Novak Djokovic lance sa quête du 25e titre du Grand Chelem à Roland Garros
À 39 ans, Novak Djokovic s’apprête à disputer son 82e tournoi du Grand Chelem, un record, lors de l’édition 2026 de Roland Garros qui débute ce dimanche 24 mai. Le Serbe, toujours en quête d’un 25e titre majeur qui le placerait seul au sommet de l’histoire, a tiré un premier bilan de sa préparation compliquée. « J’ai vécu des moments difficiles avec mon corps ces six à huit derniers mois », a-t-il confié en conférence de presse, à Paris. « Mais si je suis en bonne santé, j’ai toujours la conviction de pouvoir rivaliser pour les plus grands titres. »
Djokovic affrontera au premier tour le jeune Français Giovanni Mpetshi Perricard, un adversaire qu’il n’a jamais rencontré. Le numéro un mondial déchu n’a disputé qu’un seul match sur terre battue cette saison, une défaite à Rome face à Dino Prizmic. « Je voulais jouer plus, mais mon corps ne me le permettait pas », a-t-il expliqué, ajoutant suivre un processus de rééducation.
L’ombre de Sinner et l’absence d’Alcaraz
Le tableau masculin est dominé par la présence écrasante de Jannik Sinner, vainqueur de tous ses matches depuis Indian Wells. L’Italien, placé dans la moitié de tableau opposée, fait figure de grand favori. Mais l’absence de Carlos Alcaraz, forfait jusqu’à Wimbledon, pourrait offrir une fenêtre inespérée à Djokovic. « C’est une opportunité en or, estiment plusieurs observateurs. Le Serbe n’a jamais été aussi proche de son 25e titre depuis sa finale à l’Open d’Australie en janvier. »
Djokovic avait terrassé Sinner en demi-finale à Melbourne avant de s’incliner en quatre sets face à Alcaraz. Une performance qui démontre qu’il reste capable de produire son meilleur tennis sur les grands rendez-vous. Mais l’usure physique, et notamment une blessure à l’épaule, a considérablement réduit son temps de jeu.
Un contexte de tensions sur le circuit
L’édition 2026 du tournoi parisien se déroule sous une ombre : plusieurs joueurs ont décidé de réduire leur temps de parole lors des traditionnelles journées médias de vendredi et samedi, en signe de protestation contre la répartition des prize money et le manque d’influence des joueurs dans les instances. Djokovic, lui, s’est plié à l’exercice sans restriction, fidèle à son habitude de s’exprimer longuement.
Le parcours des autres têtes d’affiche
Dans le tableau masculin, Alexander Zverev, numéro trois mondial, affrontera Benjamin Bonzi. Du côté des femmes, Aryna Sabalenka et Coco Gauff sont projetées vers une demi-finale au sommet. La jeune Mirra Andreeva, 19 ans, qui vient de disputer sa première finale en WTA 1000 à Madrid, débute face à Fiona Ferro. « Le public va la soutenir, mais j’ai de l’expérience », a commenté la Russe, qui avait atteint les quarts de finale l’an dernier.
La perspective : Djokovic, dernier rempart d’une génération en transition
Au-delà du simple enjeu sportif, la quête de Novak Djokovic cristallise une tendance plus large : l’allongement des carrières au sommet du tennis masculin. À 39 ans, le Serbe demeure l’un des deux seuls joueurs en activité à avoir déjà soulevé le trophée à Paris, avec Rafael Nadal, désormais retraité. Il est aussi l’un des trois seuls hommes à avoir battu Nadal sur la terre battue parisienne, et le seul à l’avoir fait deux fois.
« Djokovic a prouvé en Australie qu’il reste le meilleur derrière Sinner et Alcaraz », analyse un spécialiste. « Mais son corps le trahit. La question est de savoir s’il peut enchaîner sept matches de haute intensité. » L’incertitude physique du Serbe, couplée à la domination insolente de Sinner, promet un tournoi riche en émotions. Et une éventuelle finale entre les deux hommes, un remake de leur duel de Melbourne, serait l’affiche rêvée du tournoi.
Alors que le monde du tennis retient son souffle, Djokovic, lui, ne cache pas ses ambitions : « Je suis ici pour gagner. Toujours. » Une déclaration qui résonne comme un avertissement à ses plus jeunes concurrents.
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