Resident Evil 2026 : une nouvelle adaptation qui mise sur l'horreur pratique
Le 18 septembre 2026, les salles obscures accueilleront le tout nouveau Resident Evil réalisé par Zach Cregger, connu pour Barbarian et Weapons. Porté par Austin Abrams dans le rôle de Bryan, un coursier médical entraîné malgré lui dans une nuit cauchemardesque à Raccoon City, ce film se veut une réinvention originale de la célèbre franchise de jeux vidéo. À quelques jours de sa sortie, les premières projections ont déjà suscité un vif intérêt, notamment pour son approche artisanale des créatures et son équilibre entre effroi et humour noir.
Des monstres conçus par une légende des effets spéciaux
L'une des informations les plus marquantes dévoilées cette semaine concerne le choix artistique de Zach Cregger : privilégier les effets pratiques plutôt que le tout-numérique. Pour cela, il s'est adjoint les services de Shane Mahan, superviseur des effets spéciaux chez Legacy Effects, dont le CV inclut Aliens, Terminator 2, Godzilla: King of the Monsters ou encore The Shape of Water. Dans une interview accordée à Bloody Disgusting, Cregger explique : « Il fallait qu'on ait des choses originales dans ce film. On ne veut pas aller au cinéma et voir tout ce qu'on a déjà vu. C'était vraiment amusant d'inventer de nouvelles créatures qui s'intègrent dans l'univers du virus T et de Resident Evil, mais qui soient inédites. Et Shane est tout simplement un génie. »
Parmi les créations de Mahan, une marionnette de près d'une tonne (2 000 livres, soit environ 900 kilos) nécessitant quatre opérateurs a été expédiée en pièces détachées jusqu'à Prague, où le tournage a eu lieu. « C'était un régal parce qu'on joue avec la chose ; ce n'est pas une balle de tennis au bout d'un bâton qu'il faut imaginer. C'est elle. Même pour certains éléments qui ont fini en VFX, Shane a construit la version pratique, et on l'a filmée ainsi. Ensuite, on utilisait les effets visuels pour aider à l'animation. Cela donne à tout un aspect tactile, réel, parfaitement intégré à l'espace », détaille le réalisateur. Austin Abrams, qui incarne le protagoniste, ajoute : « C'est une différence énorme. »
Un aperçu prometteur et des prévisions optimistes
Alors que la sortie approche, les paris vont bon train sur la note Rotten Tomatoes que obtiendra le film. Selon les traders de la plateforme Kalshi, la prévision s'établit à 82 % de critiques positives, un score « Fresh » qui témoigne d'un certain optimisme. L'embargo presse doit être levé ce mercredi 16 septembre, ce qui permettra d'avoir les premières véritables critiques. En attendant, des projections de portions du film (les 30 premières minutes) ont été organisées pour la presse et certains fans, suscitant des retours enthousiastes.
Kyle Anderson, de Nerdist, a écrit que les 18 minutes diffusées « ont filé à toute vitesse, excitantes et effrayantes, avec les bits de dread requis. C'était beaucoup plus drôle que ce à quoi je m'attendais, mais cela cadrait avec le travail de Cregger. » JimmyO de JoBlo.com a salué la performance d'Austin Abrams, le qualifiant de « drôle, ancré » et immédiatement attachant, et a estimé que le film pourrait enfin prouver qu'une grande adaptation de jeu vidéo d'horreur est possible : « Il frappe cet équilibre rare et tranchant entre rires, frissons et pure atmosphère. L'une des meilleures mises en place de film d'horreur que j'ai vues depuis longtemps. »
Un contexte de franchise et de promesses tenues
Une histoire originale dans l'univers du virus T
Ce nouveau Resident Evil n'est pas une adaptation directe d'un épisode précis. Il s'agit d'une histoire inédite se déroulant pendant l'épidémie initiale à Raccoon City, causée par la société Umbrella. Le personnage principal, Bryan, est un coursier médical qui accepte une mission de dernière minute pour transporter un colis à Raccoon City. Il découvre alors que la ville est envahie de zombies et se retrouve mêlé à un complot impliquant une corporation sinistre. Cregger a déclaré à CinemaCon vouloir « raconter une histoire qui semble authentique à l'expérience que l'on vit en jouant aux jeux », sans être totalement esclave du lore. Il a également révélé avoir réduit la comédie après des projections test, les spectateurs ayant trouvé le film « trop drôle ». Il a donc supprimé autant de blagues que possible, ce qui a renforcé l'appréciation du public et la sienne.
L'héritage des infections dans Resident Evil
Le film devrait mettre en avant le virus prototype (ou souche P), selon un guide de JustWatch consacré aux infections de la franchise. Ce virus, injecté à Albert Wesker dans les jeux, confère des capacités surhumaines sans tuer l'hôte si ses gènes sont compatibles. Dans le contexte du film, il pourrait être au cœur de l'intrigue. Plus largement, l'univers de Resident Evil distingue plusieurs agents pathogènes : le virus Progenitor, le t-Virus (avec ses souches α, β, ε), le t-Veronica, le virus G, etc. Chacun a ses spécificités et a donné lieu à des créatures emblématiques comme les Cerberus, les Hunters, les Tyrants, ou les Lickers. Ce nouvel opus devrait donc puiser dans cette riche mythologie pour proposer des monstres inédits tout en restant fidèle à l'esprit de la série.
Un tournant pour les adaptations de jeux vidéo ?
Avec ce Resident Evil 2026, Zach Cregger semble vouloir insuffler un nouveau souffle au genre. L'utilisation d'effets pratiques massifs, la volonté de créer des créatures originales et l'attention portée à l'atmosphère rappellent les meilleures productions horrifiques. Si les prévisions de Rotten Tomatoes se confirment, le film pourrait non seulement satisfaire les fans de la première heure, mais aussi convaincre un public plus large, à l'image de ce que The Last of Us a réalisé pour les adaptations de jeux en série télévisée. Reste à voir si le bouche-à-oreille suivra dès la sortie en salles le 18 septembre. Une chose est sûre : les amateurs de frissons et les nostalgiques de la franchise ont rendez-vous.
Source : Bloody Disgusting, Kalshi, That Shelf, JustWatch.
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