Pauline Déroulède, Peyrade, Crucis : trois femmes au cœur de l'actualité

Pauline Crucis, 35 ans, ambassadrice de l'Institut du Cerveau, veut sensibiliser et alerter sur les tumeurs cérébrales. Son mari en est mort à l'âge de 39 ans.

Trois Pauline au cœur de l'actualité ce 2 juin 2026

Ce mardi 2 juin 2026, le prénom Pauline s'invite dans trois actualités distinctes mais toutes marquantes. Sur les courts de Roland-Garros, la joueuse de tennis-fauteuil Pauline Déroulède entre en lice face à la Chinoise Zhenzhen Zhu. Dans le monde littéraire, Pauline Peyrade reçoit le prestigieux Prix du Livre Inter 2026 pour son roman Les Habitantes. Enfin, sur le front associatif, Pauline Crucis poursuit son combat pour lever des fonds contre les cancers du cerveau après la mort de son mari Jean-Charles en 2025. Trois visages de femmes, trois combats qui font l'actualité.

Roland-Garros : Pauline Déroulède en piste pour le tennis-fauteuil

Un tirage relevé pour la Française

La compétition de tennis-fauteuil de Roland-Garros 2026 débute ce mardi 2 juin. Parmi les six Français engagés, Pauline Déroulède affrontera d'entrée la Chinoise Zhenzhen Zhu. Le tirage au sort, effectué lundi par Caroline Garcia aux côtés de Gilles Moretton et d'Amélie Mauresmo, a réservé des duels relevés pour les tricolores. Ksénia Chasteau hérite de la Néerlandaise Aniek van Koot (tête de série n°3), tandis que Charlotte Fairbank défiera Kgothatso Montjane (Afrique du Sud).

Un double prometteur avec Charlotte Fairbank

En double, Pauline Déroulède formera une paire avec Charlotte Fairbank. Cette dernière se disait confiante lundi : "On a une équipe sympa avec Pauline et un tirage abordable (face aux Néerlandaises Bos/de Greef). On va essayer d'être consistantes dans l'échange et de profiter de ce moment." Les matchs se dérouleront jusqu'au 6 juin, avec une visibilité accrue : trois rencontres sont programmées sur le court Suzanne-Lenglen.

En parallèle, le PSG est actif sur le marché des transferts, mais le tennis-fauteuil prouve que le sport ne se limite pas aux disciplines traditionnelles.

Littérature : Pauline Peyrade remporte le Prix du Livre Inter 2026

Un roman "déroutant" primé par 24 lecteurs

Autre Pauline à l'honneur : Pauline Peyrade a reçu lundi 1er juin le 52e Prix du Livre Inter pour Les Habitantes (Éditions de Minuit). Cette distinction, attribuée par un jury de 24 auditrices et auditeurs de France Inter présidé par l'écrivain Laurent Mauvignier, récompense un roman qui raconte l'histoire d'Émilie, une femme vivant seule avec sa chienne Loyse dans la maison héritée de sa grand-mère, jusqu'au jour où son père lui annonce la mise en vente imminente du bien. "C'était le point de départ d'essayer d'élargir le champ de ce que l'écriture regarde : suivre les personnages humains parmi les autres qui vivent auprès d'elle", a expliqué l'autrice sur France Inter.

Une récompense qui s'ajoute à un palmarès déjà fourni

Née en 1986, Pauline Peyrade est autrice de sept pièces de théâtre traduites en sept langues. Elle avait déjà obtenu le prix Bernard-Marie Koltès en 2019 et le Goncourt du premier roman en 2023 pour L'Âge de détruire. Laurent Mauvignier a salué un livre "que beaucoup dans le jury ont trouvé déroutant" mais dont "le rapport à la nature traversant tout le livre" a été perçu comme une force : "Chacun a eu la sensation de lire un livre qu'il n'avait jamais lu."

Combat contre le cancer : Pauline Crucis transforme son deuil en action

Un témoignage sur Instagram pour lever des fonds

Pauline Crucis, 34 ans, est devenue veuve à l'été 2025 après la mort de son mari Jean-Charles, emporté par un cancer du cerveau à 39 ans, laissant derrière lui une petite fille de 2 ans, Madeleine. Depuis, elle témoigne sur Instagram pour sensibiliser et collecter des fonds pour la recherche. "Je veux pouvoir dire à notre fille Madeleine que j'ai tout fait pour sauver son papa", confie-t-elle à Aleteia. Son compte la montre en tenue de boxeuse, symbolisant sa détermination à "créer une armée" contre les tumeurs cérébrales.

Un hommage rendu à son mari compétiteur

Dans ses confidences, Pauline Crucis décrit Jean-Charles comme "un compétiteur, un lutteur de haut vol" qui transformait le quotidien en jeu, jusqu'à proposer un pierre-feuille-ciseaux pour décider qui descendrait la poubelle. "C'est tellement injuste", lâche-t-elle, la voix brisée. Si elle est "totalement effondrée" depuis son départ, elle mène désormais un combat à la fois personnel et collectif, dans le cadre du mois "mai en gris" dédié à la sensibilisation aux cancers du cerveau.

Ces trois actualités, bien que distinctes, révèlent une même force : celle de femmes qui transforment leur énergie en action, que ce soit sur un court de tennis, dans les pages d'un roman ou sur les réseaux sociaux. Un prénom, trois visages de la résilience.

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