Roland-Garros 2026 : Arnaldi fait tomber Tsitsipas, l'Italie sourit après l'élimination de Sinner

Arnaldi crée la sensation en éliminant Tsitsipas

Matteo Arnaldi a signé l'une des plus belles performances de sa carrière ce jeudi 28 mai 2026 en battant Stefanos Tsitsipas au deuxième tour de Roland-Garros. Sur le court 14, bondé et surchauffé, l'Italien classé 104e mondial s'est imposé 7-6(2), 5-7, 6-3, 6-2 après 3 heures 17 minutes de jeu. Une victoire d'autant plus remarquable qu'elle intervient dans une journée marquée par l'élimination surprise de Jannik Sinner, numéro 1 italien.

Arnaldi a dominé Tsitsipas dans tous les compartiments du jeu. Avec 46 coups gagnants pour seulement 28 fautes directes, il a fait la différence par son agressivité et sa solidité physique. Le Grec, visiblement diminué, a même dû recevoir des soins en cours de match. "C'est un grand moment pour moi", a-t-il déclaré après la rencontre, lui qui n'avait plus passé le deuxième tour d'un Grand Chelem depuis son huitième de finale ici même en 2024.

Ce succès permet à l'Italie de placer trois joueurs au troisième tour : Arnaldi, Matteo Berrettini (vainqueur en trois sets d'Arthur Rinderknech sur le Philippe Chatrier) et Flavio Cobolli, tombeur du Chinois Wu en trois manches. Seul Luciano Darderi a cédé, battu au cinquième set par l'Argentin Comesana.

Un exploit qui change la donne dans le tableau

La performance d'Arnaldi prend une dimension particulière dans un tableau hommes décimé. Outre Sinner, éliminé plus tôt dans la journée, Ben Shelton a également été sorti par le Belge Raphaël Collignon. Tsitsipas, finaliste en 2021 et tête de série n°22, avait pourtant un chemin dégagé vers les quarts de finale.

Mais le Grec semble traverser une période compliquée. Pour la deuxième année consécutive, il quitte Roland-Garros dès le deuxième tour, une statistique qui illustre son incapacité à retrouver son meilleur niveau. Contre Arnaldi, il a commis 52 fautes directes et n'a converti que 4 balles de break sur 15. Son revers, souvent ciblé par ses adversaires, reste son point faible majeur.

"Tsitsipas n'arrive plus à imposer son tennis sur la durée", analysent les observateurs. À 27 ans, l'ancien numéro 3 mondial (actuellement 79e) semble en perte de confiance. Sa défaite précoce à Genève (battu par Learner Tien) et son abandon à Rome laissaient présager des difficultés, mais rares étaient ceux qui pensaient le voir chuter dès son deuxième match Porte d'Auteuil.

L'Italie nouvelle puissance du tennis mondial ?

Avec trois représentants au troisième tour, le tennis italien confirme sa montée en puissance. Si Jannik Sinner reste le leader incontesté, la génération qui le suit – Arnaldi, Cobolli, mais aussi Luca Nardi ou Francesco Passaro – prouve que le renouveau n'est pas un feu de paille.

Arnaldi (25 ans) avait déjà montré des signes encourageants cette saison : victoire contre Alex De Minaur à Rome, jeu offensif adapté à la terre battue. Sa progression au classement (104e aujourd'hui contre 44e il y a deux ans) masque un peu son vrai potentiel. Son prochain adversaire, Raphaël Collignon (justicier de Ben Shelton), n'aura pas la tâche facile face à un joueur lancé.

_Cet exploit rappelle que le tennis italien, longtemps dans l'ombre de la France ou de l'Espagne, construit patiemment son avenir. Avec Sinner en tête, mais aussi une profondeur de banc inédite, la Nazionale peut légitimement viser les sommets. _

Le troisième tour s'annonce palpitant : Berrettini retrouvera un adversaire à sa mesure, tandis que Cobolli pourrait créer une nouvelle surprise. Quant à Arnaldi, il a déjà prouvé qu'il ne fallait plus le sous-estimer. Comme le soulignent les bookmakers avant le match, "il est difficile d'imaginer une victoire facile" pour ses futurs rivaux.

Cette édition 2026 de Roland-Garros restera comme celle du renouveau italien – et de la confirmation que Tsitsipas, malgré son talent, n'est plus le joueur qui faisait trembler le Big Four.

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