Sabalenka, insatiable sur dur : cap sur les quarts à Toronto
Aryna Sabalenka, n°1 mondiale, a validé son billet pour les quarts de finale du WTA Toronto (National Bank Open) ce week-end, confirmant sa mainmise sur les surfaces dures. Opposée à Ekaterina Alexandrova en huitième de finale, la Biélorusse a déroulé son tennis puissant et maîtrisé pour s'imposer en deux sets secs (6-3, 6-2). Une performance de plus pour la joueuse de 28 ans, qui enchaîne une 16e victoire consécutive sur dur et reste sur un bilan éloquent de 25 succès pour une seule défaite en 2026.
Depuis son élimination en finale de l'Open d'Australie par Elena Rybakina, Sabalenka n'a plus perdu le moindre match sur surface rapide. Elle a d'ailleurs remporté les trois tournois sur dur auxquels elle a participé avant Toronto : Brisbane, Indian Wells et Miami. Cette série impressionnante intervient au meilleur moment, à quelques semaines de l'US Open, où elle défendra son titre. Avec 2 215 points à protéger lors de la tournée nord-américaine, la pression est palpable, mais la n°1 mondiale semble plus sereine que jamais.
La « malédiction Sabalenka » : un drôle de précédent statistique
En conférence de presse après sa victoire, Sabalenka a été interrogée sur une statistique pour le moins curieuse : depuis Rome 2025, toutes les joueuses qui l'ont battue avant une finale ont systématiquement perdu leur match suivant. Un chiffre rapporté par Andrea Petkovic, qui a fait sourire l'intéressée.
« Je pense que l'on devrait montrer cette statistique aux joueuses et leur demander : pourquoi iriez-vous me battre si vous savez que ça va vous arriver au tour suivant ? », a ironisé la Biélorusse, visiblement amusée. Avant de relativiser : « C'est une coïncidence, je pense. Chaque match que j'ai perdu récemment s'est joué en trois sets, très disputé. Si l'adversaire joue le lendemain, c'est dur d'enchaîner après un combat pareil. » Une explication pragmatique, mais qui alimente la légende d'une joueuse qui semble intouchable lorsqu'elle est en confiance.
Cette anecdote illustre surtout la forme étincelante de Sabalenka, qui aborde la fin de saison avec un objectif clair : ne pas terminer une année dominante sans un nouveau titre du Grand Chelem. La rivalité avec Rybakina et la jeune Mirra Andreeva, qui grignotent leur retard au classement, promet un automne bouillant.
Fashion statement : Sabalenka défend sa robe basket pour l'US Open
Au-delà des courts, Aryna Sabalenka fait parler d'elle pour ses choix stylistiques. La veille, elle a dévoilé sur les réseaux sociaux la tenue qu'elle portera à l'US Open, fin août. Une robe en dentelle noire et rouge, inspirée du basketball, qui a immédiatement suscité des critiques. Certains internautes ont jugé la pièce trop audacieuse pour un court de tennis.
Sabalenka n'a pas tardé à répondre, avec son franc-parler habituel : « J'adore cette tenue Nike. Chaque Grand Chelem a un thème sportif : la surfe pour l'Open d'Australie, la danse pour Roland-Garros, le cricket pour Wimbledon et le basket pour l'US Open. J'ai encouragé Nike à sortir des sentiers battus, à créer quelque chose de plus fun et original. On ne peut pas plaire à tout le monde avec ses fringues, et c'est ça que j'aime dans la mode. » Un discours assumé, conforme à l'image décomplexée de la joueuse, qui n'hésite pas à partager son quotidien sur les réseaux sociaux.
Cette sortie coïncide avec la diffusion du dernier épisode de sa websérie « Aryna's Arena » sur YouTube, où elle dévoile les coulisses de ses vacances à Mykonos avec son compagnon Georgios Frangulis. Un contenu qui séduit ses millions de fans et renforce sa popularité hors des courts.
Un été décisif pour la n°1 mondiale
Alors que Toronto lui sert de rampe de lancement, Sabalenka savoure son statut de patronne du circuit. Sa régularité sur dur, sa solidité mentale et son agressivité constante en font la principale favorite pour l'US Open. Mais attention : la concurrence ne dort pas. Iga Swiatek, qui reste sur des prestations solides, Jessica Pegula, toujours dangereuse à domicile, ou encore la surprenante Marta Kostyuk, qui l'a déjà battue cette année, pourraient lui poser des problèmes.
D'ailleurs, l'intéressée n'oublie pas de rappeler que rien n'est acquis. Son élimination en finale à Melbourne l'a marquée, et elle aborde chaque match avec la même intensité. « Je prends les choses étape par étape, a-t-elle répété. Mon équipe et moi travaillons sur des ajustements techniques, mais je crois avant tout en mon jeu. » Sabalenka incarne cette nouvelle génération de championnes qui n'hésitent pas à bousculer les codes, que ce soit sur le court ou en dehors. Alors que le tennis féminin vit une période dorée, porté par des personnalités fortes, la Biélorusse trace sa route, un sourire en coin et une robe basket sur le dos.
Dans cette perspective, son état d'esprit fait écho à ses prises de position récentes, notamment lorsqu'elle a soutenu les tests génétiques de la WTA pour plus d'équité sportive. Une chose est sûre : Aryna Sabalenka ne laisse personne indifférent, et c'est bien là sa plus grande force.
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