Espanyol-Real Madrid : Espi offre une victoire in extremis à Mourinho

Immediate Reaction: Espanyol 0-2 Real Madrid

Un premier succès arraché dans les dernières secondes

Le Real Madrid a lancé sa saison 2026-2027 de la plus spectaculaire des manières, en s'imposant 2-1 sur la pelouse de l'Espanyol Barcelone, samedi 22 août, à l'occasion de la première journée de Liga. Un succès obtenu dans les toutes dernières secondes du temps additionnel grâce à la nouvelle recrue Carlos Espí, servie par Kylian Mbappé, qui a offert les trois points aux Merengue pour le premier match officiel du second mandat de José Mourinho. Ce succès, acquis au RCDE Stadium, permet au club madrilène de démarrer idéalement sa campagne, malgré une prestation pour le moins laborieuse.

Le scénario du match : un réveil tardif

Le Real Madrid avait pourtant parfaitement entamé la rencontre. Dès la 9e minute, Jude Bellingham, d'une tête décroisée sur un corner magistralement tiré par Arda Güler, ouvrait le score. Un avantage logique compte tenu des 63% de possession en faveur des visiteurs en première période. Mais la domination madrilène s'est progressivement étiolée. À la demi-heure de jeu (30e), Álex Calatrava punissait une défense trop passive et remettait les deux équipes à égalité, un score qui reflétait mieux la physionomie d'un match où l'Espanyol s'est montré dangereux en contre.

La seconde période a ensuite tourné à l'avantage des locaux, les coéquipiers de Thibaut Courtois peinant à trouver la faille. Ce n'est qu'au bout du bout du temps additionnel (90+3) que Carlos Espí, arrivé cet été, est venu crucifier les Catalans en trompant le gardien Dimitrovic après un numéro de Kylian Mbappé dans la surface. Un soulagement immense pour les supporters madrilènes, mais la victoire est loin d'avoir été aboutie.

Un bilan en demi-teinte qui interroge déjà

Si les trois points sont évidemment bienvenus, la prestation d'ensemble du Real Madrid laisse apparaître des failles que le nouvel entraîneur José Mourinho devra rapidement corriger. Les difficultés à déjouer un bloc bas, une constante lors des deux dernières saisons, se sont à nouveau invitées sur la pelouse catalane.

Les mêmes maux qu'à l'accoutumée

Comme trop souvent l'an dernier, l'attaque madrilène a semblé à court d'idées face à une défense espanyola regroupée. Vinícius Júnior, bien que volontaire, a été facilement contenu par le dispositif adverse. Kylian Mbappé, très actif, a multiplié les tentatives (8 tirs cadrés pour son équipe au total), mais a manqué d'efficacité, notamment en envoyant une tête au-dessus d'un but grand ouvert en seconde période. Les transmissions entre Federico Valverde et Bernardo Silva manquaient de justesse et de profondeur, obligeant les ailiers à multiplier les centres sans véritable danger.

Cette mauvaise habitude de s'en remettre à un éclair de génie individuel pour faire la différence, plutôt qu'à un jeu collectif huilé, a de nouveau failli coûter cher. Pour l'ancien entraîneur de l'Inter et de Chelsea, le chantier est immense. Il devra non seulement corriger le tir sur le plan tactique mais aussi trouver une alchimie entre les nombreuses stars de son effectif. Le défi est de taille, d'autant plus que le Mercato : le Real Madrid fixe un prix record pour son joyau Camavinga agite les coulisses.

L'ère Mourinho (bis) : entre promesses et urgences

Ce succès inaugural, bien que peu convaincant, marque le début d'une nouvelle ère à Madrid. Le technicien portugais, de retour sur le banc merengue, doit redonner à cette équipe l'identité et la solidité défensive qui ont fait sa marque de fabrique lors de son premier passage.

Des débuts dictés par des attentes élevées

Le championnat ne fait que commencer, mais la pression est déjà palpable. Les attentes sont immenses dans la capitale espagnole, où l'objectif est clairement de détrôner un FC Barcelone champion en titre. Après une première journée compliquée, où les Barcelonais se sont imposés facilement, le Real sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur dans la course au titre. Le calendrier s'annonce d'ailleurs chargé avec un choc à domicile contre la Real Sociedad mercredi, avant la réception du promu Malaga. Ces rencontres seront scrutées de près pour voir si les automatismes se mettent en place.

Malgré les critiques légitimes, cette victoire a au moins le mérite d'exister et de lancer idéalement la saison. Le talent individuel, encore une fois décisif avec le but de Carlós Espí, a masqué les carences collectives du moment. L'ancien entraîneur de Manchester United sait mieux que quiconque que la patience est une vertu, mais à Madrid, elle a souvent des limites. Les prochaines semaines seront cruciales pour jauger la véritable capacité de ce groupe à rivaliser sur tous les fronts, alors que le prochain match de championnat s'annonce déjà comme un test décisif.

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