Un séjour australien sous les projecteurs
Du 15 au 19 avril 2026, le prince Harry et Meghan Markle ont effectué un voyage de cinq jours en Australie, rythmé par une série d'engagements « privés, professionnels et philanthropiques », selon les termes de leur entourage. Entre Melbourne et Sydney, le couple a multiplié les apparitions publiques, attirant des foules considérables et retrouvant, le temps de quelques jours, l'atmosphère d'une tournée royale traditionnelle.
Harry était notamment l'orateur principal de l'« InterEdge Psychosocial Safety Summit » à Melbourne, un sommet dont les billets étaient initialement proposés à près de 1 400 dollars américains. De son côté, Meghan était l'invitée vedette d'un week-end bien-être féminin à l'InterContinental Sydney Coogee Beach, où le package VIP le plus élevé — incluant hébergement, dîner de gala et photo de groupe avec la duchesse — était affiché à plus de 2 200 dollars. Le couple a également rencontré des bénévoles du Bondi Surf Bathers' Life Saving Club, dans des scènes rappelant les engagements royaux d'antan.
De retour à Montecito le 19 avril, Harry et Meghan ont retrouvé leurs enfants Archie et Lilibet dans une ambiance chaleureuse. Meghan a partagé sur Instagram plusieurs stories du retour, révélant notamment une banderole « Welcome home » accrochée à l'entrée de leur propriété et des souvenirs australiens offerts aux enfants.
La polémique du regard : quand une vidéo ravive de vieilles blessures
Mais le voyage n'a pas échappé à la controverse. Une vidéo circulant massivement sur les réseaux sociaux a captivé l'attention : on y voit Meghan Markle lancer ce que beaucoup ont qualifié de regard glacial à Sarah Fosmo, cheffe de cabinet du prince Harry, après que celle-ci ait effleuré le bras du duc. Ralentie pour accentuer l'effet dramatique, la séquence a accumulé des milliers de vues en quelques heures.
D'anciens collaborateurs témoignent
Selon le journaliste Tom Sykes, qui couvre la famille royale depuis des décennies pour le Daily Beast, plusieurs anciens employés de Meghan ont affirmé que la vidéo avait « ravivé des souvenirs traumatiques » de leur période de travail auprès de la duchesse. L'un d'eux aurait déclaré que le clip lui donnait « un syndrome de stress post-traumatique », ajoutant : « C'est la Meghan classique... souriante d'un côté du visage, les yeux dans le dos de l'autre. » Un autre ancien stagiaire aurait décrit la duchesse comme quelqu'un qui traite ses subordonnés comme « des plombiers venus réparer les toilettes ».
Ces témoignages s'inscrivent dans une longue série de rapports similaires. En 2025, un article de Vanity Fair affirmait que certains collaborateurs américains de Meghan avaient dû recourir à une thérapie après leur passage dans son équipe. The Hollywood Reporter l'avait précédemment décrite comme une « dictatrice en talons hauts ». Les représentants du couple ont réfuté ces interprétations, qualifiant la vidéo de « manipulatrice » et conçue pour « perpétuer un faux narratif ».
Un rendez-vous manqué avec les Irwin, symbole d'un isolement persistant
L'autre épisode marquant du séjour australien est d'ordre diplomatique : Harry et Meghan espéraient rencontrer la famille Irwin — Terri, Robert et Bindi — pour explorer de potentielles collaborations philanthropiques. Selon une source citée par le magazine New Idea, Meghan « admire énormément » le travail des Irwin et souhaitait envisager une coopération, voire associer ses enfants à de futures missions des Wildlife Warriors.
Des monarchistes fidèles à la Couronne
La rencontre n'a finalement pas eu lieu. Les emplois du temps chargés de Terri et Robert, combinés à l'absence de Bindi — alors aux États-Unis — ont rendu la chose impossible, selon la même source. Mais au-delà des agendas, une réalité de fond s'impose : les Irwin sont des monarchistes convaincus, profondément attachés à la famille royale britannique. Robert Irwin entretient notamment une amitié étroite avec le prince William, ce qui place implicitement la famille dans un camp difficile à réconcilier avec celui des Sussex.
Cet épisode illustre une tendance récurrente : malgré leur popularité persistante dans certains cercles, Harry et Meghan peinent à tisser de nouvelles alliances solides dans des milieux liés, de près ou de loin, à la monarchie britannique.
Ce que ce voyage révèle sur la trajectoire des Sussex
Le séjour australien d'avril 2026 condense à lui seul les paradoxes qui définissent la vie publique d'Harry et Meghan depuis leur départ du Royaume-Uni en 2020. D'un côté, une capacité indéniable à mobiliser les foules et à occuper le devant de la scène médiatique internationale. De l'autre, des controverses récurrentes sur la gestion de leur équipe, et une marginalisation progressive des réseaux qui gravitent autour de la monarchie.
La monétisation assumée de leur notoriété — sommets payants, week-ends bien-être à prix élevé — renforce leur image d'entrepreneurs de la célébrité, mais suscite aussi des interrogations sur la nature de leur engagement philanthropique. Pendant ce temps, à Londres, le roi Charles III rendait hommage à la reine Elizabeth II pour ce qui aurait été son 100e anniversaire, sans aucune mention publique de son fils cadet.
Le fossé entre les deux branches de la famille royale semble, lui, n'avoir pas besoin de mots pour s'exprimer.
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