Incendie à Mélisey : trois hectares brûlés, le propriétaire en garde à vue

L'incendie à Mélisey a provoqué des fumées noires très épaisses

Une maison détruite, trois hectares de broussailles partis en fumée à Mélisey

Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 27 juillet 2026, peu avant 11 heures, route de Faucogney à Mélisey, en Haute-Saône. Parti d’un feu de déchets allumé par le propriétaire d’une ancienne ferme située en lisière de forêt, le sinistre a rapidement dégénéré. Poussées par un vent fort et attisées par une sécheresse intense qui touche le secteur des Mille Étangs, les flammes ont d’abord embrasé les broussailles environnantes avant de gagner un poteau électrique, puis la maison d’habitation, totalement détruite.

Au total, trois hectares de végétation ont été ravagés. L’incendie a mobilisé une cinquantaine de sapeurs-pompiers. Un important dispositif a été déployé, avec l’appui précieux d’une dizaine d’agriculteurs locaux, qui ont apporté des bennes à eau avec leurs tracteurs. Ce renfort a permis aux soldats du feu de se concentrer sur la lutte directe contre les flammes. Parmi ces agriculteurs, l’ancien coureur cycliste Thibaut Pinot, désormais installé à Mélisey, a prêté main forte. L’incendie a été maîtrisé en milieu d’après-midi, mais les pompiers sont restés sur place pour surveiller tout risque de reprise.

Cinq chiens sauvés, deux habitations évacuées

Malgré la violence du sinistre, aucun blessé n’est à déplorer. Les cinq chiens de la maison ont pu être mis à l’abri. Deux habitations voisines ont été évacuées par précaution. Un hangar contenant une cuve de 3 000 litres de fioul a été préservé, évitant une catastrophe environnementale supplémentaire. Les 25 vaches qui se trouvaient sur une parcelle adjacente sont également saines et sauves.

Un geste interdit et très imprudent en pleine sécheresse

L’enquête menée par les gendarmes a rapidement établi les causes du sinistre. Le propriétaire, un septuagénaire, a reconnu avoir brûlé des cartons sur son terrain. Un geste formellement interdit par la loi, et d’autant plus dangereux que la Haute-Saône connaît une sécheresse sévère. Un arrêté préfectoral interdit tout feu à moins de 200 mètres d’une forêt.

L’homme a été placé en garde à vue pour mise en danger d’autrui et incendie involontaire de forêt. Il est également poursuivi pour imprudence. Les forces de l’ordre ont mis en place un barrage pour sécuriser le secteur, où des matières dangereuses ont été identifiées.

Un contexte de sécheresse critique en Haute-Saône et dans la région

Cet incendie s’inscrit dans un contexte de sécheresse particulièrement préoccupant pour le département et plus largement pour la Bourgogne-Franche-Comté. En Saône-et-Loire, voisine de la Haute-Saône, la préfecture a pris de nouvelles mesures de restriction des usages de l’eau, jugées « très critiques ». Plusieurs secteurs sont passés en alerte renforcée ou en crise, avec des interdictions d’arrosage des jardins, des pelouses et du lavage des voitures. Le préfet invite les maires à faciliter l’approvisionnement en eau pour le bétail.

Cet événement rappelle que le moindre geste imprudent peut avoir des conséquences dramatiques en période de sécheresse. L’incendie de Mélisey aurait pu se propager à la forêt voisine et menacer d’autres habitations, sans l’action rapide et coordonnée des pompiers et des agriculteurs.

Perspectives : un signal d’alarme pour la prévention des feux

Alors que le changement climatique rend les épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses, la vigilance doit être maximale. Les autorités multiplient les messages de prévention, mais des comportements à risque persistent. Cette affaire illustre la nécessité de rappeler les interdictions en vigueur et de sanctionner les infractions, afin de protéger les personnes, les biens et l’environnement.

Dans une actualité marquée par d’autres faits divers et des enjeux économiques et sportifs – comme les résultats semestriels 2026 d'Air Liquide ou la reconstruction de Corentin Moutet – ce drame local rappelle que la sécurité et la prévention des risques naturels restent des priorités absolues.

Commentaires