Javier Bardem : son fils Leo fait ses débuts d'acteur, Penelope Cruz et lui sous le feu des projecteurs

"No Country for Old Men" star Javier Bardem at the Hollywood premiere.

Javier Bardem et Penelope Cruz : leur fils Leo crève l'écran dans « La Bola Negra »

C'est une actualité qui mêle cinéma, famille et controverse. Alors que Javier Bardem et Penelope Cruz sont à l'affiche de « Bunker », le nouveau film de Florian Zeller présenté à la Mostra de Venise, c'est leur fils Leo, 15 ans, qui attire tous les regards. Le teenager a fait ses premiers pas au cinéma dans « La Bola Negra », un drame queer espagnol désormais disponible sur Netflix et déjà pressenti pour les Oscars.

Une apparition remarquée

Leo Bardem apparaît dans une petite scène d'ensemble lors du générique de fin du film, sans aucun dialogue. Une apparition furtive mais suffisante pour enflammer les réseaux sociaux, où les internautes n'ont pas tardé à saluer la ressemblance avec ses parents et à s'émouvoir de cette première expérience. « Je ne peux pas expliquer à quelqu'un qui n'a pas vu La Bola Negra à quel point j'ai pleuré », a réagi un spectateur sur X, tandis qu'un autre confiait avoir été « secoué de sanglots » du début à la fin. Ce n'est pas la première fois que Leo accompagne sa mère lors d'un événement public : en 2023, il avait assisté à une masterclass BAFTA avec elle, et en mai 2026, il avait été aperçu au Parc des Princes aux côtés de ses parents pour un match du PSG.

Un film choral et ambitieux

« La Bola Negra » (« La Boule noire ») est réalisé par Javier Calvo et Javier Ambrossi, le duo espagnol connu sous le nom de Los Javis. Le long-métrage entrelace trois récits, en 1932, 1937 et 2017, autour de trois hommes gay dont les vies se répondent à travers les générations. Le film s'inspire librement d'une pièce inachevée de Federico García Lorca, assassiné pendant la guerre civile espagnole avant d'avoir pu terminer son œuvre, ainsi que d'une lettre de 67 lignes adressée par l'écrivain à un ami. Les réalisateurs se sont également appuyés sur la pièce « La piedra oscura » d'Alberto Conejero, qui met en scène une nuit de 1937 entre un lieutenant républicain et un soldat nationaliste. Couronné du prix de la mise en scène à Cannes en 2026, le film est déjà annoncé comme un sérieux candidat aux Oscars.

Le couple star de « Bunker »

En parallèle, Javier Bardem et Penelope Cruz défraient la chronique avec « Bunker », présenté en avant-première à la Mostra de Venise en septembre 2026. Le film, écrit et réalisé par Florian Zeller, explore les failles d'un couple en apparence parfait : Miguel, architecte primé, et Sofia, éditrice. Sous les murs lisses de leur maison londonienne, le réalisateur sonde les frontières fragiles entre intimité, privilège et monde extérieur. La critique du Daily Sabah salue la performance des deux acteurs, dont les visages « réels, non sculptés pour ressembler à tous les autres à Hollywood », tout en relevant un ensemble « inégal ». Le film n'a remporté aucun prix à Venise, mais la vidéo de Penelope Cruz en larmes face à l'ovation du public a largement contribué au buzz.

Un couple, deux actualités

Cette double actualité illustre la place singulière qu'occupent Javier Bardem et Penelope Cruz dans le paysage hollywoodien. D'un côté, ils incarnent un couple de cinéma glamour et engagé ; de l'autre, ils tentent de protéger leurs enfants des projecteurs. Penelope Cruz a toujours affirmé que le choix de faire carrière appartenait à ses enfants : « C'est à eux de décider s'ils vont avoir un métier plus exposé au public ou non », confiait-elle à Elle en 2024. Force est de constater que Leo, lui, a déjà fait son choix.

Un contexte politique tendu

L'actualité de Javier Bardem est aussi politique. L'acteur espagnol, connu pour ses prises de position, s'est récemment illustré par des propos anti-israéliens qui ont provoqué une vive polémique, jusqu'à perturber une émission de télévision américaine. Une séquence qui rappelle que la star de « No Country for Old Men » n'hésite jamais à exprimer ses convictions, au risque de diviser.

Ce qu'il faut retenir

Avec « La Bola Negra », la famille Bardem-Cruz s'inscrit un peu plus dans l'histoire du cinéma espagnol, sur fond de transmission et de mémoire. Le film, qui évoque les libertés perdues et les vies effacées, résonne particulièrement à l'heure où les débats sur les droits LGBTQ+ restent vifs. Quant à « Bunker », il confirme la curiosité de Florian Zeller pour les huis clos psychologiques, après « The Father » et « The Son ». Une chose est sûre : entre un fils qui débute, un couple qui fait parler et des prises de position qui clivent, Javier Bardem n'a pas fini de faire l'actualité.

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