Bryson DeChambeau pénalisé : le tournant du 2e tour à l'Open 2026
L'Open Championship 2026, disputé à Royal Birkdale, a connu un rebondissement spectaculaire lors du deuxième tour. Alors qu'il venait de signer une carte de 66 (-4), remontant à la deuxième place à -7, Bryson DeChambeau a été informé d'une potentielle infraction au règlement survenue au trou n°5. Après une longue discussion sur le parcours avec les officiels du R&A, il a écopé d'une pénalité de deux coups pour avoir amélioré sa zone de swing dans les hautes herbes. Résultat : son score passe à 68 et il se retrouve à -5, dans le top 5, à trois coups du leader Lucas Herbert.
La séquence a été tendue : DeChambeau a traité le R&A de "crooks" (escrocs) en regagnant la tente de scoring, et une vidéo le montre en pleine altercation avec les arbitres, avant qu'une décision finale ne soit actée. Le R&A a justifié cette décision par une violation de la Règle 8.1, qui interdit d'améliorer les conditions affectant le coup, même accidentellement. Le joueur avait notamment piétiné le fescue derrière sa balle avant de jouer.
Un contexte de tensions médiatiques et de boycott
Cette pénalité intervient dans un climat déjà chargé. Depuis le Masters d'avril, DeChambeau refuse de s'exprimer devant la presse écrite et télévisée. Au premier tour, il n'a accordé qu'une brève interview aux canaux officiels du R&A, ignorant les médias traditionnels. Selon Golf.com, ce blackout médiatique coïncide avec les critiques acerbes de Nick Faldo et Brandel Chamblee, pointant ses faiblesses stratégiques sur les parcours britanniques.
Le joueur américain, pourtant l'un des plus influents du circuit grâce à sa chaîne YouTube et son image de "superstar médiatique", semble vouloir reprendre le contrôle de son récit. Mais cette stratégie de silence exacerbe les tensions : les journalistes dénoncent un manque de transparence, tandis que les fans oscillent entre soutien et incompréhension. DeChambeau a même refusé de commenter sa pénalité après le tour, se contentant d'annoncer qu'il allait "taper quelques balles".
Une dynamique de championnat bouleversée
La pénalité a des conséquences directes sur le classement. Avec -5, DeChambeau n'est plus dans le dernier groupe de tête pour le 3e tour, laissant Lucas Herbert (Australien, 8 sous le par) et Jackson Suber (-6) en position de force. Sam Burns, auteur d'un 62 historique (égalant le record du meilleur score dans un Majeur), est également à -5 et reste un sérieux prétendant.
Ce coup dur intervient alors que DeChambeau tentait de remonter la pente après avoir manqué trois cuts consécutifs en Majeur cette saison. Sa performance du vendredi, avant la pénalité, était saluée par les observateurs comme un retour en grâce. Mais la décision du R&A pourrait raviver le débat sur la sévérité des règles dans les hautes herbes, un sujet sensible dans le golf professionnel.
Les enjeux pour le golf : entre règles strictes et stars récalcitrantes
Ce nouvel épisode illustre la difficulté du golf à concilier des règles ancestrales avec l'émergence de joueurs médiatiques et contestataires. Bryson DeChambeau, déjà connu pour ses positions tranchées sur les parcours, le matériel et le règlement, incarne une génération qui n'hésite pas à défier l'autorité. Sa décision de bouder les médias, même lorsqu'il est en haut du leaderboard, interroge sur le rapport de force entre joueurs et institutions.
Ce silence pourrait aussi nuire à sa popularité, alors que le golf mise sur des figures accessibles pour attirer un nouveau public. À l'inverse, la fermeté du R&A rappelle que les règles s'appliquent à tous, sans exception. Reste à savoir si DeChambeau parviendra à inverser la tendance ce week-end sur les greens de Royal Birkdale, ou si cette pénalité restera comme le symbole d'un champion en guerre contre le système.
Pendant ce temps, le duel entre Lucas Herbert et Sam Burns promet des étincelles, tandis que des joueurs comme Scottie Scheffler (-4) et Rory McIlroy restent en embuscade. L'Open 2026 n'a pas fini de livrer son lot de surprises.
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