Algérie : Vladimir Petković sur le départ, la FAF prépare sa succession

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Un départ acté après l'élimination en Coupe du Monde

Vladimir Petković ne sera plus le sélectionneur de l'Algérie. Selon les informations de beIN Sports Arabia et du journaliste algérien Mohamed El Ouadahi, le technicien suisse de 62 ans a informé son staff de la fin de sa mission à la tête des Fennecs. Un accord à l'amiable aurait été trouvé avec la Fédération algérienne de football (FAF) pour la résiliation de son contrat, qui courait initialement jusqu'en 2027.

Cette décision intervient quelques semaines après l'élimination de l'Algérie en seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026 face à la Suisse (0-2), un pays que Petković connaît bien pour l'avoir dirigé par le passé. Sous sa conduite, l'Algérie avait pourtant réalisé un parcours honorable dans la compétition, avec une phase de groupes réussie qui avait permis aux Fennecs de retrouver un grand rendez-vous mondial après douze ans d'absence. Mais ce huitième de finale perdu a scellé le sort du technicien, déjà fragilisé par des tensions latentes avec une partie du vestiaire et des critiques récurrentes sur son style de jeu jugé trop défensif.

L'annonce officielle de la FAF n'a pas encore été faite, mais les médias algériens s'accordent sur le fait qu'elle ne devrait plus tarder. Selon Africa Top Sports, qui cite Dzfoot, l'indemnité de départ serait équivalente à trois mois de salaire pour Petković et ses adjoints, un montant bien inférieur à ce que certaines rumeurs évoquaient, ce qui témoigne d'une séparation négociée dans des conditions apaisées.

Une ère Petković contrastée

Arrivé en février 2024 sur le banc algérien, Vladimir Petković a pris la succession de Djamel Belmadi après une CAN 2023 décevante. L'ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux a réussi à relever certains défis : il a notamment mené l'Algérie en quarts de finale de la dernière CAN disputée au Maroc, s'inclinant aux portes du dernier carré, et il a surtout réussi l'exploit de qualifier les Fennecs pour la Coupe du Monde 2026, un objectif majeur après l'échec des précédentes campagnes de qualification.

Au total, son bilan affiche 24 victoires, 9 nuls et 6 défaites en 39 matchs. Un bilan comptable positif, mais qui n'a pas suffi à convaincre les supporters et une partie de la presse algérienne, qui lui reprochaient un manque d'ambition offensive et une incapacité à exploiter pleinement le potentiel d'une génération talentueuse, portée par des joueurs comme Riyad Mahrez ou Ismaël Bennacer. L'élimination en Coupe du Monde, marquée par une prestation décevante face à la Suisse, a été la goutte d'eau de trop.

Le départ de Petković s'inscrit dans un contexte plus large de renouvellement des sélectionneurs sur le continent africain. La Côte d'Ivoire a vu Emerse Faé quitter son poste fin juillet, tandis que l'Afrique du Sud a annoncé le départ d'Hugo Broos. Une vague de changements qui témoigne de l'exigence croissante des fédérations africaines, désormais tournées vers la prochaine CAN 2027 et les échéances à venir.

Le successeur déjà dans les tuyaux : la piste espagnole

Désormais, toutes les attentions se tournent vers le successeur de Vladimir Petković. Selon El Ouadahi, l'école espagnole est clairement privilégiée par la FAF. Plusieurs noms circulent déjà, sans qu'aucune confirmation officielle n'ait été apportée. Des profils comme Julen Lopetegui, libre depuis son départ de Wolverhampton, ou encore Quique Setién, qui a dirigé plusieurs clubs européens, sont évoqués avec insistance dans la presse algérienne. Mais la FAF, qui a mis en place un comité technique pour étudier les candidatures, pourrait également se tourner vers des techniciens moins connus mais issus du championnat espagnol, dont la réputation en matière de formation et de jeu offensif est très appréciée.

La préférence pour un entraîneur espagnol s'explique par la volonté de la FAF de mettre en place un jeu plus séduisant et plus efficace, en phase avec les attentes d'un public algérien exigeant. Dans plusieurs pays africains, les techniciens espagnols ont déjà prouvé leur capacité à structurer des équipes compétitives (le Maroc de Walid Regragui, formé à l'espagnole, en est un exemple, bien que lui soit marocain). L'arrivée d'un nouveau sélectionneur devra aussi composer avec l'héritage de Petković, qui a su qualifier l'équipe pour le Mondial, un capital de confiance à préserver malgré le changement.

Si la piste espagnole se confirme, l'Algérie tournera définitivement la page Petković pour ouvrir un nouveau chapitre, avec l'ambition de faire mieux que les huitièmes de finale lors de la prochaine CAN 2027, qui se déroulera dans la région de l'Afrique de l'Est, et de préparer sereinement les éliminatoires de la Coupe du Monde 2030. Une mission qui incombera à un nouveau technicien, dont l'identité devrait être dévoilée dans les prochains jours.

En attendant, les supporters algériens suivront de près les prochaines annonces de la FAF. Le feuilleton Petković est terminé, place à la nouvelle ère. Pour aller plus loin sur l'actualité sportive, retrouvez notre article sur Quade Cooper vise la Coupe du Monde 2027 : le retour surprenant du vétéran australien et ne manquez pas les dernières infos sur Jorge Martín prêt à tout pour décrocher le titre MotoGP 2026 avec Aprilia.

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