Laure Lepailleur : « Si c’est pour être fade, autant ne pas venir » comme consultante M6

Laure Lepailleur : « Si c’est pour être fade, autant ne pas venir » comme consultante M6

Laure Lepailleur bouscule les codes du consulting footballistique sur M6

À l'occasion de la Coupe du Monde 2026, M6 a misé sur une équipe de consultants renouvelée pour ses antennes. Parmi elles, Laure Lepailleur, ancienne internationale française, ne passe pas inaperçue. Dans un entretien accordé à Paris Normandie le 22 juin, elle a livré une déclaration qui a fait mouche : « Si c’est pour être fade, autant ne pas venir ». Une phrase qui résume sa vision du métier et son refus de la langue de bois. Alors que la rédaction de M6 se félicite de ses prestations – comme en témoigne le récent article sur Ophélie Meunier, le verdict tombe : M6 ravi de sa prestation pour le Mondial 2026 –, Lepailleur s’impose comme une voix singulière, entre expertise technique et franc-parler.

Une consultante qui bouscule les habitudes du foot féminin

Laure Lepailleur, qui a porté les couleurs de l’équipe de France et du Montpellier HSC, a souvent marqué les esprits par son caractère bien trempé. Dans les colonnes de Paris Normandie, elle estime que le consulting ne doit pas se contenter de commentaires aseptisés. « Le foot féminin a besoin de personnalités, de gens qui mouillent le maillot même devant un micro », explique-t-elle, avant d’ajouter que trop de consultants « jouent la carte de la réserve pour ne pas fâcher ». Cette prise de position intervient alors que le Mondial 2026 bat son plein, avec des affiches attendues comme Norvège-Sénégal : la météo menace le choc du Mondial 2026 à New York.

Patrice Lair, le retour aux sources montpelliéraines

Le nom de Laure Lepailleur revient également dans un tout autre contexte : celui du retour de Patrice Lair à Montpellier. Dans un entretien avec Midi Libre le 20 juin, l’entraîneur historique du MHSC féminin évoque son arrivée et dresse un parallèle entre le passé et le présent. « Les départs de Laure (Lepailleur), d’Hoda (Lattaf), Camille (Abilly), Sonia (Bompastor) à Lyon… et on arrive à les battre en finale du Challenge de France », se souvient Lair. Pour lui, cette époque dorée, où les joueuses s’entraînaient à 7 heures du matin dans la pinède de La Grande-Motte, incarnait des valeurs – sueur, cœur, abnégation – qu’il espère recréer pour relancer une équipe en crise.

Une époque révolue mais inspirante

Lair, qui a entraîné le Deportivo Toluca au Mexique la saison dernière, assume un discours volontairement nostalgique. « Aujourd’hui, il y a beaucoup de choses d’acquises et on a oublié je pense certaines valeurs », confie-t-il. Ce retour aux sources intervient après une saison 2025-2026 compliquée où le maintien du MHSC a été obtenu in extremis. La mention de Laure Lepailleur, partie à Lyon il y a des années, illustre la difficulté pour le club de retenir ses talents. Mais Lair semble déterminé à reconstruire sur des fondations solides : « De la sueur et du cœur », promet-il.

Laure Cédat et Jean-Michel Aulas : une mise en retrait qui fait des vagues

Par une coïncidence de calendrier, le prénom Laure est également sous les projecteurs en dehors des terrains. Laure Cédat, élue métropolitaine et proche de Jean-Michel Aulas, est au cœur d’une polémique politique à Lyon. Le 22 juin, elle et Aulas ont annoncé leur absence au conseil métropolitain, respectant un accord de mise en retrait temporaire. En cause : leur gestion du témoignage d’une victime présumée de viol visant Roman Abreu, communicant de la campagne municipale de JMA. Tous deux contestent les motifs avancés, estimant avoir agi « dans le seul but de protéger la jeune femme concernée ».

Un conflit de pouvoir et d’image

Ce feuilleton politique, suivi de près par Lyon Mag, dépasse le simple cas individuel. Aulas et Cédat dénoncent une « manœuvre » politique visant à les écarter. Alors que le Mondial 2026 occupe le devant de la scène sportive, cette affaire rappelle que les coulisses du football lyonnais restent agitées. Pour Laure Lepailleur, consultante M6, le parallèle est frappant : le monde du foot, comme la politique, a besoin de franchise et de courage. Sa maxime – « si c’est pour être fade, autant ne pas venir » – prend tout son sens dans ces contextes où l’omission et le non-dit fragilisent la confiance.

Vers un football féminin plus incarné

La double actualité de Laure Lepailleur – comme consultante et comme figure de l’histoire montpelliéraine – illustre une tendance plus large. Alors que le foot féminin gagne en visibilité médiatique (avec des contrats TV en hausse et une audience croissante), la demande pour des voix authentiques et engagées se fait sentir. Dans ce contexte, des personnalités comme Ophélie Meunier ou Laure Lepailleur apportent une crédibilité et une émotion que les commentateurs traditionnels peinent parfois à transmettre.

Les propos de Patrice Lair, qui cherche à raviver la flamme des années 2000, résonnent avec cette quête d’authenticité. « Quand une équipe cherche à gagner des matches avec des valeurs, les gens aiment ça », rappelle-t-il. Un credo que Laure Lepailleur semble avoir appliqué à sa nouvelle carrière de consultante.

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