Jean-Noël Barrot salue les sanctions européennes contre Xenia Fedorova et s'explique sur Franc-Jeu

France's Foreign Minister Jean-Noël Barrot in Paris on October 9, 2025

Jean-Noël Barrot se félicite des sanctions européennes contre Xenia Fedorova

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mercredi 23 septembre 2026 la décision de l'Union européenne de sanctionner Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de RT France et chroniqueuse pro-Kremlin visée par un arrêté d'expulsion en France. S'exprimant depuis New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le chef de la diplomatie française s'est dit « félicité » de cette mesure, qui prolonge les sanctions prises par Paris cet été.

« Je veux me féliciter de la décision prise par l'Union européenne ce matin de sanctionner Xenia Fedorova dans la lignée des sanctions prises par la France il y a quelques semaines », a déclaré Jean-Noël Barrot devant la presse. Il a rappelé que cette décision s'inscrit dans le sillage des mesures adoptées par l'Allemagne et par l'UE à l'encontre de RT, qualifiée d'« organe de propagande dont la vocation était de déstabiliser les opinions publiques européennes, fragiliser les soutiens à l'Ukraine et diviser les Européens ».

Une décision saluée sur les réseaux sociaux

Sur son compte X, le ministre a réaffirmé la détermination française et européenne à entraver les activités de déstabilisation menées par la Russie. « L'Union européenne vient de sanctionner Xenia Fedorova, dans le prolongement des mesures prises cet été par la France à l'encontre de l'ancienne dirigeante de RT France, visée par un arrêté d'expulsion et un gel de ses avoirs », a-t-il écrit. Et d'ajouter : « Ceux qui pensent pouvoir conduire impunément des manœuvres hostiles à notre démocratie en subiront les conséquences. »

Contexte : une mesure qui s'inscrit dans un bras de fer avec Moscou

L'expulsion de Xenia Fedorova, épisode central

Âgée de 45 ans, Xenia Fedorova a fait l'objet fin juillet 2026 d'un arrêté d'expulsion pris par le gouvernement français. Ce dernier lui reproche d'être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » visant à « déstabiliser l'ordre public » en France. Ses avoirs ont également été gelés pour six mois. En août, le tribunal administratif a rejeté à deux reprises un référé contre cette expulsion, et son avocat a indiqué avoir déposé des recours devant le Conseil d'État. Depuis, Xenia Fedorova a été licenciée de ses employeurs Canal+ et Lagardère, faute de titre de séjour, mais continue de publier des tribunes dans l'hebdomadaire JDNews, contrôlé par Vincent Bolloré.

Cette affaire divise le monde politique français, certains dénonçant une atteinte à la liberté d'expression, d'autres saluant la fin de l'impunité des relais du Kremlin.

Un prolongement des sanctions contre RT

La décision de l'UE s'inscrit dans le cadre des sanctions adoptées depuis mars 2022, lorsque Bruxelles avait interdit la diffusion des médias russes RT et Sputnik après l'invasion de l'Ukraine. En sanctionnant Xenia Fedorova, l'Union européenne envoie un signal fort : les relais de la propagande russe ne bénéficieront d'aucune impunité sur le sol européen.

Jean-Noël Barrot invité de « Franc-Jeu » ce dimanche 27 septembre

Alors que l'actualité autour des ingérences russes reste vive, Jean-Noël Barrot sera l'invité du nouveau rendez-vous politique de France 2 et France Inter, « Franc-Jeu », présenté par Benjamin Duhamel, ce dimanche 27 septembre à 13h20. L'émission, lancée à moins d'un an de l'élection présidentielle de 2027, a pour vocation d'interroger les personnalités politiques sur les choix proposés aux Français.

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères devrait revenir sur la position de la France face aux manœuvres russes, mais aussi sur les autres dossiers internationaux chauds. Sa présence témoigne de l'importance accordée par l'exécutif à la lutte contre la désinformation étrangère, un thème qui pourrait s'inviter dans la campagne présidentielle.

Perspective : une lutte contre les ingérences qui s'intensifie

Avec cette sanction européenne, la France et l'UE franchissent une nouvelle étape dans leur combat contre les ingérences russes. La mesure pourrait toutefois nourrir les critiques sur la liberté d'expression, à l'heure où certains dénoncent une dérive autoritaire. Les partisans de la fermeté estiment au contraire que la défense de la démocratie exige de traiter les relais de propagande comme des menaces sécuritaires.

À l'approche de la présidentielle de 2027, ce dossier pourrait devenir un enjeu politique majeur. Jean-Noël Barrot, en première ligne sur ces questions, incarne la ligne dure du gouvernement. Sa prestation dans « Franc-Jeu » sera scrutée, alors que les tensions avec Moscou ne faiblissent pas et que les ingérences étrangères sont plus que jamais au cœur des préoccupations européennes.

Article mis à jour le 27 septembre 2026.

Commentaires