Sonia Mabrouk : son arrivée à BFMTV provoque un choc en interne et retient Maxime Switek

Journalist Sonia Mabrouk poses during a portrait session in Paris, France on .

Le feuilleton Switek : de la tentation France Info au retour gagnant à BFMTV

Alors que l'arrivée de Sonia Mabrouk sur BFMTV avait semé le trouble au sein de la rédaction, c'est finalement Maxime Switek qui a obtenu gain de cause. Courtisé par France Info pour succéder à Jérôme Chapuis à la matinale, le présentateur vedette était sur le point de quitter la chaîne privée. Mais, selon les informations dévoilées par Le Parisien et reprises par plusieurs médias, BFMTV a sorti le carnet de chèques pour le retenir.

« C’est peu probable qu’il vienne », glissait avec regret un journaliste de la station publique il y a quelques jours. Le diagnostic était simple : le service public ne pouvait pas lutter avec les salaires proposés par BFMTV. La rumeur d’un contrat global d’un million d’euros par an pour Sonia Mabrouk a agi comme un électrochoc. Maxime Switek, voyant ses soirées spéciales promises à la nouvelle recrue, a d'abord envisagé de faire ses valises. Mais la direction a rapidement pris la mesure du risque.

Un chèque pour verrouiller le talent

Selon le journaliste médias Clément Garin, le présentateur a accepté une revalorisation financière « conséquente ». Une source proche du dossier a lâché une phrase choc : « Maxime Switek aime l'argent. Il préfère une petite case sur BFMTV à 20.000 qu’une case préférentielle à 8.000. » La décision est tombée : il reste sur BFMTV, où il animera sa tranche horaire de 20 heures à 22 heures, aux côtés d'Apolline de Malherbe et Sonia Mabrouk. Un nouveau chapitre s'ouvre pour la chaîne.

Les dessous d'une rivalité interne et de rumeurs persistantes

L'arrivée de Sonia Mabrouk, ex-star de CNews, a agité les coulisses de BFMTV bien au-delà de la simple concurrence. La journaliste, également chroniqueuse et auteure, a souvent été au centre de l'actualité people. Des rumeurs de couple avec le chanteur Pascal Obispo, ressurgies au printemps 2023 après des photos prises au Cap-Ferret, ont été fermement démenties par les deux intéressés. « Je n’ai pas à chaque fois que je suis prise en photo avec des amis à expliquer que je ne suis pas en couple avec eux », avait-elle déclaré sur le plateau de Chez Jordan sur C8. Pascal Obispo avait lui aussi pris la parole sur Instagram pour mettre fin aux spéculations.

Cette effervescence médiatique contraste avec le sérieux des négociations en interne. Pour remplacer Maxime Switek à la matinale, France Info pourrait désormais se tourner vers un profil plus discret, comme Nicolas Teillard, journaliste du service international de Radio France. Un choix qui, s'il se confirme, marquerait un tournant pour la matinale du service public.

Un marché des talents sous tension : le précédent des « goldens » de l'info

Ce feuilleton illustre une tendance lourde dans le paysage audiovisuel français : la guerre des talents. Les chaînes privées, notamment d'information en continu, n'hésitent plus à sortir des « arguments financiers » XXL pour verrouiller leurs têtes d'affiche. Maxime Switek rejoint ainsi une liste de présentateurs dont le salaire avoisinerait les 200 000 euros par an, voire davantage pour les profils les plus bankables.

Cette surenchère salariale pose la question de l'équilibre entre service public et chaînes privées. Alors que France Info faisait figure de recours pour les journalistes en quête de crédibilité, la donne a changé. « Le service public ne peut pas lutter », résume un vieux routard de l’audiovisuel. BFMTV, en verrouillant financièrement Switek, envoie un signal fort : elle est prête à tout pour garder ses meilleurs éléments, quitte à en faire les victimes collatérales d'une guerre des talents qui n'épargne personne.

Et après ? Les nouveaux équilibres à BFMTV

Avec Sonia Mabrouk en renfort et Maxime Switek solidifié dans son rôle, BFMTV se prépare pour une saison 2026-2027 sous le signe de la continuité. Apolline de Malherbe, qui anime déjà les matinales, devrait collaborer avec les deux nouvelles têtes d'affiche. Le dispositif présidentiel de la station sera donc redessiné. Reste à savoir si cette cohabitation se fera sans heurts. Les prochains mois seront scrutés de près.

En parallèle, le dossier France Info n'est pas totalement clos. Si Maxime Switek a choisi l'argent, le service public pourrait bien tenter de recruter un autre visage connu. Les rumeurs vont bon train, et le nom d'Hadrien Bect est déjà avancé. L'audience de la matinale de France Info, qui reste une puissante force d'information, pourrait bien profiter de cette inversion de tendance pour attirer un public nouveau. L'avenir du paysage médiatique français se jouera sans doute sur ces petits détails.

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