Djokovic au China Open : retour à Pékin et nouveau rôle au conseil des joueurs

Carlos Alcaraz and Novak Djokovic at the 2026 Australian Open

Novak Djokovic effectue son grand retour au China Open à Pékin

Ce mercredi 30 septembre 2026, Novak Djokovic fait son entrée en lice au China Open face au Portugais Nuno Borges, pour le compte du troisième tour (le tournoi débutant directement à ce stade pour les têtes de série). Ce retour à Pékin marque une première depuis 2015 pour le Serbe, qui n'avait plus foulé les courts du National Tennis Centre depuis son dernier titre dans la capitale chinoise il y a onze ans. Un retour très attendu, tant son bilan y est exceptionnel : 29 victoires, aucune défaite, et six trophées (2009, 2010, 2012, 2013, 2014, 2015). Aucun autre joueur n'a jamais réalisé une telle performance dans ce tournoi ATP 500.

Une motivation intacte malgré les doutes

À 39 ans, Djokovic reste animé par une flamme compétitive intacte. Interrogé en conférence de presse, il a confirmé que sa motivation première n'est pas de simplement profiter de l'ambiance : « Je joue un tournoi professionnel parce que je veux gagner. C'est ça, la motivation première : toujours essayer de rivaliser et de battre l'adversaire du jour. » Une déclaration qui tranche avec les spéculations sur sa fin de carrière, alimentées par son élimination précoce à l'US Open.

En effet, fin août, le Serbe avait été sorti dès le premier tour à Flushing Meadows par l'Argentin Mariano Navone (49e mondial), en cinq sets et plus de quatre heures et demie de jeu. Un match où il était apparu physiquement diminué, vomissant à plusieurs reprises et souffrant d'une épaule et d'un dos douloureux. Cette défaite l'avait fait chuter au 12e rang mondial, puis 11e, le laissant en dehors des qualifications pour les ATP Finals.

Un contexte sportif sous haute tension

Ce retour à Pékin n'est pas anodin. Il intervient dans une période charnière pour Djokovic, qui doit engranger des points pour espérer se qualifier pour le Masters de fin d'année. Le China Open représente une opportunité en or : sur une surface et dans des conditions qu'il affectionne, il peut renouer avec la victoire et retrouver de la confiance. Son adversaire, Nuno Borges, l'a d'ailleurs reconnu avec humour : « Plus de pression pour lui », évoquant l'invincibilité du Serbe dans ce tournoi.

Un nouveau rôle au Grand Slam Player Council

En parallèle, une autre actualité vient secouer le monde du tennis : la création du Grand Slam Player Council, une instance destinée à améliorer le dialogue entre les joueurs et les organisateurs des tournois du Grand Chelem, notamment sur la question épineuse de la répartition des revenus. Ce conseil, fondé à l'initiative de joueuses comme Aryna Sabalenka, Elena Rybakina et Jessica Pegula, vise à apaiser les tensions après des menaces de boycott des tournois majeurs.

La présence de Novak Djokovic parmi les membres fondateurs a de quoi surprendre. L'ancien président du conseil de l'ATP et cofondateur de la PTPA (Professional Tennis Players Association) avait pris ses distances avec cette organisation après avoir désapprouvé la tournure juridique de ses actions. Son ralliement à ce nouveau conseil, aux côtés de joueurs comme Alexander Zverev, Ben Shelton ou Félix Auger-Aliassime, marque un retour en grâce dans les instances de gouvernance. Interrogé sur le sujet, il a salué l'initiative de Sabalenka : « Les joueurs savent qu'ils auront toujours mon soutien. La nouvelle génération arrive. Je suis content qu'il y ait une volonté des leaders de notre sport, comme Sabalenka, de vraiment prendre les choses en main. »

Perspectives : entre quête de gloire et héritage

Pour Djokovic, ce double événement — retour au China Open et intégration du Grand Slam Player Council — dessine une nouvelle phase de sa carrière. Sur le plan sportif, il s'agit de prouver qu'il peut encore rivaliser avec les meilleurs, malgré des signes de fatigue physique et une concurrence de plus en plus féroce. Une victoire à Pékin relancerait sa saison et lui permettrait de croire à une qualification pour le Masters.

Sur le plan institutionnel, son engagement dans ce conseil témoigne de sa volonté de peser sur l'avenir du tennis, non plus en tant que leader contestataire, mais en tant que figure rassembleuse. Une manière de préparer l'après-carrière tout en continuant à défendre les intérêts des joueurs.

Quoi qu'il en soit, ce mercredi, tous les regards seront tournés vers le court central de Pékin. Novak Djokovic, icône incontestée du tennis mondial, entame un nouveau chapitre. Et s'il reste une chose que l'on a apprise avec lui, c'est qu'il ne faut jamais le sous-estimer.

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