RC Lens : après 120 ans d'attente, les Sang et Or décrochent enfin la Coupe de France

Le RC Lens Féminin, Nouveau Né Ambitieux'Équipe

Une finale historique au Stade de France

Le 22 mai 2026 restera à jamais gravé dans la mémoire des supporters lensois. Ce soir-là, au Stade de France, le Racing Club de Lens a disputé la première finale de Coupe de France de son histoire longue de 120 ans. Face à l'OGC Nice, les Sang et Or ont réalisé l'exploit tant attendu en s'imposant au terme d'un match maîtrisé, écrit notamment par une masterclass de Florian Thauvin, selon les comptes rendus de la presse sportive.

Dès le coup de sifflet final, l'explosion de joie a été totale. Les 50 000 supporters lensois présents dans l'enceinte dionysienne ont entonné en chœur "Les Corons" de Pierre Bachelet, cet hymne devenu culte qui raconte le quotidien des mineurs du Pas-de-Calais. Comme le rapporte Franceinfo, les paroles résonnent particulièrement dans cette région où l'histoire du club est intimement liée à celle de la mine et de ses travailleurs.

Lens en fête : une marée sang et or dans les rues

Le lendemain, samedi 23 mai, la ville de Lens s'est réveillée en chantant. Les rues se sont rapidement remplies d'une foule joyeuse, fière et déterminée à célébrer comme il se doit ce premier trophée national. Franceinfo décrit une "folie" qui a saisi la cité minière : de Bollaert aux artères principales, toute la ville a laissé exploser sa joie dans une ambiance populaire et authentique, loin des célébrations parfois aseptisées des grands clubs.

Les témoignages recueillis sur place montrent une communion unique. Des familles entières, des enfants aux grands-parents, ont envahi les rues, drapés des couleurs sang et or. Une ferveur qui puise ses racines dans une histoire ouvrière et solidaire, comme l'expliquait un supporter à Franceinfo : "Les Corons, c'est notre histoire, c'est plus que des frissons, des fois ce sont des larmes."

Un club, une région, une identité : 120 ans d'histoire

Fondé en 1906, le RC Lens a toujours été bien plus qu'un simple club de football. Il incarne l'âme du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, une région marquée par le travail de la mine, la solidarité et une culture populaire souvent comparée à celle des clubs britanniques. Comme le souligne un reportage de France 2 diffusé le 22 mai, les supporters lensois sont "plus connus que leurs propres joueurs" et sont devenus "cultes" au fil des décennies.

Cette culture unique se vit notamment au stade Bollaert-Delelis, véritable deuxième maison pour des milliers de fidèles. Muriel Beaurepaire, qui tient un bar en face du stade depuis 47 ans, raconte suivre le Racing depuis l'âge de trois ans. Fille et petite-fille de mineur, elle incarne cette transmission générationnelle qui fait la force du club. La finale de Coupe de France a ainsi été l'occasion pour toute une région de se retrouver et de célébrer une identité longtemps marginalisée.

Les répercussions d'un triomphe attendu depuis des générations

Au-delà de la simple performance sportive, cette victoire en Coupe de France marque un tournant pour le RC Lens. Elle consacre un club qui a su, ces dernières années, se reconstruire et rivaliser avec les cadors du football français, sans jamais renier ses racines. La fête populaire qui a suivi la finale a montré au pays entier la puissance émotionnelle de ce club pas comme les autres.

Pendant que Lens célébrait son exploit, d'autres actualités sportives animaient le week-end, notamment à Roland-Garros où le Français Droguet défiait Mensik (lien vers l'article) ou encore le forfait d'Alcaraz qui faisait de Zverev un favori (lien vers l'article). Mais pour les 50 000 supporters lensois descendus à Paris, le monde s'arrêtait ce soir-là : la Coupe de France rentrait enfin à la maison.

Ce triomphe, attendu depuis 120 ans, pourrait bien marquer le début d'une nouvelle ère pour le RC Lens. Si le club confirme sa place dans l'élite, il pourrait attirer de nouveaux talents et renforcer son attractivité, tout en conservant cette âme ouvrière qui fait son charme unique. Une chose est sûre : les Sang et Or ne sont pas près d'oublier ce printemps 2026.

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