Fréjus : un giratoire à 2,6 M€ pour désengorger le Capitou et Caïs

Un carrefour stratégique bientôt transformé

Le conseil municipal de Fréjus a approuvé, lors de sa séance du 17 septembre 2026, la convention permettant à la Ville de piloter la création d'un giratoire à l'intersection de l'avenue Jean-Lachenaud et de la RD4, dans le secteur du Capitou. Ce projet, porté financièrement par Estérel Côte d'Azur Agglomération, représente un investissement prévisionnel de 2,568 millions d'euros HT, dont environ 2,4 millions pour les seuls travaux.

L'objectif est clair : remplacer le stop imposé aux automobilistes venant de la zone d'activités par un aménagement circulaire adapté à l'évolution du trafic. La configuration actuelle du croisement est jugée inadaptée, notamment en raison de la croissance des flux liés à la zone du Capitou et au quartier de Caïs.

Un enjeu de fluidité et de sécurité

Au-delà de la simple amélioration de la circulation, le futur équipement doit intégrer des aménagements pour les modes doux. Trottoirs, cheminements piétons et potentiels espaces de stationnement figurent parmi les premières esquisses. La Ville devra toutefois procéder à des acquisitions foncières privées pour élargir le périmètre du projet, une charge administrative et financière qui lui incombera.

Un projet mûri depuis plus de dix ans

L'idée d'un giratoire à cet endroit n'est pas nouvelle. Dès 2015, une première étude de circulation menée par la Ville avait conclu à la pertinence d'un tel aménagement. Depuis, la situation s'est encore dégradée sous l'effet de la construction de nombreux logements dans le secteur et de l'arrivée prochaine de l'école de la Baume, qui viendront ajouter un flux supplémentaire de véhicules.

Les études actualisées ont donc confirmé sans surprise la nécessité de revoir le fonctionnement de ce carrefour. La compétence de l'agglomération sur ce type d'infrastructure, effective depuis avril dernier, a permis de débloquer le dossier et d'en confier la maîtrise d'ouvrage à la commune.

Un calendrier encore à préciser

Si le principe et le financement sont actés, le calendrier des travaux n'a pas encore été détaillé. Les acquisitions foncières préalables conditionneront le lancement effectif du chantier. La Ville de Fréjus devra négocier avec les propriétaires concernés pour constituer l'emprise nécessaire à l'aménagement global, qui dépassera le seul carrefour actuel.

Une dynamique d'aménagement du territoire

Ce projet s'inscrit dans un contexte plus large de développement du secteur du Capitou, déjà identifié comme un pôle économique stratégique. La collectivité y voit notamment deux nouveaux pôles dans les cartons, autour de l'industrie de la défense et des services liés à la santé. L'amélioration des accès routiers constitue donc un préalable à cette montée en puissance.

Au-delà de Fréjus, la question de la mobilité dans les zones d'activités périurbaines reste un défi récurrent pour les agglomérations de la Côte d'Azur. L'augmentation du trafic, la saturation des axes existants et la nécessité de promouvoir des alternatives à la voiture individuelle poussent les collectivités à repenser leurs carrefours stratégiques.

Un impact attendu sur le quotidien des usagers

Pour les automobilistes, le futur giratoire devrait réduire les temps d'attente et améliorer la sécurité des intersections. Pour les riverains et les salariés de la zone du Capitou, l'enjeu est aussi de faciliter les déplacements non motorisés, aujourd'hui mal pris en compte. Reste à savoir si les délais annoncés seront tenus, alors que les grands projets d'infrastructure accusent souvent des retards.

En parallèle de cette actualité locale, d'autres sujets font l'actualité, comme le retour en grâce d'Eduardo Camavinga avec Zidane, alors que Galatasaray reste à l'affût ou la polémique autour de GTA 6 : la Vice City Collection à 400 $ sans le jeu.

Vers une mobilité repensée à l'échelle de l'agglomération

Ce giratoire n'est qu'un élément d'une stratégie plus vaste. Estérel Côte d'Azur Agglomération, compétente en matière de mobilité, devra conjuguer développement économique, qualité de vie et transition des déplacements. La création de voies douces et la sécurisation des abords des écoles, comme celle de la Baume, répondent à une attente forte des habitants.

Le financement de 2,6 millions d'euros HT, intégralement supporté par l'agglomération, témoigne de la priorité accordée à cet axe. Mais au-delà de l'investissement, c'est la capacité à coordonner urbanisme et transport qui sera déterminante pour éviter que le nouveau giratoire ne soit saturé à son tour dans quelques années. Les prochaines étapes, notamment les acquisitions foncières, seront scrutées de près par les usagers et les élus locaux.

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