USMNT : Pulisic sort du silence et offre une victoire précieuse face au Sénégal

USMNT : Pulisic sort du silence et offre une victoire précieuse face au Sénégal

Pulisic débloque son compteur, les États-Unis respirent

Un soupir de soulagement a parcouru le Bank of America Stadium de Charlotte, dimanche 1er juin 2026. Les États-Unis se sont imposés 3-2 face au Sénégal lors d'un match amical disputé devant 57 741 spectateurs. Au cœur de cette victoire, un homme : Christian Pulisic. L'attaquant de l'AC Milan a mis fin à une disette de cinq mois et 21 matchs sans but, délivrant une prestation de leader.

Dès la 7e minute, Pulisic a délivré une passe décisive pour Sergiño Dest avant de marquer lui-même à la 20e minute. « Je joue très bien ces derniers mois, mais les gens ne regardent que les buts », a-t-il confié après la rencontre. « J'espère qu'on va arrêter d'en parler. » Face à des Lions de la Teranga emmenés par Sadio Mané et Nicholas Jackson, les Américains ont montré deux visages : brillants en première période, plus fébriles après la pause. Menés 2-0 à la mi-temps, les Sénégalais ont recollé au score en huit minutes, avant que Folarin Balogun, entré en jeu, ne redonne l'avantage aux siens (63e).

Un test grandeur nature avant le Mondial à domicile

Ce match s'inscrivait dans la préparation de la Coupe du monde 2026 que les États-Unis organisent pour la première fois depuis 1994. L'entraîneur argentin Mauricio Pochettino, nommé pour hisser le niveau d'une sélection en plein doute, avait à cœur de voir des progrès après les revers subis en mars contre la Belgique et le Portugal. « On discutait de ces choses depuis un an et demi, mais aujourd'hui, on a vu l'engagement de tout le monde », s'est félicité le technicien.

Prudence toutefois : Pochettino a procédé à dix changements à la mi-temps, mêlant titulaires présumés et remplaçants. La défense américaine, notamment, a montré des fragilités après la pause. Les États-Unis disputeront leur dernier match de préparation samedi 6 juin contre l'Allemagne à Chicago, avant de rejoindre leur camp de base en Californie. Leur entrée en lice en Coupe du monde est programmée le 12 juin face au Paraguay au SoFi Stadium d'Inglewood.

Sénégal, un adversaire taillé pour le haut niveau

Classé 14e au classement FIFA, le Sénégal s'est présenté à Charlotte avec un statut d'outsider sérieux pour le Mondial. Les Lions de la Teranga restaient sur cinq victoires lors de leurs six derniers matchs, dont un succès retentissant contre l'Angleterre (3-1) l'été dernier. « C'est une équipe qui possède une qualité offensive de classe mondiale », notaient les observateurs avant la rencontre. Leur capacité à revenir au score en seconde période n'a fait que confirmer leur potentiel.

Pour les Américains, ce match a servi de révélateur. La prestation de Pulisic, auteur d'un but et d'une passe décisive, est une excellente nouvelle à l'approche de l'échéance. Mais la fébrilité défensive observée par séquences rappelle que le chemin sera long pour espérer rivaliser avec les cadors du football mondial. Dans une poule D où figurent également le Paraguay, les États-Unis devront impérativement trouver un équilibre.

Et maintenant, place à l'Allemagne

Tous les projecteurs sont désormais braqués sur le match contre la Mannschaft, prévu à Chicago le 6 juin. Ce sera la dernière occasion pour Pochettino de peaufiner ses réglages et, surtout, d'installer une hiérarchie claire. Le sélectionneur, qui a expérimenté de nombreuses combinaisons contre le Sénégal, devra trancher. L'absence de Chris Richards, ménagé pour une cheville douloureuse, interroge. Le défenseur est incertain pour le Mondial.

En attendant, les supporters américains peuvent savourer. Le capitaine Tim Ream, désigné pour porter le brassard pendant le Mondial, a salué "l'état d'esprit" de son équipe. Dans un contexte où le football peine encore à s'imposer face au basket ou au football américain, une bonne performance contre le Sénégal et bientôt l'Allemagne pourrait créer une véritable dynamique populaire. L'enjeu dépasse le simple cadre sportif : il s'agit d'inspirer tout un pays, comme le rappellent les dirigeants de la fédération.

Reste à savoir si le réveil de Pulisic et la victoire arrachée face au Sénégal sont les premiers signes d'une équipe enfin prête pour son rendez-vous avec l'histoire. Réponse dans moins de deux semaines, sur la côte Ouest des États-Unis.

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