Waldemar Kita déjà prêt à sacrifier Der Zakarian
Le FC Nantes vit un début de saison cauchemardesque en Ligue 2. Relégué de Ligue 1, le club de Waldemar Kita a concédé deux défaites en deux journées, contre le Red Star (0-1) à la Beaujoire puis à Laval (2-1), avec un but gag encaissé dans les derniers instants. Avec zéro point, les Canaris pointent à une inquiétante 18e place, très loin des ambitions de remontée immédiate affichées par la direction. Cette situation a mis le feu aux poudres : selon plusieurs sources concordantes, le président Waldemar Kita ne serait plus convaincu par le retour de Michel Der Zakarian, nommé l'été dernier pour relever l'équipe. L'insider Emmanuel Merceron évoque une situation "très chaude" pour le coach, et L'Équipe confirme qu'un nouveau revers face à Rodez, samedi prochain, précipiterait très probablement son départ. Déjà sous pression après la défaite inaugurale, Waldemar Kita aurait "complètement craqué" selon Ouest-France, laissant présager une décision radicale dans les prochains jours.
Historique mouvementé et gestion brutale des entraîneurs
Waldemar Kita n'a jamais caché sa politique sportive : les résultats priment, et la patience n'est pas sa vertu première. Arrivé à la tête du FC Nantes en 2007, le président d'origine polonaise a multiplié les changements d'entraîneurs, avec une moyenne d'un coach tous les 18 mois environ. Sa gestion parfois jugée impulsive a souvent été critiquée, notamment lors des passages de Sergio Conceiçao ou de Claudio Ranieri, partis rapidement malgré des résultats honorables. Aujourd'hui, la situation est d'autant plus tendue que le club évolue en Ligue 2, un championnat où la moindre défaite peut avoir des conséquences dramatiques sur la remontée. Les supporters, déjà remontés après la relégation, ont fait part de leur colère, et le huis clos contre le Red Star n'a fait qu'accentuer la pression. La venue de Rodez s'annonce donc comme un tournant, avec un entraîneur sur la sellette et un président prêt à prendre une décision radicale. Michel Der Zakarian, qui avait longuement hésité avant d'accepter le poste, connaît parfaitement les arcanes du club et semble conscient d'être sur un siège éjectable, comme il l'avait déjà été par le passé lors d'un premier passage sous l'ère Kita.
Mercato : entre espoirs et frustrations
Parallèlement à cette crise sportive, le FC Nantes est aussi au cœur d'un mercato compliqué. Le club espérait réaliser une belle vente avec Tylel Tati, jeune défenseur central de 18 ans très courtisé. Chelsea avait notamment proposé une offre conséquente, mais Waldemar Kita, fidèle à sa réputation de négociateur coriace, a exigé plus de 25 millions d'euros, bloquant ainsi le transfert. Résultat : le joueur reste à Nantes, mais l'opération a laissé des traces, et certains observateurs pointent du doigt l'intransigeance du président, qui pourrait pénaliser le club sur le plan sportif et financier. Malgré tout, pour renforcer l'équipe et répondre aux attentes de Der Zakarian, les dirigeants nantais travaillent sur des pistes ciblées, notamment le milieu de terrain du Paris FC, Vincent Marchetti (29 ans). Un contrat de deux ans aurait été proposé, avec un transfert estimé à environ un million d'euros. Ce profil d'expérience, formé à l'AC Ajaccio et qui connaît parfaitement les deux championnats, semble taillé pour accompagner les jeunes talents comme Tylel Tati ou encore le prometteur attaquant B. Guirassy.
Les Canaris face à un tournant décisif
Au-delà de la simple question de l'entraîneur, cette période charnière pourrait redéfinir l'avenir du FC Nantes. Le club, qui a vendu son attaquant Matthis Abline à Monaco pour 30 millions d'euros, doit trouver un équilibre entre nécessité de résultats immédiats et construction à long terme. Avec un effectif en reconstruction, une pression énorme des supporters et un président imprévisible, la saison en Ligue 2 s'annonce périlleuse. Les échéances se multiplient : le match contre Rodez est déjà perçu comme un dernier test pour Der Zakarian, mais aussi comme un révélateur de la santé générale du club. Si la défaite devait se confirmer, un nouvel entraîneur, peut-être Antoine Kombouaré comme le suggèrent certaines rumeurs, pourrait débarquer avec pour mission de redresser la barre. Dans ce climat d'incertitude, les Jaune et Vert devront puiser dans leurs ressources mentales pour éviter une saison cauchemardesque en Ligue 2, où un club de cette envergure n'a pas sa place selon ses supporters.
En parallèle, l'actualité extra-sportive n'est pas en reste, comme l'illustre l'engouement autour d'événements divers. Par exemple, la disparition d'une adolescente à Scionzier ou encore le documentaire choc sur les Disparues de la gare de Perpignan montrent que l'actualité des faits divers capte l'attention du public, loin des terrains de football. Mais pour l'heure, tous les projecteurs sont braqués sur la Beaujoire, où l'avenir du FC Nantes se joue, match après match, dans un climat de tension extrême. Waldemar Kita est à un carrefour : faire confiance à son entraîneur et à son groupe, ou repartir dans une nouvelle spirale de changements qui pourrait, cette fois, s'avérer fatale.
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