Affaire Adèle Exarchopoulos : le rappeur Doums jugé ce lundi pour violences conjugales

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Le rappeur Doums face à la justice pour des violences présumées sur Adèle Exarchopoulos

Lundi 29 juin 2026, le tribunal correctionnel de Paris examine une nouvelle affaire de violences conjugales impliquant le rappeur Mamadou Coulibaly, alias Doums. L'artiste de 34 ans est poursuivi pour "violences habituelles commises par conjoint ou ex-conjoint" à l'encontre de l'actrice Adèle Exarchopoulos, avec qui il a eu un enfant. Les faits présumés couvrent une période allant de 2017 à 2025.

Cette audience intervient dans un contexte judiciaire déjà lourd pour le rappeur, ancien membre du collectif L'Entourage. En février dernier, il a été condamné par le tribunal de Créteil à huit mois de prison avec sursis probatoire pour des violences conjugales sur sa compagne actuelle. Selon le parquet de Paris, les nouvelles accusations portent sur des actes répétés ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, en récidive légale.

La plainte d'Adèle Exarchopoulos, déposée en octobre 2024, a déclenché une enquête approfondie. L'actrice, révélée par le film La Vie d'Adèle et césarisée, a livré un récit glaçant : harcèlement, messages d'injures, appels malveillants, et violences physiques et psychologiques pendant plusieurs années. Une ordonnance de protection avait d'ailleurs été prononcée en juillet 2024 pour tenter de briser ce qu'elle décrit comme un "cycle de violences qui ne fait que se répéter", selon les mots de son avocate, Me Marie Grimaud.

Une audience sous le signe de la tension

Dès l'ouverture de l'audience, la défense a tenté d'obtenir un renvoi. L'avocate de Doums, Me Marion Coiffier, a invoqué des raisons personnelles et un arrêt maladie pour solliciter un report. La partie civile s'y est fermement opposée, exigeant que le procès se tienne comme prévu. Le tribunal devra trancher cette question procédurale avant d'aborder le fond du dossier.

Adèle Exarchopoulos a également demandé le huis clos pour préserver sa famille et éviter une médiatisation excessive. Son avocate précise que "la partie civile s'oppose fermement" à tout renvoi, signalant la détermination de l'actrice à obtenir justice.

Un parcours judiciaire émaillé de violences

Cette affaire s'inscrit dans un schéma récurrent pour Doums. En 2020, il avait déjà été condamné pour "violences sur la voie publique" à l'encontre de la comédienne. Malgré cette première sanction, les faits auraient perduré, poussant Adèle Exarchopoulos à agir judiciairement plusieurs années plus tard.

Le cadre légal est celui de la récidive légale, ce qui alourdit significativement la peine encourue. L'artiste avait été placé sous contrôle judiciaire en janvier 2026, avec interdiction de contact avec la victime, obligation de soins, interdiction de porter une arme, et pointage régulier au commissariat. Il comparaît ce lundi sous ce régime strict.

Le silence du rappeur sur les réseaux

Mamadou Coulibaly, habituellement très actif sur les réseaux sociaux où il n'hésite pas à invectiver, est resté muet quant à ce nouveau procès. En février, avant sa condamnation à Créteil, il avait ironisé sur la médiatisation de ses affaires, déclarant : "J'ai hâte de voir ce que l'AFP va dire sur mon affaire". Aujourd'hui, le ton est moins provocateur, mais son entourage – notamment son ancien collègue Nekfeu – continue de lui apporter un soutien public, y compris devant les tribunaux.

Des implications au-delà du cas individuel

Ce procès dépasse le simple cadre judiciaire. Il met en lumière la difficulté, pour les victimes de violences conjugales, de voir leur parole reconnue, surtout lorsqu'elles sont confrontées à des personnalités publiques. Adèle Exarchopoulos avait initialement souhaité éviter la médiatisation, mais la répétition des faits l'a contrainte à porter plainte.

L'affaire intervient dans un climat social où la lutte contre les violences faites aux femmes reste une priorité. Les associations de victimes saluent la persévérance de l'actrice, espérant que ce procès enverra un signal fort. Par ailleurs, la double condamnation de Doums pour des faits similaires interroge sur l'efficacité des mesures de protection et la récidive.

Alors que le tribunal examine la demande de renvoi, l'opinion publique suit de près cette audience. Une décision est attendue dans la journée, tandis que la France est également secouée par d'autres actualités, comme la deuxième canicule de juillet 2026 annoncée sur le territoire ou les performances sportives d'exception, à l'image du chrono record d'Audrey Werro sur 800 mètres. Mais ce lundi, c'est bien le palais de justice de Paris qui concentre tous les regards.

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