Serena Williams de retour sur le gazon londonien
Serena Williams a fait une entrée remarquée à Queen's Club cette semaine. À 44 ans, la légende américaine aux 23 titres du Grand Chelem dispute son premier tournoi professionnel depuis l'US Open 2022. Elle s'aligne en double aux côtés de la jeune Canadienne Victoria Mboko, âgée de 19 ans. Les séances d'entraînement ont déjà attiré une foule compacte, preuve que l'attente autour de son retour est immense.
Lors d'une conférence de presse, Williams a laissé entendre que son avenir ne se limiterait pas forcément au double. "J'ai envie de jouer en simple, et on verra si j'y arrive. Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas mon chemin pour l'instant", a-t-elle déclaré. Un message qui relance les spéculations sur une possible participation en simple à Wimbledon, dans quelques semaines.
Un come-back qui relance les enjeux à Wimbledon
Le retour de Serena Williams intervient dans un contexte déjà brûlant. La Polonaise Maja Chwalinska, 114e mondiale au début de Roland-Garros, a créé la sensation en atteignant la finale Porte d'Auteuil. Elle affronte samedi la Russe Mirra Andreeva (19 ans), entraînée par l'ancienne championne Conchita Martínez. Ce parcours exceptionnel pose un problème de taille à Wimbledon : Chwalinska, désormais 21e mondiale, n'est pas automatiquement qualifiée pour le tableau principal du Grand Chelem londonien.
Les wildcards attribuées par l'All England Club sont très convoitées. Andy Roddick, sur son podcast Served, a estimé que Chwalinska avait peu de chances d'en obtenir une si Serena Williams décidait de jouer le simple. "Serena décide de jouer, c'est une wildcard de perdue. Ils l'ont donnée à Kvitova l'an dernier en tant qu'ancienne championne. Il y a des stars, ce sera une bagarre pour les invitations", a-t-il prévenu.
L'exemple de Lois Boisson est éloquent : demi-finaliste surprise à Roland-Garros en 2025, la Française n'avait pas obtenu de wildcard pour Wimbledon et avait dû passer par les qualifications, où elle avait été éliminée dès le premier tour. Le précédent fait craindre un scénario similaire pour Chwalinska.
Les implications d'un retour au sommet
Au-delà du simple cas de Chwalinska, le retour de Serena Williams soulève des questions plus larges sur l'équilibre du circuit féminin. La joueuse de 44 ans, qui a déclaré ne "rien avoir à perdre", pourrait bouleverser la hiérarchie établie. Son expérience sur gazon, où elle a remporté sept fois Wimbledon, reste un atout considérable.
Son partenariat avec Victoria Mboko montre aussi une volonté de transmission. "Le plus important, c'est de pouvoir vivre ça en famille", a confié Williams, dont la cadette de deux ans n'a jamais vu sa mère jouer en compétition. Le tableau de Wimbledon s'annonce plus ouvert que jamais, entre la confirmation d'Andreeva, la révélation Chwalinska, et le possible come-back de la plus grande joueuse de l'histoire.
Dans un autre registre sportif, le départ de Pierre Sage de Lens pour Crystal Palace illustre lui aussi les transferts chocs de cette saison.
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