Une sortie cinglante de Daniel Riolo
Au lendemain de l'élimination de l'équipe de France par l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde 2026 (0-2), le chroniqueur de RMC Daniel Riolo n'a pas mâché ses mots. Dans l'After Foot, il a ciblé Michael Olise, désigné comme l'un des grands responsables de la déroute offensive française. « On a tous été grisés. Olise-Mbappé, c'était la meilleure paire de l'Histoire des Bleus. Olise a été mis à la table de Zidane et Platini, alors qu'il n'est même pas à la cuisine », a-t-il lancé, provoquant une onde de choc dans le paysage médiatique.
Le constat est sans appel : malgré un début de tournoi flamboyant (meilleur passeur avec cinq offrandes), le joueur du Bayern Munich a complètement disparu face à la Roja. Riolo a ajouté : « Ce qu'il a fait depuis le début de la compétition, c'est parce qu'il avait la place et le confort. Quand il a eu la pression au milieu, on s'est rendu compte que le numéro 10 ne peut plus exister dans le football moderne. »
Une prestation cauchemardesque à Dallas
Face à l'organisation défensive espagnole, Olise a perdu 20 ballons, n'a réussi aucun dribble et a failli écoper d'un carton rouge pour un tacle dangereux sur Rodri en début de match. Remplacé par Rayan Cherki à la 72e minute, il a symbolisé l'impuissance des « quatre fantastiques » tricolores, totalement muselés par la tenaille hispanique. Kylian Mbappé, lui-même réduit à 15 ballons touchés (dont deux seulement dans la surface adverse), n'a pas pesé sur la rencontre.
Le contexte d'une désillusion annoncée
Ce n'était pas la première fois que Daniel Riolo exprimait des craintes avant le match. Dès le 12 juillet, sur RMC, il avait rappelé la « boucherie » subie par la France en Ligue des nations 2025, une défaite 5-4 après un cinglant 5-1 à la mi-temps. « C'était un massacre complet », se souvenait-il, tout en espérant que les Bleus, cette fois, tiendraient le choc. Las, l'histoire s'est répétée, et la Roja, portée par un collectif huilé, a infligé une leçon de réalisme et de pressing.
Les stars françaises éteintes par le collectif espagnol
Au-delà d'Olise, c'est toute l'attaque française qui a été neutralisée. Ousmane Dembélé, pourtant étincelant en début de compétition, a été réduit au silence par les milieux espagnols. Didier Deschamps, de son côté, a préféré pointer l'arbitrage après la rencontre, suscitant la polémique. La presse internationale a parlé de « naufrage total » et de « leçon pour le monde », tandis que les médias français titraient sur « l'humiliation » d'une équipe partie favorite.
Les implications pour l'avenir des Bleus
Cette défaite marque un tournant pour l'équipe de France. Si le duo Olise-Mbappé a fait saliver pendant un mois, la demi-finale a révélé des fragilités structurelles. Daniel Riolo a mis le doigt sur une tendance lourde : la disparition du numéro 10 dans le football moderne. À l'heure où les milieux défensifs pressent haut et où les espaces se resserrent, les créateurs techniques peinent à s'exprimer dans les grands rendez-vous.
Vers une remise en question du système offensif
Avec une génération talentueuse mais peut-être mal équilibrée, Didier Deschamps devra repenser son animation offensive. Faut-il sacrifier un créateur pour un joueur de pressing ? Faut-il repenser le rôle de Mbappé, trop isolé ? Autant de questions que les observateurs se posent, dans un contexte où la Roja prouve que le collectif prime sur les individualités. Les prochains mois, avec les éliminatoires de l'Euro 2028, serviront de laboratoire.
La presse et les supporters partagés
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Si certains défendent Olise en rappelant ses statistiques étincelantes avant la demi-finale, d'autres estiment que Riolo a simplement dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas. Sur les réseaux sociaux, le débat fait rage : « Il n'est pas à la cuisine » est devenu un mème, tandis que les partisans du joueur soulignent son jeune âge (24 ans) et sa marge de progression.
Un avenir à reconstruire
Pour Michael Olise, l'heure est désormais au travail. Transféré au Bayern Munich l'été dernier pour un montant record, il doit encore prouver qu'il peut répondre présent dans les matchs à haute pression. La Coupe du monde 2026, malgré une élimination amère, restera une expérience formatrice. Mais comme le rappelle Riolo, « on ne met pas un joueur à la table des légendes après quelques bons matchs. Il faut d'abord apprendre à cuisiner. »
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