Haakon de Norvège écourte son voyage au Japon : l'état de santé de Mette-Marit s'aggrave

En juillet 2025, la princesse Leonor d'Espagne effectuait son premier voyage en solo, au Portugal

La princesse héritière en grave danger : Haakon et Ingrid Alexandra rappelés d'urgence

Face à l'aggravation de l'état de santé de la princesse héritière Mette-Marit, le prince Haakon a pris une décision lourde de sens. Alors qu'il effectuait un voyage officiel au Japon du 1er au 4 juin, il a choisi d'écourter son séjour d'une journée pour regagner Oslo et le chevet de son épouse. « Je n'ai pas de nouvelles à vous communiquer pour l'instant, mais il est vrai qu'Ingrid est rentrée pour être avec sa mère, et j'ai raccourci mon programme au Japon pour être avec ma famille. Comme je l'ai déjà dit, la situation est grave », a-t-il confié à la presse depuis Tokyo.

Ingrid Alexandra quitte l'Australie pour soutenir sa mère

Dans le même mouvement, la fille aînée du couple, la princesse Ingrid Alexandra (22 ans), a brutalement interrompu son cursus universitaire à Sydney pour revenir en Norvège. Photographiée le 3 juin à son arrivée à Skaugum, elle n'a annoncé aucune date de retour. Ce rassemblement familial traduit une inquiétude grandissante autour de la future reine consort, qui lutte depuis huit ans contre une fibrose pulmonaire chronique.

2018-2026 : huit ans de combat contre la fibrose pulmonaire

Diagnostiquée en 2018, la fibrose pulmonaire de Mette-Marit est une maladie dégénérative et incurable qui altère gravement la capacité respiratoire. À l'époque, la princesse héritière se montrait optimiste : « Même si ce diagnostic va forcément impacter ma vie, je suis heureuse que la maladie ait été découverte si tôt. » Pourtant, depuis 2025, l'évolution est devenue alarmante.

L'oxygène au quotidien et l'attente d'une greffe

En décembre 2025, le couple royal annonçait que Mette-Marit pourrait devoir subir une greffe de poumons dans les mois à venir. Début 2026, la princesse est apparue en public équipée d'une poche à oxygène portée par son époux. Le 10 avril, elle participait à une réception au palais d'Oslo avec une assistance respiratoire, et le 17 mai, jour de la fête nationale, elle portait une canule nasale.

« La princesse héritière est gravement malade, et j'ai l'impression que son état s'est quelque peu aggravé ces derniers temps », déclarait Haakon le 26 mai, avant d'ajouter qu'elle utilisait « de l'oxygène au quotidien ». Le prince héritier, devenu l'aidant principal de son épouse, n'a pas caché son inquiétude : « Elle va très mal. Je suis inquiet. »

Une famille royale sous pression : entre maladie et procès

Cette crise sanitaire survient dans un contexte familial déjà tendu. Le fils aîné de Mette-Marit, Marius Borg Høiby (29 ans), né d'une précédente relation, est actuellement jugé pour des faits graves. Accusé de violences conjugales par deux ex-compagnes et de viols par quatre femmes, il encourt sept ans et sept mois de prison. Le verdict, attendu dans les semaines à venir, pèse sur la maisonnée. Ingrid Alexandra pourrait rester en Norvège au moins jusqu'à cette décision.

Le roi Harald et la reine Sonja également fragilisés

Le roi Harald V, 89 ans, et la reine Sonja, 88 ans, sont eux-mêmes confrontés à des problèmes de santé. La reine a récemment souffert de troubles cardiaques. La famille royale norvégienne traverse ainsi une période historique de vulnérabilité, alors que la relève se prépare dans l'ombre de la maladie.

Perspective : une monarchie norvégienne en transition forcée

L'état de Mette-Marit rebat les cartes de la succession. Alors que le prince héritier Haakon est appelé à monter sur le trône, son épouse pourrait ne pas être en mesure d'assurer pleinement son rôle de reine consort. La jeune génération — Ingrid Alexandra, deuxième dans l'ordre de succession, et Sverre Magnus, 20 ans, qui a fièrement représenté la famille au tournoi de football de Skaugum — pourrait être amenée à prendre davantage de responsabilités plus tôt que prévu.

Un signal pour les familles confrontées à la maladie

Cette situation, suivie avec émotion par le public norvégien et international, rappelle la fragilité des existences, même au sein des plus hautes institutions. La transparence progressive de la famille royale sur l'aggravation de la maladie contraste avec le silence souvent observé dans d'autres cours. Alors que Mette-Marit attend sa greffe, ses proches s'organisent, entre devoir d'État et urgence familiale.

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