Christine Bravo et Laurence Boccolini règlent leurs comptes avec France Télévisions
Ce mardi 19 mai 2026, sur le plateau de Tout beau, tout neuf (TBT9) sur W9, Christine Bravo a lancé une charge virulente contre France Télévisions. Aux côtés de Laurence Boccolini, invitée pour évoquer son départ du service public, la chroniqueuse de 70 ans n’a pas mâché ses mots : « On s’est toutes fait jeter comme de la merde », a-t-elle lâché, déclenchant une séquence qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux.
Laurence Boccolini, qui a quitté France Télévisions après son éviction des Enfants de la télé, a acquiescé sans réserve. « Ça fait un an que je ne travaille pas du tout. Revenir sur un plateau, ça m’a brisé le cœur », a-t-elle confié, visiblement émue. Les deux animatrices ont uni leurs voix pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un système de mise à l’écart des femmes dans le paysage audiovisuel français.
« Les vieux mâles blancs sont tous là » : le récit de Christine Bravo
Interrogée par Cyril Hanouna sur les raisons de son éviction, Christine Bravo a livré un témoignage sans concession. « Les femmes, on a été ostracisées. Regardez, tous les vieux mâles blancs, ils sont tous là. Ils ont plus que mon âge. Moi, on m’a jeté à la poubelle », a-t-elle affirmé. Selon elle, le patron de l’époque ne l’aimait pas. Elle a raconté une scène marquante : « Un jour, dans son bureau avec Philippe Gildas, je lui ai demandé pourquoi il ne m’aimait pas. Il m’a répondu : “Je ne suis pas comme vous, je ne suis pas né dans l’aïoli.” J’ai pris mon sac et je me suis barrée. Quel racisme et quel mépris. »
L’ancienne figure de France Télévisions a également pointé du doigt une différence de traitement entre hommes et femmes. « On a été des femmes trop tôt à la télévision française. Les animatrices ont soit été des potiches à côté d’un mec, soit des femmes comme Laurence et moi. On a dérangé. On a dit : “Elles sont ingérables.” » Elle a ajouté que les hommes se jetaient sur les créneaux des talk-shows parce que « c’était à eux ». Un constat partagé par Laurence Boccolini, qui a souligné que son ancienneté relative tenait au fait qu’elle ne faisait « pas des talk-shows à 19h ».
Un ton très cash qui rappelle les passages précédents de l’animatrice
Christine Bravo n’en est pas à son premier coup d’éclat. Le lendemain, le 20 mai, elle a également fait parler d’elle en avouant « un faible » pour David Lisnard, le maire de Cannes, après que Cyril Hanouna a salué sa prise de position contre la tribune anti-Bolloré. « Il est très très bien ! Ah physiquement… J’ai un faible pour lui », a-t-elle lancé, avant d’ajouter qu’il était « un maire à l’ancienne, un homme de terrain ». Lisnard a répondu sur les réseaux sociaux par un simple « BRAVO ! ».
Mais c’est bien son réquisitoire contre France Télévisions qui domine l’actualité. Pour autant, Christine Bravo a aussi tenu à nuancer son expérience : si elle a « pris une claque d’égo » en étant virée, elle a vite rebondi. « J’ai été repêchée par Laurent Ruquier, mon meilleur ami. J’ai gagné plus de thunes en n’en foutant deux fois moins », a-t-elle plaisanté, suscitant les rires du plateau. Une manière de montrer que, malgré les coups durs, la « femme pas ingérable » a su transformer l’épreuve en opportunité.
Le traitement des femmes dans l’audiovisuel : un débat qui refait surface
Cette séquence relance un débat récurrent sur la place des femmes dans les médias français. Christine Bravo et Laurence Boccolini ne sont pas les premières à dénoncer un plafond de verre. Leurs témoignages font écho à ceux de nombreuses consœurs qui, ces dernières années, ont évoqué des mises à l’écart brutales, souvent après des décennies de service. Le sujet dépasse les simples cas individuels : il interroge les mécanismes de pouvoir, les critères de renouvellement des grilles et la difficulté pour les animatrices « ingérables » de se maintenir à l’antenne.
Alors que le paysage audiovisuel est en pleine recomposition, avec l’arrivée de nouveaux acteurs et la montée en puissance des plateformes, la parole des anciennes figures du service public trouve un écho particulier. Les propos de Christine Bravo, crus et sans filtre, pourraient bien encourager d’autres personnalités à briser le silence. En attendant, Laurence Boccolini, elle, semble avoir repris goût à la télévision : « Revenir sur un plateau, ça m’a brisé le cœur, mais dans l’autre sens », a-t-elle conclu, laissant entendre que la page France Télévisions était définitivement tournée.
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