Anny Duperey expose ses peintures à Barbizon, une révélation artistique
C’est l’une des personnalités préférées des Français. Actrice inoubliable dans Un éléphant ça trompe énormément (1976) ou la série Une famille formidable (1992-2018), Anny Duperey, 79 ans, dévoile une nouvelle facette de son talent. À partir du 12 juin 2026, elle expose ses peintures en exclusivité à la galerie Roz in Winter de Barbizon, en Seine-et-Marne. L’exposition, intitulée sobrement « Comme un coup de foudre », marque une étape importante dans la carrière de cette touche-à-tout, déjà reconnue comme romancière et militante.
Une passion de jeunesse enfin révélée
Peu le savent, mais Anny Duperey a d’abord été formée aux Beaux-Arts. « Je suis rentrée à l’École supérieure des Beaux-Arts de Rouen à 15 ans, tout en suivant des cours au conservatoire », rappelle-t-elle. Si la comédie a finalement pris le dessus, elle n’a jamais cessé de peindre, en copiant des maîtres comme Matisse, Dufy ou Bonnard, mais aussi en créant des œuvres personnelles. C’est seulement après la fin de la diffusion de Une famille formidable, en 2018, qu’elle s’est remise sérieusement au chevalet. Cette exposition n’est que la deuxième de sa carrière – la première avait eu lieu au salon des indépendants lors d’Art Capital au Grand Palais de Paris, en février 2026.
« Elle est très modeste, confie son agent Frédéric Julien Bonheur. Elle ne s’est jamais considérée comme une artiste peintre, ayant trop de respect pour ce métier. » Aujourd’hui, le public peut découvrir cette autre facette de l’artiste à Barbizon, village réputé pour son école de peinture du XIXe siècle.
Anny Duperey recadre ses propos sur Patrick Bruel
En parallèle de cette actualité culturelle, Anny Duperey a dû répondre à une polémique. Invitée de l’émission Culture médias sur Europe 1 ce jeudi 11 juin, elle est revenue sur des déclarations controversées au sujet de Patrick Bruel. Le chanteur a été mis en examen le 10 juin pour tentative de viols, viols et agressions sexuelles, et placé sous contrôle judiciaire.
« Une plaisanterie qui a été très mal reprise »
Il y a quelques semaines, Anny Duperey avait semblé défendre Patrick Bruel, affirmant qu’il aurait pu porter plainte pour agression sexuelle face à des fans qui « se jetaient sur lui ». Des propos qui avaient déclenché une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Sur Europe 1, elle a fermement nié avoir voulu le soutenir. « J’ai fait une plaisanterie qui a été très mal reprise », a-t-elle expliqué. « J’avais dit bêtement : ‘C’est peut-être lui qui devrait porter plainte.’ Mais c’était une plaisanterie. »
Elle a ajouté, plus crûment : « Depuis, je pense qu’effectivement ce monsieur, que je n’ai jamais rencontré, a de sérieux problèmes de quéquette. » Un revirement qui tranche avec ses déclarations précédentes, où elle dénonçait une « mise à mort populaire » et estimait que les accusations ne devraient pas briser une carrière avant un jugement.
Un plaidoyer pour les victimes de violences ordinaires
L’actrice a surtout déploré la couverture médiatique disproportionnée accordée aux célébrités par rapport aux drames du quotidien. « Je crois qu’on ne fait pas grand-chose pour protéger les femmes qui sont battues dans leur cuisine et qui n’osent même peut-être pas porter plainte », a-t-elle martelé. Elle estime que l’affaire Bruel, largement médiatisée, occulte les réalités des femmes « simples » qui souffrent dans l’ombre.
Cette prise de position intervient alors que Patrick Bruel a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire strict : interdiction de voir les plaignantes, de quitter le territoire ou de fréquenter des salons de massage, et obligation de verser une caution de 500 000 euros. Le chanteur devra également justifier d’un suivi psychologique.
Une actualité à plusieurs facettes
Cette double actualité illustre la diversité des engagements d’Anny Duperey. D’un côté, elle revendique son amour de l’art et de la peinture, avec une exposition qui lui permet de renouer avec sa première passion. De l’autre, elle s’inscrit dans les débats de société, notamment sur la question des violences sexuelles et du traitement médiatique de ces affaires.
L’exposition : un événement local
L’exposition à Barbizon est un événement pour la commune et pour la galerie Roz in Winter, dirigée par Lila Roz. Anny Duperey y présente des toiles personnelles, mêlant influences classiques et créations contemporaines. Les visiteurs pourront découvrir ce travail jusqu’à la fin du mois de juin. Comme le souligne la galeriste, « c’est un véritable coup de foudre entre l’actrice et la peinture, qu’elle n’a jamais cessé d’aimer ».
Polémique : un débat plus large
La polémique sur Patrick Bruel dépasse le cas individuel. Anny Duperey a raison de pointer le déséquilibre médiatique : les affaires de célébrités bénéficient d’une couverture intense, tandis que les violences conjugales ou sexuelles touchant des anonymes peinent à obtenir la même attention. Ce constat, partagé par de nombreuses associations féministes, interroge sur la manière dont la société traite les violences faites aux femmes.
Dans ce contexte, la mise en examen de Patrick Bruel rappelle l’importance de la présomption d’innocence, mais aussi de la protection des plaignantes. Les débats sur la conduite à tenir pendant l’enquête – annulation de concerts, retrait des programmes – restent vifs, comme en témoigne la réaction initiale de l’actrice.
Une artiste complète, entre art et engagement
Anny Duperey, actrice, romancière, peintre et militante, montre une fois de plus qu’elle ne se cantonne pas à un seul rôle. À 79 ans, elle continue de surprendre et d’interpeller, que ce soit par ses pinceaux ou par ses prises de parole. Cette actualité, à la fois culturelle et polémique, confirme sa place dans le paysage médiatique français, où elle reste une voix singulière, parfois maladroite, mais toujours authentique.
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