Loïs Boisson après Roland-Garros : Ljubicic optimiste malgré la chute au classement

Loïs Boisson fait son retour à Roland-Garros, un an après avoir fait rêver le public français.

Loïs Boisson : une élimination précoce mais des promesses intactes

Roland-Garros 2026 ne restera pas dans les annales du tennis français, mais un nom continue d’alimenter les discussions : celui de Loïs Boisson. La jeune Dijonnaise, demi-finaliste surprise de l’édition 2025, a été sortie dès le premier tour par la solide Anne Kalinskaya, actuellement en quarts de finale. Un revers qui s’inscrit dans une année marquée par les blessures et un manque de rythme. Pourtant, Ivan Ljubicic, directeur du haut niveau à la Fédération française de tennis, se veut rassurant. Il a livré ce mardi un bilan nuancé mais optimiste sur l’avenir de la joueuse.

« Je ne suis pas du tout inquiet pour le niveau de jeu », a-t-il affirmé. « Elle a juste besoin de trouver des sensations sur le terrain et de retrouver le rythme des matchs. »

Une année de souffrance et une chute au classement WTA

Depuis son exploit de 2025, où elle avait enchanté le public parisien en atteignant le dernier carré, Loïs Boisson a vécu une période difficile. Blessée à plusieurs reprises, elle n’a disputé que 20 rencontres en un an, dont cinq seulement depuis le début de la saison 2026. Cette inactivité a logiquement fait dégringoler son classement WTA, qui devrait la faire passer au-delà de la 150e place mondiale, loin de son statut de future ex-n°1 tricolore.

Lors de son interview d’avant-tournoi, Boisson affichait pourtant une détermination conquérante. « Je peux aller au bout comme perdre au premier tour », avait-elle lancé le 24 mai. Mais la réalité du terrain a été impitoyable face à une Kalinskaya en pleine confiance. Malgré la défaite, Ljubicic assure avoir vu « des qualités de frappes et de physique hors normes » chez la Française.

« Même dans la défaite, j’étais là et j’ai vu ses qualités », a-t-il insisté. « Elle va trouver des semaines où elle va gagner contre toutes, comme elle l’a fait ici l’année dernière. »

Le bilan global du tennis français à Roland-Garros 2026

Au-delà du cas Boisson, le constat est rude pour le tennis français sur cette quinzaine. Aucun Tricolore n’est parvenu en quarts de finale, une première depuis longtemps. Côté femmes, seule Diane Pary – éliminée en huitièmes par Maja Chwalinska – est allée au-delà du deuxième tour. Chez les hommes, Moïse Kouamé, 17 ans, a impressionné en sortant Marin Cilic avant de céder face à Alejandro Tabilo.

« Un pays comme la France ne mérite pas ça », a lâché Ljubicic, avant de se montrer plus confiant pour l’avenir : « Vous avez vu la nouvelle génération arriver. On est plutôt bien placés pour rêver. » Il a regretté le forfait d’Arthur Fils, principale chance masculine, mais salué les performances des jeunes.

Pour en savoir plus sur la chute au classement de Loïs Boisson, lisez notre article dédié : Roland-Garros 2026 : Loïs Boisson chute au classement WTA après son élimination précoce.

Quelle perspective pour Loïs Boisson et le tennis français ?

Ljubicic a fixé un cap : la priorité est que Boisson retrouve le terrain de façon régulière. « Elle a besoin de matchs aujourd’hui, de trouver des sensations. » Et d’ajouter : « Je pense qu’elle va revenir très rapidement dans le top 100, et après un peu mieux aussi. »

Cette confiance repose sur le potentiel brut de la joueuse, capable de rivaliser avec les meilleures quand son corps lui laisse un répit. Le chemin sera long, mais le directeur du haut niveau croit en un retour rapide au premier plan. À l’image d’autres jeunes talents tricolores – comme Moïse Kouamé ou Diane Parry –, l’avenir du tennis français semble entre de bonnes mains, même si le présent est amer.

Alors que Roland-Garros vit ses dernières journées, le camp français espère que les prochaines éditions verront enfin éclore les promesses d’aujourd’hui. Boisson, elle, devra d’abord retrouver la santé et le rythme pour confirmer les espoirs placés en elle.

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