budget rectificatif. Selon le député RN, la construction même du budget doit être corrigée en raison de risques de dérapages importants.

« Ce projet de loi de finances rectificative est nécessaire parce qu'il y a des risques de dérapages très importants par rapport à ce que le gouvernement nous a raconté », a-t-il affirmé, pointant une surestimation de la croissance et une sous-estimation de l'inflation. Il a également dénoncé l'attitude de l'exécutif qui, selon lui, « ne veut toucher à rien » : ni la TVA, ni l'immigration, ni les agences. « Elle serait dans son rôle, elle a matière à demander à ce que le Parlement soit respecté », a-t-il conclu.

Le totem des retraites et les indiscrétions politiques

Le nom de Sébastien Chenu est également apparu dans les indiscrétions politiques récentes. Selon Challenges, le vice-président du RN serait associé à une réflexion autour de la réforme des retraites, présentée comme un « totem » pour le parti. Alors que Jordan Bardella poursuit sa stratégie de normalisation, Chenu semble incarner une voix plus technique, notamment sur les questions budgétaires et sociales.

Réforme des aides à la presse : une proposition choc

Sébastien Chenu s'est également distingué en proposant une refonte radicale des aides publiques à la presse. Dans un entretien au JDD, il a qualifié ces aides d'« injustes, contre-productives et désuètes ». Il a pointé les 177 millions d'euros d'aides directes et jusqu'à 245 millions d'aides indirectes, qui profiteraient selon lui à de grands groupes n'en ayant pas besoin.

« Nous restons très attachés à l'avantage postal, qui permet d'irriguer le territoire. Mais pour le reste, nous plaidons pour une remise en cause », a-t-il déclaré. Il propose notamment un crédit d'impôt permettant aux Français de flécher directement leur soutien vers les médias de leur choix. Il a également remis en cause l'abattement fiscal des journalistes, qu'il juge sans justification, tout en plaidant pour une hausse des salaires de 10 % en échange d'une baisse des cotisations patronales.

Cette proposition intervient dans un contexte de défiance croissante envers les médias traditionnels, que Sébastien Chenu relie à la montée en puissance des réseaux sociaux. « Il faut moderniser l'écosystème dans lequel la presse évolue », a-t-il insisté.

Perspective : un mois de juin 2026 charnière pour le RN

Ce déplacement en Eure-et-Loir, couplé aux prises de position budgétaires et médiatiques, dessine la stratégie du Rassemblement national à l'approche des échéances électorales de septembre. Le parti semble vouloir conjuguer ancrage local, comme en témoigne la campagne de Christophe Bay, et propositions nationales fortes, à l'image de la réforme des aides à la presse.

Sébastien Chenu, figure montante et vice-président de l'Assemblée nationale, apparaît comme l'un des artisans de cette double approche. Alors que les sondages pour la présidentielle de 2027 commencent à s'affiner, son rôle sur les questions budgétaires et médiatiques pourrait s'avérer décisif.

Pendant ce temps, l'actualité internationale retient également l'attention. Alors que Séisme de magnitude 7,8 aux Philippines : un tsunami dévastateur et un bilan qui s'aggrave mobilise les secours, la France se prépare également à l'Éclipse solaire du 12 août 2026 : la France aux portes de l'obscurité, un événement rare qui pourrait détourner l'attention politique quelques semaines avant les sénatoriales.

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