Philippe de Villiers à l'antenne de CNews : un message fort à Xenia Fedorova

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Philippe de Villiers de retour sur CNews ce 11 septembre

Ce vendredi 11 septembre 2026, Philippe de Villiers retrouve les téléspectateurs de CNews pour un nouveau numéro de son émission Face à Philippe de Villiers, diffusée chaque semaine à 19h. L'ancien ministre et fondateur du Puy du Fou y livre son analyse de l'actualité politique, quelques jours après avoir adressé un message remarqué à Xenia Fedorova, chroniqueuse pro-Kremlin sous le coup d'un arrêté d'expulsion du territoire français.

Selon les informations relayées par Toutelatele.com, cette prise de parole intervient dans un contexte tendu entre la chaîne du groupe Bolloré et le ministère de l'Intérieur. La semaine précédente, pour sa rentrée, Philippe de Villiers avait déjà marqué les esprits par un message « lourd de sens » envers la chroniqueuse russe, sans que le contenu exact de ses propos n'ait été détaillé.

Les déclarations marquantes du jour

Lors de l'émission de ce vendredi, l'essayiste vendéen a multiplié les saillies politiques. Il a notamment affirmé que « la gauche ne va plus chercher ses électeurs dans les usines, mais dans les quartiers », une formule qui résume sa vision du basculement électoral de la gauche vers les banlieues. Il a également prévenu que « l'élection présidentielle sera sous le signe de la surveillance policière », laissant entendre que le pouvoir en place entend encadrer étroitement le scrutin de 2027.

Ces déclarations s'inscrivent dans la ligne éditoriale offensive de CNews, qui fait de Philippe de Villiers l'une de ses figures phares du vendredi soir.

Un contexte politique et médiatique sous haute tension

L'actualité de Philippe de Villiers ne se limite pas à ses interventions télévisées. Elle s'articule autour de trois dynamiques majeures qui traversent la vie politique française à l'approche de la présidentielle de 2027.

L'affaire Xenia Fedorova embrase CNews

Depuis plusieurs jours, le dossier Xenia Fedorova empoisonne les relations entre CNews et le gouvernement. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a adressé une lettre à l'Arcom, révélée par Le Monde et l'AFP, dans laquelle il menace la chaîne de « poursuites pénales » si la chroniqueuse pro-russe revenait à l'antenne, même à distance. Sous le coup d'un arrêté d'expulsion pour atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation », Xenia Fedorova pourrait en effet continuer ses chroniques depuis l'étranger, ce que le ministère considère comme un contournement des mesures le visant.

L'avocat de la chroniqueuse a dénoncé des « déclarations contradictoires » de la part de Laurent Nuñez, tandis que la chaîne n'a pas encore officiellement réagi à cette menace de sanctions pénales. Le message de Philippe de Villiers à Xenia Fedorova prend donc une résonance particulière : il s'agit pour lui de défendre une figure de sa chaîne tout en critiquant l'action du gouvernement.

Le livre Populicide et la bataille culturelle

En parallèle, Philippe de Villiers poursuit sa croisade intellectuelle avec son dernier ouvrage, Populicide (Fayard, 2025), dont le site Medias-Presse.info a publié un extrait le 10 septembre 2026. Dans ce texte, l'auteur décrit la disparition d'un « petit pays », d'un « petit peuple » et d'un « petit monde » – celui de son enfance vendéenne – qu'il voit englouti par la modernité. Il y voit un avertissement pour la France entière : « Vu qu'on a laissé le petit pays rouler à l'abîme, on pourrait se laisser entraîner à faire de même avec le grand. »

Ce thème de la « France éternelle » contre la « nouvelle France » est au cœur de son discours. Dans une tribune publiée par le JDD, il présente l'élection présidentielle de 2027 comme un « face-à-face méta-historique » entre ceux qui veulent sauver la France de toujours et ceux qui dessinent un pays nouveau, issu selon lui du « Wokistan » et de l'« Islamistan ». Il dénonce une « éradication rétrospective » menée par La France insoumise, citant les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la ruralité ou de Mathilde Panot sur la France blanche et chrétienne.

Une présidentielle 2027 déjà dans tous les esprits

À un an et demi du scrutin, Philippe de Villiers pose les termes d'un débat qui devrait dominer la campagne. Pour lui, l'enjeu central sera celui de la survie de « la France éternelle », menacée par ce qu'il appelle la « recolonisation » et la « repopulation du vide sanitaire ». Ces formulations radicales trouvent un écho dans une partie de l'électorat de droite et d'extrême droite, mais elles suscitent aussi de vives controverses.

Perspectives : une rentrée médiatique sous le signe de la confrontation

Avec cette rentrée 2026, Philippe de Villiers confirme son rôle de commentateur engagé, à la croisée du monde des médias et de la politique. Son émission hebdomadaire sur CNews lui offre une tribune puissante, qu'il utilise pour marteler ses thèses sur l'immigration, la sécurité et le déclin démographique. La menace de sanctions pénales contre CNews, si Xenia Fedorova revenait à l'antenne, pourrait encore accroître la visibilité de cette ligne éditoriale et nourrir la bataille entre la chaîne et le gouvernement.

À plus long terme, la question est de savoir si ce discours de la « France éternelle » parviendra à structurer le débat présidentiel ou s'il restera cantonné à une frange de l'électorat. Une chose est sûre : à travers ses livres, ses apparitions télévisées et ses messages politiques, Philippe de Villiers entend bien peser sur les termes de la campagne qui s'annonce.

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