Lyon fixe le prix de Pavel Šulc à 50 M€
Olympique Lyonnais a ouvert la porte à un départ de Pavel Šulc, mais à ses conditions. Selon le site italien Tutto Juve, le club rhodanien réclame environ 50 millions d'euros pour son milieu offensif tchèque de 25 ans, tout en refusant catégoriquement un départ dès le mois de janvier. Une position ferme qui intervient alors que les prétendants se multiplient autour du joueur formé à Viktoria Plzeň.
Aston Villa, l'Atlético Madrid et la Juventus Turin sont cités comme les clubs les plus intéressés par le profil polyvalent de Šulc. Les Villans, en quête d'un créateur capable d'évoluer dans plusieurs registres offensifs, suivraient le Tchèque depuis ses débuts en Bohême. Mais l'indemnité réclamée par Lyon complique sérieusement les plans de la Vieille Dame, déjà confrontée à la concurrence des deux autres écuries européennes.
Un rendement immédiat
Arrivé à Lyon en août 2025 en provenance du Viktoria Plzeň, Šulc n'a pas mis longtemps à s'imposer dans le Rhône. Lors de sa première saison, il a inscrit 11 buts et délivré 3 passes décisives en seulement 1 569 minutes de jeu en Ligue 1, réparties sur 27 apparitions. Une efficacité remarquable qui a largement contribué à la quatrième place des Gones au classement.
Cette saison, malgré un statut d'alternant entre le banc et le onze de départ, le milieu offensif confirme : il compte déjà trois passes décisives en six journées de championnat, et figure parmi les meilleurs passeurs de l'équipe. Son entraîneur n'hésite pas à le titulariser dans les rendez-vous européens, comme ce jeudi 15 octobre face à Crystal Palace en Europa League, où il devait débuter la rencontre au Groupama Stadium.
Un contexte européen sous tension
La rencontre de ce soir entre Lyon et Crystal Palace, comptant pour la deuxième journée de la phase de ligue de l'Europa League, sert de vitrine supplémentaire au talent de Šulc. Les Anglais, vainqueurs 4-0 de Lech Poznań lors de la première journée, représentent un adversaire de choix pour mesurer les progrès du Tchèque sur la scène continentale. Lyon, de son côté, s'était imposé 2-1 contre Anderlecht grâce à des réalisations de Noah Nartey et Keito Nakamura.
Cette exposition accrue tombe à point nommé pour le joueur et son club. Chaque performance solide dans une compétition européenne renforce la valeur perçue de Šulc sur le marché, et donc la position de négociation de l'OL. Le club, qui a déjà dû composer avec les blessures de Loïs Openda (fracture du péroné), Moussa Niakhaté (ischio-jambiers) et Mohamed Ouedraogo (genou), sait qu'il ne peut pas se permettre de perdre trop tôt un élément aussi productif. D'où le refus d'un départ hivernal, alors que le mercato d'été 2027 s'annonce comme la fenêtre idéale pour maximiser la transaction.
La Ligue 1 comme tremplin
Le parcours de Šulc illustre une tendance de fond : la Ligue 1 demeure un laboratoire performant pour révéler des talents internationaux avant leur envol vers les grands championnats. En seulement un peu plus d'une saison, le Tchèque est passé du statut de recrue prometteuse à celui de cible prioritaire de clubs habitués à la Ligue des champions. L'OL, qui a bâti son effectif autour de ce type de profils, espère bien capitaliser sur ce modèle économique.
À l'image d'autres trajectoires récentes, comme celle de Simon Royer, du violon dans le métro aux concerts de Céline Dion à Paris, ou des sportifs français qui s'exportent avec succès, la capacité à identifier et valoriser les talents reste au cœur de la stratégie des clubs formateurs. Pour Šulc, l'enjeu est double : confirmer sur la durée en Ligue 1 et saisir l'opportunité d'un grand transfert sans compromettre sa progression sportive.
Une bataille à trois qui pourrait s'étendre
Aston Villa, l'Atlético Madrid et la Juventus ne sont pas les seuls à surveiller Šulc. Selon le rapport de Tutto Juve, la concurrence pourrait s'intensifier dans les mois à venir, à mesure que d'autres clubs européens affinent leurs besoins offensifs. Les performances en Europa League constituent un indicateur précieux pour les recruteurs, et le match de ce soir face à Crystal Palace sera scruté de près.
L'OL, conscient de l'intérêt grandissant, a donc fixé un prix qui devrait écarter les candidats les moins solides. À 50 millions d'euros, Šulc se situe dans une fourchette élevée pour un joueur de 25 ans évoluant en Ligue 1, mais cohérente avec les standards du marché actuel pour un créateur de son calibre. Reste à savoir si un club sera prêt à investir une telle somme dès l'été prochain, ou si les négociations s'étireront jusqu'à l'intersaison 2028.
Vers un record pour un joueur tchèque ?
Si un transfert venait à se concrétiser autour de 50 millions d'euros, Šulc deviendrait l'un des footballeurs tchèques les plus chers de l'histoire. Une reconnaissance qui témoignerait de l'évolution du marché, mais aussi de la capacité de la Ligue 1 à former et exporter des joueurs de premier plan. Pour Lyon, l'opération représenterait une plus-value considérable par rapport à l'investissement initial réalisé auprès de Viktoria Plzeň, et permettrait de financer en partie son développement sportif.
En attendant, Pavel Šulc reste concentré sur le terrain. Ce jeudi, il devait être aligné d'entrée face aux Eagles, avec l'ambition de poursuivre sa série de passes décisives et de confirmer les espoirs placés en lui. Une performance supplémentaire qui, à coup sûr, alimentera un peu plus les rumeurs et les convoitises.
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