Une nouvelle série française qui débarque sur Canal+
Ce lundi 2 novembre 2026 à 21h, Canal+ diffuse les premiers épisodes de « Singapura », une création originale en six épisodes réalisée par Elsa Marpeau. Adaptée de son roman « L'Expatriée » (Gallimard, 2013), cette série plonge le spectateur dans l'univers clos et doré des expatriés français à Singapour. Portée par Nailia Harzoune dans le rôle de Justine et Ariane Labed dans celui d'Élisa, elle mêle thriller psychologique, drame familial et chronique sociale.
L'histoire suit Justine, une journaliste qui s'installe à Singapour avec mari et enfant, espérant un nouveau départ. Elle découvre une communauté d'expatriés vivant en vase clos, dans des résidences sécurisées avec piscines turquoise. Elle se lie à Élisa, une femme provocante et fascinante. Mais un meurtre vient fissurer ce petit monde policé, révélant les tensions et les faux-semblants de ce milieu privilégié.
Un polar inspiré d'une expérience vécue
Elsa Marpeau a vécu deux ans à Singapour. Elle s'est inspirée de son propre quotidien pour écrire son roman, puis la série. « Le livre est une sorte de Fight Club féminin, où la narratrice éprouve une fascination pour une autre femme, qui est en réalité elle-même », explique-t-elle. Pour la série, elle a imaginé une relation entre deux femmes, bouleversée par un meurtre, avec l'envie d'explorer un aspect plus sociologique de Singapour et de ses expatriés français.
La série a été projetée en avant-première au Festival de la fiction de La Rochelle. Selon franceinfo, elle instille « une sensation de profond malaise mêlé à l'irrépressible envie d'en percer les contours ». Atmosphère suffocante, intrigue sinueuse et faux-semblants : « Singapura » dévoile la face cachée, sombre et vertigineuse, de l'expatriation.
Un thème au cœur de l'actualité
La série arrive dans un contexte où les questions sur l'expatriation et les communautés fermées suscitent un intérêt croissant. Le roman d'Elsa Marpeau, publié en 2013, avait déjà rencontré un certain succès. Cette adaptation intervient après une vague de séries françaises à succès sur Canal+, comme « Apollo Has Fallen » avec Ritu Arya et Tewfik Jallab. « Singapura » s'inscrit dans la volonté de la chaîne de proposer des créations originales ambitieuses.
Une critique sociale derrière le thriller
Au-delà de l'intrigue policière, la série brosse le portrait d'une communauté privilégiée où les couples s'observent, se trompent et s'espionnent. Les conversations les plus anodines deviennent des machines à fabriquer des histoires. Elsa Marpeau raconte : « Un jour, je me suis trompée d'appartement, car ils se ressemblent tous. Et à peine arrivée chez moi, coup de fil : “Alors, tu t'es trompée d'appart ?” Tout le monde vous voit tout le temps. » Ce huis clos doré, où l'ennui et les tensions prospèrent, offre un miroir grossissant des rapports de pouvoir et des faux-semblants de l'expatriation.
La série bénéficie d'un casting solide, avec Nailia Harzoune (vue dans « Capitaine Marleau ») et Ariane Labed. La réalisation alterne entre les tours ultramodernes de Singapour et la mangrove, créant un contraste visuel qui renforce le sentiment d'étrangeté. La musique et la photographie participent à cette ambiance moite et oppressante.
Un lancement en pleine rentrée série
« Singapura » sort le même jour que la saison 4 de « The Gilded Age » sur HBO Max, mais dans un registre très différent. La série de Canal+ se distingue par son ancrage contemporain et son exploration des coulisses de l'expatriation. Les critiques sont pour l'instant positives : Télé-Loisirs parle d'une série qui « mérite le coup d'œil » et qui « dévoile la face cachée, sombre et vertigineuse, de l'expatriation ».
Pour Canal+, c'est l'occasion de conforter sa position sur le marché des séries françaises de qualité. La chaîne a récemment misé sur des productions variées, du thriller d'action à la chronique sociale. « Singapura » pourrait séduire un public large, amateur de polar et de drames psychologiques.
Une diffusion hebdomadaire
Les six épisodes seront diffusés à raison d'un par semaine, à partir du 2 novembre. Cette programmation permet de maintenir le suspense et de fidéliser les téléspectateurs. La série sera également disponible en replay sur myCANAL. À l'heure du binge-watching, ce choix de diffusion hebdomadaire est un pari, mais il correspond à la volonté de Canal+ de créer l'événement chaque lundi soir.
Une tendance de fond : l'expatriation comme terrain de fiction
« Singapura » n'est pas la première œuvre à s'intéresser aux expatriés. Ces dernières années, plusieurs films et séries ont exploré ce milieu, entre glamour et solitude. La série apporte cependant un regard féminin et français, avec une dimension autobiographique. Elle pourrait ouvrir la voie à d'autres productions sur ce thème.
À l'heure où les mobilités internationales se multiplient, la fiction s'empare de ces questions d'identité, d'appartenance et de faux-semblants. « Singapura » montre que derrière les apparences idylliques, les fractures personnelles et sociales demeurent. Une réflexion qui résonne avec les préoccupations contemporaines, à l'image d'autres événements culturels ou sportifs qui marquent l'actualité, comme le GP du Mexique ou la Route du Rhum.
En somme, « Singapura » est une série à ne pas manquer pour les amateurs de thrillers psychologiques et de chroniques sociales. Elle confirme le dynamisme de la création française et offre un regard original sur un monde souvent fantasmé. Rendez-vous ce soir sur Canal+ pour découvrir les premiers épisodes.
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