Apolline de Malherbe épuisée : arrestation de son rythme infernal, BFMTV encaisse la baisse d'audience
Apolline de Malherbe, figure phare de l'info matinale sur RMC et BFMTV, a récemment livré des confidences frappantes sur son quotidien intense, révélant un état d'épuisement préoccupant. Alors que les téléspectateurs découvrent les coulisses de sa discipline millimétrée, une donnée chiffrée vient renforcer l'impact de son absence : le lundi 25 mai 2026, jour de Pentecôte, la journaliste était en week-end prolongé. Son remplacement par Marie Chantrait a immédiatement fait chuter les audiences de la chaîne, confirmant le rôle clé qu'elle joue dans la stratégie de BFMTV.
Ce jour-là, le "Face à Face" politique, habituellement animé par Apolline de Malherbe, a attiré 296 000 téléspectateurs, soit 10,1 % de part de marché, contre 395 000 et 13,8 % la semaine précédente. Le talk de 9 à 10 heures n'a réuni que 205 000 fidèles (6,9 % de PDA), contre 252 000 et 9 % sept jours plus tôt. Une chute de près de 30 % sur les deux émissions qui illustre à quel point la voix de la journaliste est devenue indispensable à l'audience de la chaîne, alors même que l'actualité internationale – guerre en Iran, tensions autour de Donald Trump – s'annonçait pourtant porteuse.
Un aveu d'épuisement qui interpelle
Dans un entretien récent accordé à Paris Match et relayé par Closer, Apolline de Malherbe a décrit sans fard une vie professionnelle qui frôle l'épuisement. "Je n'arrive pas à m'endormir avant d'avoir lu les journaux", confie-t-elle, dévoilant un rythme où la préparation commence dès la veille, à la maison. Sa journée démarre à 4 h 30. Un premier café, puis elle quitte son domicile alors que ses quatre enfants dorment encore. "Je ne suis pas là pour la rentrée de mes enfants mais je suis là pour aller les chercher", assume-t-elle, définissant un équilibre précaire entre les plateaux et les devoirs du soir.
De 7 heures à 10 heures, elle enchaîne Apolline Matin sur RMC, puis le Face à Face politique en simultané RMC/BFMTV de 8 h 30 à 9 heures, et enfin le talk Apolline de 9 à 10 sur BFMTV. Entre les deux, elle change deux fois de studio, ajuste le contenu en direct. "J'ai toujours un pied dans les deux rédactions", résume-t-elle. Pour l'interview politique, elle ajoute avec humour : "C'est le moment où ça se tend donc je mets des talons. Je ne suis même pas sûre qu'on les voie à l'antenne, c'est presque psychologique." Un aveu qui témoigne de la pression constante qui accompagne chaque séquence.
Un sacrifice familial assumé mais lourd
Derrière cette mécanique médiatique sans temps mort, Apolline de Malherbe a consenti à un "gros sacrifice" : ne pas voir ses enfants au réveil. Mère de quatre enfants, issus de ses relations avec l'ancien diplomate Alexis Morel et le communicant Harold Hauzy, elle décrit sa vie de maison comme un "joyeux chaos", voire un "vaste bordel". "Parfois épuisée", elle insiste néanmoins sur le fait qu'elle ne se sent pas plus à plaindre qu'un boulanger ou un soignant de nuit. Une comparaison qui résonne particulièrement chez les téléspectateurs, nombreux à s'être reconnus dans ce dilemme entre ambition professionnelle et présence parentale.
Cette confession intervient dans un contexte où la question de l'équilibre entre vie pro et perso est plus que jamais au cœur des débats, notamment pour les femmes occupant des postes à haute visibilité. Comme le rappelle le site Melty, ses enfants lui ont "promis de ne pas lui en vouloir" tant qu'elle reste heureuse dans son travail.
Le poids des audiences : une absence qui se paie cash
Le constat est sans appel : sans Apolline de Malherbe, BFMTV perd du terrain. Les audiences du lundi 25 mai 2026 le montrent nettement. Sur le créneau du Face à Face (8h30-8h50), la chaîne est tombée de la troisième à la quatrième place nationale sur la tranche 9-10 heures, avec seulement 6,9 % de PDA. En clair, les téléspectateurs ont boudé l'émission en l'absence de la journaliste, préférant se tourner vers les concurrentes CNews, LCI ou les chaînes généralistes.
Ce phénomène souligne la personnalisation extrême de l'offre d'information en continu en France, où un visage unique peut devenir un marqueur d'audience aussi puissant qu'un programme. Pour BFMTV, qui mise beaucoup sur ses figures fortes, la dépendance à Apolline de Malherbe est un atout mais aussi un risque. En coulisses, la direction s'interroge sur la manière de structurer l'antenne pour limiter la casse lors des absences, tout en maintenant une pression éditoriale forte.
Au-delà de l'actualité : les dessous d'une vie médiatique de fer
Ce rythme effréné, Apolline de Malherbe le vit depuis août 2025, date à laquelle elle a repris les matinales de RMC et BFMTV. Sa journée type commence donc à 6 h 15 dans les locaux du XVe arrondissement de Paris, après une nuit où elle a déjà absorbé l'essentiel des dépêches. En 2022, on la voyait aux fourneaux avec le chef Christian Le Squer (Four Seasons Hotel George V) pour partager une recette de bar au lait ribot, signe d'un quotidien où même la cuisine devient un sujet d'émission. Aujourd'hui, le temps libre est une denrée rare.
Alors que les téléspectateurs découvrent les coulisses de cette machine médiatique, les questions fusent : jusqu'où une journaliste peut-elle tirer sur la corde sans craquer ? Les confidences d'Apolline de Malherbe, alliées à la démonstration chiffrée de son importance stratégique pour BFMTV, posent un jalon dans le débat sur les conditions de travail dans les rédactions d'info en continu. Un sujet qui, à l'heure où d'autres personnalités comme Frédéric Lopez se confie sans filtre sur ses regrets de père, trouve un écho particulier auprès d'un public en quête de sincérité.
Une tendance lourde : le culte de la personnalité médiatique
L'absence d'Apolline de Malherbe et la chute d'audience qui en découle illustrent une tendance plus large dans le paysage audiovisuel français : le poids écrasant des figures incarnées. À l'ère de la fragmentation des audiences, les chaînes d'info misent de plus en plus sur des visages identifiés pour fidéliser leur public. Mais ce modèle a un coût humain et stratégique. La journaliste, qui jongle entre les plateaux et les enfants, incarne ce paradoxe moderne : être au sommet de son art tout en étant à la limite de l'épuisement.
Dans un contexte où l'actualité internationale – notamment le conflit en Iran impliquant Donald Trump et les tensions géopolitiques – est plus que jamais brûlante, la machine médiatique ne s'arrête jamais. Apolline de Malherbe, elle, tente de tenir, entre deux cafés et une organisation millimétrée. Mais ses aveux résonnent comme un signal d'alarme : le prix à payer pour occuper le trône des matinales pourrait bien être, un jour, celui de la santé.
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