Josh Moorby, le nouveau phénomène qui bouscule la hiérarchie des All Blacks
Alors que la saison de Super Rugby Pacific bat son plein, un nom s'impose dans les discussions des observateurs néo-zélandais : Josh Moorby. L'ailier ou arrière des Hurricanes, âgé de 27 ans, enchaîne les performances de haut vol et attise les convoitises. Avec 13 essais inscrits en 12 matchs, il est en passe de devenir le « bolter » de la prochaine sélection des All Blacks.
La comparaison avec le légendaire Ben Smith, évoquée par l'ancien international Jeff Wilson, n'est pas anodine. "Quelqu'un a mentionné qu'il y a un peu de Ben Smith chez lui, par son gros volume de travail", a déclaré Wilson à nos confrères de Planet Rugby. Christian Cullen, autre légende du rugby néo-zélandais, est tout aussi enthousiaste : "Moorby serait superbe dans un maillot noir. Puissant. Que ce soit comme ailier ou arrière, il a un sens du ballon mort exceptionnel."
Une polyvalence qui plaide en sa faveur
La force de Moorby réside dans sa capacité à évoluer à plusieurs postes. Mils Muliaina, autre icône des All Blacks, souligne : "Il manipule la ligne défensive car il se déplace beaucoup. Il a pas mal de vitesse. C'est dur de ne pas voir où il peut aller." Cette polyvalence pourrait être un atout majeur pour le sélectionneur Dave Rennie, surtout après le forfait de Caleb Tangitau.
Contexte : la compétition fait rage pour une place en sélection
Le poste d'ailier et d'arrière est historiquement l'un des plus concurrentiels en Nouvelle-Zélande. La course à la sélection s'intensifie à l'approche de la tournée de juillet. Si Ruben Love, l'ouvreur des Hurricanes, concentre également les attentions, Moorby semble avoir une réelle carte à jouer.
"Tout le paysage a changé avec la perte de Caleb Tangitau", analyse Jeff Wilson. "L'ailier pur que nous cherchons et la place de Will Jordan dans l'équipe sont remis en question. La porte est ouverte pour quelqu'un comme Moorby." Le joueur des Hurricanes coche toutes les cases : un sens du try exceptionnel, un travail défensif irréprochable et une faculté à se démarquer dans les moments clés.
À l'image d'autres révélations récentes dans le sport, comme Pierre Garnier en famille à Merville-Franceville : la photo qui affole les fans, Moorby semble vivre une ascension fulgurante. Sa régularité et son impact sur le jeu pourraient lui offrir sa première cape dans les semaines à venir.
Perspectives : une nouvelle génération talentueuse en embuscade
L'émergence de Moorby s'inscrit dans un contexte plus large de renouveau du rugby néo-zélandais. Alors que Bordeaux-Bègles domine l'Europe avec une équipe spectaculaire emmenée par Maxime Lucu et Louis Bielle-Biarrey, la planète rugby semble vivre un changement de génération.
L'impact des performances en club
Les performances en Super Rugby deviennent le véritable baromètre pour les sélectionneurs. Moorby illustre parfaitement cette tendance où les joueurs doivent convaincre par leur constance et leur capacité à faire la différence. La pression est d'autant plus forte que l'échéance de la Coupe du Monde 2027 en Australie approche.
Ailleurs dans le monde, des joueurs comme Gaël Drean (Toulon) ou Salesi Rayasi (Bordeaux) montrent que la filière des ailiers de classe mondiale est riche. Mais c'est bien Moorby qui, pour l'instant, focalise l'attention en Nouvelle-Zélande. Christian Cullen résume l'état d'esprit général : "Il faut le mettre avec les grands chiens."
Un avenir à écrire
Le chemin est encore long pour Josh Moorby, mais les signaux sont positifs. Sa capacité à évoluer sous pression et à enchaîner les essais en fait un candidat sérieux pour les prochains test-matchs. Les supporters des All Blacks retiennent leur souffle, espérant voir éclore un nouveau talent capable de marquer l'histoire du rugby mondial.
Reste à savoir si Dave Rennie osera lui donner sa chance dans un effectif déjà riche en talents. Une chose est sûre : la planète rugby a les yeux rivés sur ce "bolter" des Hurricanes qui sent le souffle de la sélection.
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