Honduras : le rationnement de l'eau s'aggrave
La crise de l'eau s'intensifie au Honduras. À partir du 20 septembre 2026, le Distrito Central — qui englobe Tegucigalpa et Comayagüela — va porter son calendrier de rationnement de 9 à 12 jours, a annoncé le maire Juan Diego Zelaya. Une décision prise face à des réservoirs au plus bas : la represа Los Laureles ne fonctionne plus qu'à 26,74 % de sa capacité, tandis que La Concepción stagne à 25,33 %. Les autorités ont déclaré une alerte rouge sécheresse, alors que la capitale accumulait cinq jours sans pluie au moment de l'évaluation.
« Nous ne voulions pas en arriver là, mais nous devons passer de 9 à 12 jours pour prolonger la vie de nos represas », a justifié l'édile. La municipalité assure maintenir la distribution gratuite d'eau par camions-citernes, mais des milliers de familles subissent déjà des coupures plus longues. Le calendrier pourrait toutefois être assoupli si les précipitations reviennent, avec un retour possible à 9 voire 7 jours.
Logement : près de quatre ménages argentins sur dix concernés
Le déficit ne se limite pas aux ressources hydriques. En Argentine, 40,67 % des foyers présentent un déficit habitacional, selon une étude du Centre d'études économiques urbaines de l'Université nationale de San Martín et de Saint-Gobain, basée sur le recensement de 2022. Cela représente 6 479 825 ménages. La majorité relève d'un déficit qualitatif : hacinamiento (14,98 %), connexions déficientes aux services de base (25,45 %) ou installations inadaptées.
Le déficit quantitatif — les foyers ayant besoin d'un logement neuf — est passé de 1 317 819 en 2010 à 686 925 en 2022, soit une baisse de 47,9 %. Mais le déficit qualitatif a grimpé de 36,1 % sur la même période, signe que l'accès à un toit ne garantit pas des conditions de vie décentes. Un constat qui résonne avec les débats sur les HLM et la politique du logement en France.
Vaud : un trou budgétaire de 356 millions de francs
En Suisse, le canton de Vaud a présenté son projet de budget 2027 avec un déficit prévu de 356 millions de francs. Pour équilibrer les comptes, le Conseil d'État devra puiser 440 millions dans les réserves, une pratique utilisée depuis 2019. « Mais après 2030, il n'y aura plus rien », a averti Christelle Luisier, conseillère d'État chargée des Finances.
La situation pourrait se dégrader : le 27 septembre, les Vaudois votent sur une baisse de 12 % de la fiscalité sur le revenu et la fortune. Si elle est acceptée, le canton perdrait 272 millions supplémentaires. « Des mesures d'économie seront inévitables, avec une diminution des prestations dans tous les domaines », a prévenu la magistrate. Les salaires de la fonction publique ne sont pas encore touchés, mais l'option reste sur la table.
Nîmes Olympique : 630 000 euros à combler en un mois
Dans le monde du sport, le Nîmes Olympique fait face à un déficit cumulé de 630 000 euros. La société Nîmes Olympique Ensemble affiche 500 000 euros de pertes, auxquelles s'ajoutent 130 000 euros pour l'Association. Les dirigeants ont confirmé ces chiffres lors d'une conférence de presse le 14 septembre. Le club a un mois pour combler le trou avant le passage devant la DNCG, le gendarme financier du football français, en novembre. Un dépôt de bilan n'est pas exclu.
Les explications avancées pointent une subvention municipale de 1,2 million d'euros insuffisante pour couvrir les infrastructures et les charges. « Il ne restait que 140 000 euros pour notre fonctionnement, alors que l'on avait 205 000 euros il y a deux ans », détaille Yannick Liron, président de l'Association. Des promesses de mécénat non tenues, à hauteur d'au moins 100 000 euros, aggravent la situation.
Une tendance globale aux déficits multiples
Ces quatre actualités illustrent une tendance de fond : les déficits — qu'ils soient hydriques, budgétaires, sociaux ou sportifs — se multiplient et se renforcent mutuellement. La sécheresse au Honduras, la crise du logement en Argentine, les tensions budgétaires en Suisse et les difficultés financières d'un club de football dessinent un tableau où les ressources sont sous pression, où les réserves s'épuisent et où les décisions politiques ou climatiques pèsent lourdement sur les populations et les institutions.
La question n'est plus seulement de combler un trou, mais d'anticiper l'après. À Vaud, l'épuisement des réserves est déjà programmé pour 2030. En Argentine, le déficit qualitatif progresse malgré la baisse du déficit quantitatif. Au Honduras, le rationnement pourrait s'allonger si la pluie ne revient pas. Et à Nîmes, le risque de disparition guette un club historique. Autant de signaux d'alerte qui dépassent le cadre comptable pour toucher à la vie quotidienne.
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